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Dans l'impasse, Ferrari veut garder le cap : "L'inquiétude ne doit pas nous gagner"

Dans l'impasse, Ferrari veut garder le cap : "L'inquiétude ne doit pas nous gagner"

Le 13/05/2019 à 12:38Mis à jour Le 13/05/2019 à 12:54

GRAND PRIX D'ESPAGNE - Plus rien ne va chez Ferrari. En pleine crise de résultats et de performances, l'écurie italienne, incapable de placer Vettel ou Leclerc sur le podium, dimanche, en Espagne, reste toutefois confiante pour la suite de la saison.

"C'est un week-end décevant. On aurait aimé être plus rapides que ça", a expliqué l'Allemand après la course. Quatrième à l'arrivée, il estime avoir obtenu "le meilleur résultat possible"... C'est dire. Contraint à laisser passer son coéquipier en début de relais, le quadruple champion du monde assure n'avoir eu "aucun problème" à le faire. "Nous allons en parler en interne. Au début, il était clair que Charles était plus rapide. Il mettait de plus en plus de pression sur moi et j’ai été heureux de le laisser passer", a-t-il expliqué. Ensuite, c'est lui qui a (re)passé Leclerc.

"Situations difficiles"

"Durant le deuxième relais, ensuite, je ne savais pas que nous étions sur des stratégies différentes, et ce pendant un long moment. Mais il était clair qu’il fallait que je passe, que j’étais bien plus rapide", assure Vettel. De son côté, le Monégasque parle lui de "situations difficiles" concernant la gestion des pilotes pour les écuries. "Ce n'était pas un week-end facile pour nous, mais on a deux jours de test et on va chercher à mieux comprendre cette situation", poursuit Leclerc, pas forcément fataliste.

Le dépassement de Charles Leclerc (Ferrari) sur Sebastian Vettel (Ferrari) lors du GP d'Espagne 2019

Le dépassement de Charles Leclerc (Ferrari) sur Sebastian Vettel (Ferrari) lors du GP d'Espagne 2019Getty Images

Pointé du doigt par les tifosi, Mattia Binotto, le team principal de Ferrari, parle lui d'une défaite "difficile". "On regarde vers l'avant avec l'envie de progresser. On avait amené des mises à jours aérodynamiques et moteur, elles ont fonctionné mais cela n'a pas a été suffisant. On doit analyser nos problèmes car nous n'avons pas encore eu de réponses précises de ce qui est notre limite. L'inquiétude ne doit pas nous gagner", affirme l'Italien. Et pour la stratégie de course, il ne regrette rien.

"On a décidé d'intervertir nos deux pilotes au bon moment. Ce n'est pas facile de décider, il faut le faire au bon moment", confie Binotto. Dos au mur, lui et son équipe sont désormais appelés à réagir dès le prochain Grand Prix à Monaco. Au risque de voir (déjà) s'envoler tout espoir de titre mondial.