Ce n'est pas le résultat qu'avait laissé espérer la séance de qualification mais la Scuderia s'en satisfait grandement. Partis respectivement des quatrième et huitième emplacements de la grille de départ de Grand Prix de Bahreïn - une double première en Q3 depuis le Grand Prix de Grande-Bretagne 2020 - , Charles Leclerc et son nouveau coéquipier Carlos Sainz ont rallié l'arrivée en sixième et huitième positions dimanche, sur le circuit de Sakhir.
Le film de la course
Pour bien comprendre cette façon de relativiser cette perte de deux places du pilote monégasque, il faut considérer le chemin parcouru par la Scuderia cet hiver pour mettre en piste une SF21 qui ne peine plus comme sa médiocre devancière SF1000 à entrer en Q3 et finir dans le Top 10.
Grand Prix de Bahreïn
"La pression était immense" : Hamilton vainqueur d'un duel intense pour un chef-d'oeuvre tactique
28/03/2021 À 19:52
Avec Mercedes, finalement première avec Lewis Hamilton et troisième avec Valtteri Bottas, et Red Bull, deuxième avec Max Verstappen et cinquième avec Sergio Pérez, la maison italienne était consciente de viser des accessits ; et même de la difficulté de maintenir ses positions en course après avoir choisi de partir en pneus "tendre" pour les 57 tours - ramenés à 56 - de la première manche du Mondial. Car ces Pirelli cerclés de rouge, personne n'en voulait.
Parmi les adversaires difficiles à contenir avec les "medium", il y avaient les McLaren de Lando Norris et Daniel Ricciardo. Le jeune Britannique a doublé Charles Leclerc pour finir cinquième, et l'Australie, transfuge de Renault, a fini septième, devant Carlos Sainz.

"Plutôt content de ma course"

Ferrari a rappelé qu'elle avait gagné ce "concours particulier" pour être le meilleur des autres samedi, que la situation a changé dimanche mais que "les écarts sont restés très petits". "En faisant une comparaison la course sur cette même piste il y a quatre mois, le progrès est évident à voir, relatif avec nos plus proches rivaux, et assez conséquent par rapport à ceux devant", expose la marque émilienne. Effectivement, Charles Leclerc a fini à 59 secondes de Lewis Hamilton et Carlos Sainz à 67 secondes. Ce qui fait dire à l'écurie de Maranello qu'il "reste un long chemin à parcourir."
"C'est un bon début et une bonne sensation, et je suis plutôt content de ma course, a jugé Leclerc. Je ne peux être extrêmement satisfait de finir P6, mais il faut se rendre compte d'où nous étions l'année dernière. Il est clair que nous avons fait de gros progrès."
"Je pris un très bon départ, a noté le natif de Monte-Carlo, qui a de suite débordé Valtteri Bottas pour la troisième place, derrière Max Verstappen et Lewis Hamilton. J'ai assez bien géré mes pneus dans le premier relais. Il leur restait probablement encore un peu à donner mais nous devions stopper pour essayer de pousser les autres à développer des stratégies différentes, ce qui était la bonne chose à faire. Mais ça nous a peut-être coûté du rythme en fin de course."
Doublé par Lando Norris (McLaren) au 9e tour après une belle passe d'armes, Charles Leclerc a en fait précipité les événements au stand au 13e tour en rentrant en même temps que l'Anglais pour éviter un undercut de Daniel Ricciardo, sur l'autre McLaren.

"J'étais curieux de voir comment la voiture réagirait dans les turbulences"

Leclerc a ensuite pu contenir le retour de Sergio Pérez (Red Bull), parti des stands à la suite d'un ennui technique dans le tour de formation, et sur trois arrêts.
De son côté, Carlos Sainz a fini à sa place de départ, Pierre Gasly (AlphaTauri) ayant cédé sa place devant lui à "Checo". "Il était très important pour moi de boucler tous les tours pour commencer à me construire une expérience avec la voiture. C'est peut-être la raison pour laquelle je n'ai pas pris trop de risques, et ça m'a coûté deux places", a expliqué l'Espagnol. Il aurait quand même pu tout perdre au sixième tour en s'appuyant sur le ponton de la Mercedes de Valtteri Bottas. Et n'a rien lâché dans les roues de son compatriote et ami, Fernando Alonso (Alpine), qu'il a passé au 21e tour en même temps que Sebastian Vettel (Aston Martin).
"J'étais curieux de voir comment la voiture réagirait dans les turbulences et je savais que je pourrai me battre une fois le rythme retrouvé, a-t-il ajouté. Une fois la course un peu décantée, j'ai commencé à attaquer tour après tour et nous avons montré un gros rythme en 'medium' et surtout en 'dur" dans le dernier relais, avec de bons dépassements."
"C'était une course intense, la première des 23 courses et la saison va être longue, a prévenu Mattia Binotto, le directeur technique et directeur d'équipe. Il va falloir prendre chacune comme elle vient, en travaillant calmement et avec détermination, comme nous l'avons fait ce week-end. En course, nous avons eu un peu plus de mal qu'en qualification mais nous avons enregistré plein de données utiles pour progresser. Notre attention se tourne désormais vers le prochain round, à Imola, qui est comme Monza, une course pour nous à domicile."
Grand Prix de Hongrie
Vettel disqualifié, Hamilton récupère la deuxième place
01/08/2021 À 20:21
Grand Prix de Hongrie
De son départ forcé de Force India à sa première victoire avec Alpine : le phénix Esteban Ocon
01/08/2021 À 19:55