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Bonus-malus : La totale pour Ferrari, le fiasco de Red Bull, le miracle Mercedes
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Publié 21/03/2022 à 01:15 GMT+1
GRAND PRIX DE BAHREÏN - Charles Leclerc et Carlos Sainz ont redoré le blason de Ferrari en signant un doublé, dimanche à Sakhir. Tout ça en dominant les Red Bull de Max Verstappen et Sergio Pérez avant leurs coups d'arrêt fatals. De quoi sortir les Mercedes de Lewis Hamilton et George Russell de l'anonymat et faire passer Kevin Magnussen (Haas) pour un héros !
Mercedes, Red Bull, Ferrari ? Notre classement des meilleurs duos de pilotes 2022
Video credit: Eurosport
La note : 4/5
Une nouvelle affiche Leclerc vs Verstappen, un règlement qui a montré son bien-fondé avec les passes d'armes haletantes des 17e, 18e et 19e tour, une règle plus claire en matière de limites de piste : du spectacle sans les polémiques !
Le vainqueur : Charles Leclerc (Ferrari)
Le patron, c'est lui ! Trois tours de suite, il a rendu la monnaie de sa pièce à Max Verstappen en le repassant au virage n°4, à l'extérieur puis à l'intérieur, avant de le faire craquer à la sortie du n°1. Il aurait pu payer cher le choix de son équipe de ne pas couvrir le risque de neutralisation lorsque le Néerlandais est rentré une troisième fois, mais la courte période de voiture de sécurité virtuelle lui a été profitable.
Solide au restart, il a mis fin à 45 Grands Prix sans victoire de Ferrari, et signé son premier "hat trick" en carrière, en combinant pole position, victoire et meilleur tour. Leader du Championnat du monde pour la première fois, il s'est aussi mis dans la peau du n°1 dans son équipe. "Tu as lutté comme personne, tu es un grand champion !", lui a dit Mattia Binotto, à l'arrivée.
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Leclerc : "Signer un doublé avec l'équipe, c'est absolument incroyable"
Video credit: Eurosport
Le Battu : Carlos Sainz (Ferrari)
Il a un matériel identique au Monégasque et ne sait pour l'heure pas en faire le même usage, sur le tour qualificatif comme en course, où il a très vite décroché et roulé en couverture. La donne a totalement changé pour le cinquième meilleur pilote du Mondial 2021, qui semble être le grand perdant de la refonte du règlement technique. "Ce fut probablement l'une de mes courses les plus difficiles chez Ferrari, a-t-il dit. Je ne me sentais pas à l'aise dans la voiture et nous devons comprendre pourquoi."
Les K-O debout : Max Verstappen et Sergio Pérez
Les pilotes de Red Bull ont perdu leurs deuxième et quatrième places dans les trois derniers tours. "On suspecte que les casses soient liées et ça peut être dû au système d'alimentation en essence", a avancé leur patron Christian Horner.
La fiabilité est à travailler, la vitesse aussi. "Super Max" n'avait pas de quoi lutter contre la Ferrari de Charles Leclerc. Ce qui l'a passement énervé, à en juger par son commentaire cinglant sur la gestion des retours en piste. "Ça fait deux fois que vous me demandez d'y aller tranquille dans le tour de retour en piste et que j'aurais pu prendre la tête. Je ne le ferai plus jamais !", a-t-il pesté à la radio. Du pur Verstappen. En se faisant plaisir, il aurait pu faire l'undercut au leader mais n'aurait pas tardé à le payer au prix fort.
26 points de retard au championnat du monde - déjà - et pas très serein…
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Verstappen : "Ce qui s’est passé aujourd'hui est extrêmement douloureux"
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Les miraculés : Lewis Hamilton et George Russell
Ils visaient P5 et P6, le double abandon des Red Bull leur a offert un improbable bonus. Esseulés en piste en termes de rythme, ils ont testé des stratégies décalées, et LH44 a même passé des "dur" pour constater que ça ne marchait pas. Mais il ne sera pas possible de cacher la misère tous les dimanches. Mine de rien, ça fait 17 courses que Mercedes place une voiture sur le podium, la série la plus longue en cours. La fiabilité est une bonne valeur refuge.
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Lewis Hamilton (Mercedes) au Grand Prix de Bahreïn 2022
Crédit: Getty Images
Le revenant : Kevin Magnussen (Haas)
Il a oublié qu'il était parti en dénigrant la Formule 1 et Günther Steiner a eu un sacré flair en le rappelant, pour plusieurs années. P7 sur la grille, P5 devant le drapeau à damier, ça n'a rien d'un hasard ! "La folie continue", a-t-il réagi. Et Gene Haas peut se féliciter de ce choix du sport contre la puissance de l'argent. Son équipe est sur le podium du championnat du monde Constructeurs et il a de grandes chances de récupérer sa mise en fin d'année lors de la redistribution des bénéfices de la F1.
La catastrophe : McLaren
Trois dernières journées de tests plombées par des problèmes de surchauffe des freins, un pilote (Daniel Ricciardo) empêché de rouler suite à un test positif au Covid, l'équipe anglaise n'était tout simplement pas prête. Et mal inspirée. Départ des MCL36 en "medium" au milieu d'adversaires en "tendre", Lando Norris embarqué sur un seul arrêt avant de rétropédaler, Woking a fait des choix hasardeux et punitifs. "Ça peut paraître simpliste, mais l'objectif était de faire la distance de course pour se forger des connaissances sur la voiture", a expliqué Daniel Ricciardo, 14e, une place devant son coéquipier.
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Lando Norris (McLaren) au Grand Prix de Bahreïn 2022
Crédit: Getty Images
Le bonus : Alfa Romeo
On croyait Valtteri Bottas encore parti pour sombrer après la perte de 8 places dans le premier tour. Le Finlandais signe son entrée chez Alfa Romeo avec une sixième place. Et Guanyu Zhou, premier Chinois, avec le point de la dixième place !
Le malus : Mick Schumacher (Haas)
L'Allemand avait déjà souffert de la comparaison avec Kevin Magnussen en qualification en échouant en Q2 (12e), cinq places derrière le Danois. Le tête-à-queue que lui a imposé Esteban Ocon (Alpine) dès le première tour explique-t-il à lui seul qu'il n'a pas montrer le potentiel de sa VF-22 ? "Je ne sais pas quels étaient les dégâts sur la voiture, mais elle n'était pas géniale après", a-t-il justifié. Onzième, c'est sûrement mal payé, mais le fils de Michael tarde à se faire un prénom.
Le tweet
La stat maudite
Charles Leclerc (Ferrari) saura-t-il faire mentir la série en cours ? Depuis 2017, le vainqueur de la manche d'ouverture du Championnat du monde n'a pas été champion du monde en fin de saison.
La déclaration : Charles Leclerc (Ferrari)
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