Le rouge est remis, pour de bon ! Dimanche à Sakhir, Ferrari s'est réinventé un avenir en signant avec Charles Leclerc et Carlos Sainz un formidable doublé, son premier depuis le Grand Prix de Singapour 2019. C'est une vraie renaissance après deux années pénibles pour la Scuderia qui avait tout misé sur les changements techniques de 2022 pour regagner du crédit auprès des innombrables fans auxquels elle avait demandé d'être encore patiente, en plein marasme et sevré de titre mondial depuis 2007 chez les pilotes et 2008 chez les conctructeurs.
Le film de la course
Au bout d'un week-end parfaitement maîtrisé, puisque Charles Leclerc avait signé la pole position samedi, assortie de la troisième place de Carlos Sainz sur la grille, l'écurie transalpine a retrouvé le fil de son histoire et de son palmarès le plus fourni, orné de 15 titres Pilotes et 16 titres Constructeurs.
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Un mano a mano de trois tours

Dans la nuit de Sakhir, les pilotes de Maranello ont signé un doublé régénérant et assez chanceux car c'est un coup de théâtre, l'abandon technique de Max Verstappen (Red Bull), qui a offert la deuxième place à Carlos Sainz.
Pendant 55 des 57 tours de la première manche du Mondial 2022, Charles Leclerc a tenu en respect le champion du monde en titre, et a eu le dernier mot au bout d'une bataille féroce, rythmée par des dépassements flamboyants permis par la nouvelle réglementation, instaurée pour permettre à une voiture de moins souffrir dans le sillage d'une auto qu'elle veut dépasser.
Trois tours resteront dans l'histoire de cette course haletante. Au 17e et 18e passages, Max Verstappen a ravi la première place à "Charlot" au freinage du virage n°1, et le Monégasque la lui a reprise au n°4, la première fois à l'extérieur, la deuxième fois à l'intérieur. Puis, fragilisé par un blocage de roues, le Néerlandais a ouvert la porte au 19e passage.
Solide en tête, Charles Leclerc s'est détaché avant de voir son avance réduite à néant par l'intervention de la voiture de sécurité suite à l'incendie de l'AlphaTauri de Pierre Gasly, au 47e tour.

Le plus malin avec le DRS

"Je me répète peut-être, mais les deux années ont été si difficiles pour l'équipe, a répondu le vainqueur, n°1 du Mondial pour la première fois. On savait que ce changement de règlement allait être une grande opportunité pour l'équipe. Les gens à l'usine ont fait un travail incroyable. Pole position, victoire, meilleur tour, le doublé avec Carlos, on ne pouvait espérer mieux. Merci à tous ceux qui nous ont soutenu ces deux dernières années."
Imperturbable dans la bagarre face à un Max Verstappen nerveux car en proie à différents problèmes à bord de sa RB18, Charles Leclerc avait une stratégie précise pour gagner le mano a mano. "J'ai essayé d'être le plus malin possible en utilisant le DRS, a-t-il expliqué. J'essayais de freiner tôt au virage n°1 pour être juste derrière lui dans la zone de détection. Cela a plutôt bien marché : j'ai pu récupérer ma première place. Je suis incroyablement heureux qu'on ait pu réussir à faire ça !"
Et comme s'il n'avait pas eu sa dose d'émotions, l'abandon de son ami Pierre Gasly a failli tout faire capoter. Mais heureusement, l'instauration de la voiture de sécurité virtuelle, avant la réelle, lui a permis de passer au stand pour chauffer des gommes "tendre" et contrer le Batave qui venait juste de le faire. "J'espérais que la voiture de sécurité n'entrerait pas en piste, mais j'ai eu un très bon restart. J'ai bien géré jusqu'à la fin", a-t-il épilogué.

"C'est bon pour Ferrari"

Avec le point bonus de meilleur tour en course, il a donc fait le plein avec 26 points, contre 18 pour son coéquipier, Carlos Sainz, qui comme aux essais a reconnu sa supériorité. "Premièrement, je veux féliciter Charles, s'est exclamé l'Espagnol. On met deux voitures au top. Ferrari est vraiment de retour ! Je n'avais pas le rythme aujourd'hui mais j'ai réussi à assurer le doublé."
Et de détailler lui aussi sa course, moins mouvementée quand même puisqu'il n'a eu qu'à surveiller Sergio Pérez (Red Bull) derrière lui, le Mexicain qui a fini par abandonner également. "Je vais me reposer ces prochains jours pour revenir plus fort, a-t-il dit. Au restart, je savais que j'avais une bonne chance de dépasser Max et j'ai vu derrière sa voiture des lumières flasher. Je me suis dit 'C'est ma chance'. Il aurait mérité de terminer deuxième. J'ai pu l'attaquer. Je sais qu'il a dû abandonner, c'est comme ça et c'est bon pour Ferrari."
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