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Ocon à Pérez : "Je vais aller lui parler, d'homme à homme"

Ocon à Pérez : "Je vais aller lui parler, d'homme à homme"

Le 27/08/2017 à 16:26Mis à jour Le 27/08/2017 à 19:42

GRAND PRIX DE BELGIQUE - Esteban Ocon a jugé le second clash avec Sergio Pérez inacceptable, dimanche à Spa. A l'arrivée, Otmar Szafnauer, responsable de la compétition chez Force India, a indiqué que les deux pilotes n'étaient plus autorisés à se battre.

La rivalité chez Force India a atteint un point de non-retour, dimanche à Spa-Francorchamps. Sergio Pérez était entré une première fois en contact avec son coéquipier Esteban Ocon dans la descente d'Eau rouge juste après le départ, et avait eu le bénéfice du doute : pris en sandwich entre Nico Hülkenberg (Renault) et le Français, il avait cherché à se dégager. Et pas forcément à serrer avec force étincelles le Normand contre le mur.

Mais au 30e des 44 tours, l'explication a été beaucoup plus musclée et pour toute dire dangereuse. Attaqué à la sortie de l'épingle après le restart, le Mexicain a cherché à dissuader le Tricolore de passer en sortant de la trajectoire normale pour obliquer vers la droite. Sans décourager son adversaire, qui a maintenu sa position au plus près afin de garder toutes ses chances de lui faire l'aspiration dans la montée.

"Je ne sais pas s'il veut mourir ou quoi que ce soit"

Mais l'action n'est pas allée jusque-là... Trop proches, les bolides sont entrés en contact avec quelques dégâts à la clé : crevaison à l'arrière droite pour "Checo", bout d'aileron avant gauche arraché pour Ocon. Et pas mal de points envolés…

A l'arrivée, Esteban Ocon, neuvième, a jugé la situation inacceptable. "C'est risquer nos vies pour rien. Il a risqué la mienne là, à 300 km/h dans Eau Rouge", a-t-il dit au micro de la chaîne Channel 4. "Ça c'est la première chose. La seconde est que nous avons perdu un paquet de points. Il est supposé être un professionnel, aujourd'hui il ne l'a pas montré. Il a fait ça avec ses autres coéquipiers, je ne sais pas pourquoi il le fait avec moi."

"Je vais aller lui parler, d'homme à homme et lui dire les choses en face. Il va avoir un enfant. Je ne sais pas s'il veut mourir ou quoi que ce soit. C'est tout simplement ridicule."

Dans tout ça, le Français a bien fait la différence entre le premier et le second clash. "J'accepte le premier", a-t-il dit. "Nous étions à trois de front, peut-être ne m'a-t-il pas vu - même si je pense qu'il m'a vu." Concernant le second accrochage, c'est clair pour lui : "Bien sûr qu'il savait que j'étais là."

"Nous ne les laisserons plus le faire"

Incapable de contenir une escalade qui avait débuté au Grand Prix d'Azerbaïdjan par un coup de roue de Sergio Pérez auquel Esteban Ocon avait répondu en le plaquant contre le mur, l'écurie indienne n'a pas tardé à réagir.

"Jusqu'à aujourd'hui, nous les avions laissés se battre, mais s'ils ne sont pas capables de le faire d'une façon qui ne nuit pas à l'équipe, nous ne les laisserons plus le faire", a déclaré Otmar Szafnauer, le responsable de la compétition, au micro de la chaîne Sky Sports.

"A l'avenir, ils n'auront plus cette opportunité. Si nous finissons malgré tout à la quatrième place au championnat des constructeurs, cela ne nous aura rien coûté mais nous perdons malgré tout des points. Nous allons devoir prendre les choses en main à présent."

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