Lewis Hamilton repart de Spa-Francorchamps avec une 89e victoire - sa 22e menée de bout en bout - et 47 points d'avance au Championnat du monde sur son plus proche rival, Max Verstappen (Red Bull). Pour le Britannique, tout semble s'être bien déroulé dimanche lors du Grand Prix de Belgique, à quelques détails près, qu'il a jugés d'importance.

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"Ça n'a pas été la course la plus facile que j'ai faite, j'ai eu plusieurs blocages au virage n°5 (Les Combes) car les pneus perdaient de la température, a-t-il insisté. Ça m'a occasionné des vibrations. C'était dur de composer avec, il fallait un peu calmer le jeu. J'étais assez nerveux à l'idée de revivre le scenario de Silverstone, mais apparemment le pneu est en bon état", a-t-il constaté, à l'arrivée. On s'en souvient, il avait gagné le Grand Prix de Grande-Bretagne en finissant sur trois roues, suite à une crevaison.

Dimanche, il a aussi cru se faire piéger par un mauvais passage à La source, comme cela avait pu lui arriver par le passé. Et si la W11 était plus efficace que la W10 de l'an passé, il a eu du mal à négocier la première difficulté de l'épreuve. "Ce départ est un cauchemar ici, quelle que soit la qualité de votre départ au n°1, a attesté le sextuple champion du monde. J'ai pris un gros survirage à la sortie et (sans ça) j'aurais pu avoir une longueur de voiture. C'était mon erreur, mais en haut du raidillon j'ai réussi à garder mon avantage (sur Bottas). Il n'a pas eu assez de temps pour se rapprocher de moi."

Virage n°5, fin du suspense

A l'arrivée, Max Verstappen (Red Bull), solitaire troisième, n'a pas manqué de souligner son ennui. Lewis Hamilton lui a répondu qu'il était conscient de cela, tout en assurant ne rien faire pour que ça change. Question d'état d'esprit. "Je sais que ce n'ai pas forcément ce que les gens veulent voir à chaque course - des Mercedes devant, a-t-il reconnu. Cependant, il y a une super mentalité à l'usine, personne de se réjouit très longtemps après un résultat, et chacun cherche des améliorations pour la course suivant. Peu importe le nombre de nos succès, il faut continuer de travailler tête baissée. Nous continuons d'apprendre sur nous-mêmes, la voiture, comment se développer. J'ai 35 ans, bientôt 36, je me sens mieux que jamais, toujours curieux de continuer à progresser."

Après une qualification décevante, bouclée à 0"511 du temps de la pole position de Lewis Hamilton, Valtteri Bottas avait clamé que le deuxième ou troisième emplacement sur la grille de départ restait une bonne position dans l'optique de faire l'aspiration dans la montée vers Les Combes (le virage n°5) pour doubler. S'il a correctement démarré, le Finlandais a constaté dès la descente d'Eau rouge qu'il était trop loin de la W11 n°44 pour lui faire peur.

Bottas n'a pas eu le droit à plus de puissance pour attaquer Hamilton

"Le départ aurait pu être une grosse opportunité mais il a été trop rapide à la sortie du virage n°1 et je n'ai pu le rattraper dans la ligne droite jusqu'au n°5, a concédé le pilote de la Flèche noire n°77. On avait la même voiture et Lewis a bien roulé."

Dès lors, il a entamé une course de suiveur, à une seconde de son leader, et bientôt deux, ce qui l'a incité dès le septième des 44 tours à demander la permission d'utiliser le boost de puissance pour renter dans la seconde DRS de son coéquipier. L'équipe l'a surpris en lui rétorquant que ça ne se faisait pas entre coéquipier. "Honnêtement, je ne savais pas qu'on n'avait pas le droit de s'attaquer", a confirmé le Nordique à l'arrivée. Il en a également fait la remarque à la radio lorsqu'il a reçu la consigne.

"Nous laissons nos pilotes se battre, a confirmé Toto Wolff, le directeur d'équipe. Nous avions discuté que nous avions qu'on nombre limité d'opportunités de dépassement et que nous ne voulions pas les utiliser l'un contre l'autre car nous pourrions en avoir besoin contre nos rivaux, comme Max [Verstappen]. Nous nous sommes peut-être mal compris là-dessus."

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