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GP de Belgique - Bonus-malus : Verstappen (Red Bull) torpille Leclerc (Ferrari), Ocon (Alpine) voit double
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Publié 28/08/2022 à 22:45 GMT+2
GRAND PRIX DE BELGIQUE - Max Verstappen (Red Bull) en lévitation qui fait courir Charles Leclerc (Ferrari) à sa perte, deux fois, c'est l'incroyable scénario qu'a proposé la 14e course de la saison, dimanche à Spa. Impérial, le Néerlandais s'envole au championnat. D'autres ont aussi assuré les rebondissements comme Lewis Hamilton (Mercedes). Ou le spectacle comme Esteban Ocon (Alpine)...
Spa 2022, "la plus grosse masterclass de Verstappen depuis ses débuts"
Video credit: Eurosport
Le vainqueur : Max Verstappen (Red Bull)
Vu la peine que s'étaient donné Carlos Sainz (Ferrari) et Sergio Pérez (Red Bull) en qualification, le Néerlandais déchu de la pole nourrissait l'ambition polie de finir sur le podium, mais on le soupçonnait capable de beaucoup mieux... Il a gagné 6 places dans le premier tour, aidé par Pierre Gasly, parti des stand, et Lewis Hamilton en rade. Le reste fut une séquence de jeu vidéo de 12 tours : des dépassements à la chaîne, sans se poser de question.
Ricciardo (McLaren), Albon (Williams) et sa grosse Vmax, les vétérans Vettel (Aston Martin) et Alonso (Alpine), puis Russell (Mercedes), Sainz et enfin l'aimable Pérez. Voilà pour cette nouvelle déferlante, la deuxième de suite après le Hungaroring. Mais tout ça n'aurait pu être possible sans une préparation top class de la RB18 n°1. Car n'importe quel pilote vous le dira : régler une monoplace est le travail le plus difficile, la piloter est le plus facile.
Chez Red Bull, Helmut Marko a insisté sur sa confiance et la facilité déconcertante du champion du monde en ce moment. A Spa, Verstappen était "dans la zone", au-dessus du lot, et Sergio Pérez en sait quelque chose.
9 victoires en 14 courses (plus 2 sprint), 93 points de marge sur son second : pas la peine de s'étaler sur ce rythme de champion. A la fois effrayant et totalement bluffant.
La victime collatérale : Charles Leclerc (Ferrari)
Il méritait de pouvoir défendre ses chances. Il pointait P9 au 1er tour quand tout est parti de travers à cause d'un tear off (une visière détachable) fichée dans l'écope de frein avant droite de sa F1 75. Ce qu'il a payé au 3e tour d'un arrêt au stand, et à la fin par un excès de vitesse dans la pit lane.
"Cinq secondes de pénalité à cause d'un capteur grillé par ce premier problème (le tear off). Une belle journée !", a-t-il ironisé. Rentré pour souffler le meilleur tour à Max Verstappen, il a échoué, perdant deux points au lieu d'en gagner un.
Le pire est que ce fameux tear off a été balancé par le concurrent le précédent. Un certain Max Verstappen, a révélé Mattia Binotto, le patron des Rouges.
Le Monégasque ne veut plus entendre parler de titre mondial. Avec 98 points de retard à huit épreuves de la fin (plus un sprint), ce serait effectivement ridicule.
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Champion du monde de la malchance, "Leclerc a fait son deuil du championnat"
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L'incrédule : Sergio Pérez (Red Bull)
C'est la sixième fois qu'il termine deuxième cette année, la quatrième fois derrière Max Verstappen, et il n'a pas de regret à nourrir car il n'a rien compris. Par le passé, il a parfois avancé qu'il n'avait pas exactement la même voiture que son leader, mais, groggy, il n'a pas songé à abattre cette carte médiatique, dimanche.
"Max était sur une autre planète aujourd'hui et tellement rapide !, a soupiré Checo. Je veux comprendre mon rythme de course et où j'ai perdu sur lui. Je suis conscient de l'écart. J'ai eu un très mauvais départ mais heureusement j'ai pu rectifier le tir. J'ai eu beaucoup de patinage dès que j'ai relâché l'embrayage et je n'ai pas pu obtenir de traction, surtout lorsque je suis passé en deuxième vitesse. Ça m'a fait perdre beaucoup de positions. Mon premier relais n'a pas marché très fort, cela a vraiment fait la différence et déterminé une grande partie de ma course. Je dois être à un meilleur niveau pour Zandvoort et Monza."
L'attaquant : Esteban Ocon (Alpine)
Le Français nous a offert deux double dépassements très inspirés. S'il a piégé en douceur Nicholas Latifi (Williams) et Daniel Ricciardo (McLaren) à la dernière chicane au 17e tour, il a manœuvré avec audace sur Yuki Tsunoda (AlphaTauri) et Sebastian Vettel (Aston Martin), dans la ligne de droite de Kemmel, au 35e tour. Un hommage grandeur nature au trio de Spa 2000, Mika Häkkinen, Michael Schumacher et Ricardo Zonta !
Le gaffeur : Lewis Hamilton (Mercedes)
Il n'est pas souvent dans cette rubrique, mais son attaque du 1er tour, aux Combes, est son plus gros fail depuis longtemps. Dommage que Fernando Alonso (Alpine) l'a traité "d'idiot" car il a platement reconnu son erreur d'appréciation.
14e course de la saison, premier abandon et triste sortie solitaire.
Le bonus : Alpine
La meilleure réponse, c'est sur la piste. En plein imbroglio Oscar Piastri, les Bleus ont infligé un 16-0 à McLaren grâce aux 5e et 7e places de Fernando Alonso et Esteban Ocon. "Lorsque nous exécutons bien nos courses, voilà les résultats que nous sommes en droit d'espérer", a bien résumé l'Espagnol.
Le malus : L'anniversaire de Valtteri Bottas (Mercedes) gâché
Nicholas Latifi (Williams), fallait pas l'inviter…
La décla : Mattia Binotto (Ferrari)
Le directeur d'équipe, à propos du pit stop final de Charles Leclerc :
"Nous avons pris la bonne décision. Il faut être suffisamment courageux quand on veut le maximum. Nous savions que ce serait serré et qu'il pourrait dépasser."
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