Formule 1 I Grand Prix de Belgique I Entre l'ogre Mercedes et Ferrari, et si le titre se décidait à la fiabilité ?
Eurosport sur GoogleSi elle garde la main au championnat, Mercedes a vu son avance sur les Ferrari fondre en trois derniers Grands Prix avant d'aller à Spa. Les flèches d'argent, toujours plus rapides que les Rouges, manquent de fiabilité. À Silverstone, Toto Wolff assumait vouloir "réduire les performances" pour "régler certains problèmes de fiabilité". Histoire que les Ferrari ne se montrent pas trop pressantes.
"Leclerc a fait sauter son plafond de verre"
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À défaut d'enfoncer le clou, au championnat, Toto Wolff s’occupe des portes ouvertes. "Pour finir premier, il faut d'abord finir", rappelait l'homme fort de Mercedes après le Grand Prix de Silverstone, dimanche 5 juillet. Là, l'Autrichien avait déploré un nouveau coup dur pour son protégé et leader du championnat, Kimi Antonelli, privé d'une lutte pour la victoire avec les Ferrari de Charles Leclerc, vainqueur, et Lewis Hamilton, 3e. Au 41e tour, alors qu'il fondait sur la tête de course, l'Italien a averti son équipe à la radio : quelque chose s'était cassé, à l'avant. Les choses allaient (encore) se compliquer.
"Il y a quelque chose de fondamental qui s'est brisé", décrivait Antonelli à l'arrivée, piteux 15ᵉ, trahi par sa mécanique, après avoir remporté la course sprint la veille. "Il semble que ce soit un conduit de refroidissement des freins, entonnait à son tour Wolff. Quelque chose s'est coincé. (...) Nous devons ramener la voiture entière à l'usine afin de la démonter à nouveau pour comprendre précisément où cela s'est produit, comment cela s'est produit et pourquoi les conséquences ont été si graves, au point que la roue n'a plus été en mesure de tourner."
Hamilton à 32 points d'Antonelli
Une deuxième fois cette saison, Mercedes n'a pas gagné. Sa fiabilité a manqué. Et Ferrari a capitalisé. Grand Prix après Grand Prix, avant d'aller à Spa, les améliorations trouvées à Maranello portent leurs fruits, et les Rouges, plus réguliers, reviennent dans le sillage de leurs bourreaux du début de saison. En trois week-ends, l'avance de Kimi Antonelli au championnat a fondu, de 65 points d'avance sur son dauphin George Russell à 25 points, au sortir de Silverstone. Lewis Hamilton, 3ᵉ, n'a plus que sept points de retard sur son compatriote.
"Généralement, on a eu trop de DNF (abandon), regrettait encore Wolff, à Silverstone, selon des propos rapportés par ESPN. On a perdu deux deuxièmes places et maintenant une victoire. Au-delà de la voiture au top que l'on a, et du très bon pilotage, c'est un problème prédominant." Deux avaries liées à la batterie au Canada (pour Russell) et en Espagne (pour Antonelli) avaient déjà coûté 36 points à l'équipe plus tôt dans la saison.
Je préfère réduire les performances (...) et régler certains problèmes de fiabilité
C'en est (un peu) trop pour le directeur d’écurie, qui compte vite régler la mire. "Je préfère légèrement réduire les performances d'un élément qui fonctionne très bien, poursuivait-il, et régler certains problèmes de fiabilité, plutôt que de courir après encore plus de performance. Jusqu'ici, on a remporté six courses sur huit ? J'ai perdu le compte. Et je préfère ça à une voiture lente mais fiable." Sept sur neuf, en fait. Pour deux doublés première-deuxième place.
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Big 5, alternance et circuit le plus long : tout savoir sur Spa
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En face, Ferrari tient la route, et ne regrette aucun incident majeur lié à sa fiabilité depuis le début de la saison, excepté le souci mécanique de Leclerc à Barcelone. Ce qui a le mérite "d'impressionner" Lewis Hamilton, satisfait de l'exécution, et jamais avare en compliments envers "tout le monde, à l'usine, qui a travaillé si dur pour nous amener cette constance, louait-il à Silverstone. Vraiment, je pense que c'est ce qui va faire la différence cette année." Et ce qui permet, déjà, à Ferrari de croire qu'une bataille est possible.
Il n’a pas manqué grand-chose à Kimi Antonelli pour faire taire quelques espoirs rouges, à Silverstone. Mais au bout, la casse est pour Mercedes, et Ferrari tient son meilleur résultat de la saison (1ère et 3e places), à défaut d’avoir été récompensé par la Safety Car, en fin de course. Dans une réalité parallèle, Kimi Antonelli l’aurait emporté. Dans un autre, Ferrari tenait un premier one-two depuis Austin 2024. Embellie notoire, alors que tous (eux les premiers) voyaient Mercedes dominer les débats sans partage, au début de l'année.
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