Grand Prix de Belgique - "Ça va être amusant" : impérial, l'ogre Kimi Antonelli (Mercedes) écœure Max Verstappen (Red Bull) et écrase la concurrence

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Auteur de sa sixième pole position de la saison, Kimi Antonelli (Mercedes) a laminé la concurrence sur le circuit de Spa-Francorchamps, samedi. Sûr de son pilotage au volant d'une W18 équilibrée, le Transalpin a dominé Max Verstappen (Red Bull) de plus de trois dixièmes de seconde alors que le Néerlandais bénéficiait de l'aspiration de son coéquipier Isack Hadjar. Un travail d'équipe insuffisant.

Antonelli poleman méfiant, Russell et Leclerc frustrés : les réactions du top 5

Video credit: Eurosport

En juillet 2025, le rookie Kimi Antonelli semblait perdu à Spa-Francorchamps, où il avait signé le 18e temps des qualifications et terminé 16e de la course après un départ depuis la pitlane. Douze mois plus tard, l'actuel leader du Mondial donne la sensation de rouler sur un rail sur le toboggan des Ardennes. Pilote le plus rapide des séances d'entraînement, il a outrageusement dominé l'exercice du tour rapide en 1'44"361, samedi. Et ce, sans allumer aucun secteur en violet !
Si sa sixième pole position en 2026 sonne comme un joli cadeau d'anniversaire pour Marco, son papa, elle risque de filer de sacrés maux de tête à ses adversaires. Pas franchement à la fête lors des neuf premières courses du championnat, Red Bull avait pourtant mis sur pied une stratégie diablement efficace qui l'a propulsé aux avant-postes, et aurait pu lui offrir, pourquoi pas, sa première pole de la saison. Isack Hadjar étant condamné à un départ depuis le fond de grille pour un changement de composants sur son unité de puissance, le Français devait filer un coup de main à Max Verstappen en Q3. L'idée ? Rouler devant son coéquipier dans le dernier secteur pour lui donner l'aspiration et compenser les manquements de leur monture.

Le "très bon travail" d'Hadjar

Le travail d'équipe a si bien fonctionné que le Néerlandais, collé aux échappements d'Hadjar, a terminé la séance à la deuxième place devant la McLaren de Lando Norris, la Flèche d'argent de George Russell et la Ferrari de Charles Leclerc, ce qui n'était pas vraiment gagné d'avance. "L'aspiration m'a clairement aidé, sinon je ne serais pas en train de vous parler depuis la deuxième place. Nous aurions probablement fini sixième. Isack a fait du très bon travail pour me permettre d'être en première ligne", confirmait le quadruple champion du monde, qui a même inscrit son nom au sommet de la feuille des temps à deux reprises, pendant très exactement... treize secondes, au total.
La première fois, Antonelli l'a battu de 0"144 avant de concéder la tête pour 0"039 à Norris. La seconde amélioration a été sans appel pour la RB22 n°3, reléguée à plus de trois dixièmes. Une claque ! Le tout en étant dépourvu d'aide puisque l'autre pilote Mercedes, George Russell, a joué sa partition de son côté (4e temps des qualifications, le Britannique a récupéré la 3e place grâce à la pénalité de Norris). De quoi dégoûter la concurrence, laissée loin derrière, McLaren pointant à 0"440 et Ferrari à 0"532.
"C'était un beau tour. Je me suis beaucoup amélioré dans le secteur 2 notamment, a déclaré l'intéressé depuis le parc fermé. Ce n'était pas une séance très simple, la piste a beaucoup évolué, mais nous avons réussi à progresser tour après tour et à ramener la pole à la maison." Il poursuivait : "Mais demain est un autre jour et évidemment j'ai Max qui s'élance à côté de moi, donc il va être important de prendre un bon départ et d'être devant jusqu'au virage 5."
Ça va être amusant demain !
Un avantage relatif selon Toto Wolff, pour qui la pole position ne garantit rien au premier tour à Spa. "Je ne suis pas sûr de vouloir être à sa place pour aborder Eau Rouge en premier. Il va sentir le souffle de ses adversaires dans le cou", a confié le patron des Flèches d'argent à Sky Sports. Antonelli vise sa sixième victoire en 2026, à condition que sa W17, parfaitement réglée à Spa-Francorchamps, ne lui refasse pas le coup de la panne comme à Silverstone et à Barcelone. Il devra surtout mieux gérer l'envol - son principal point faible - et se méfier du local Verstappen, natif de Hasselt à 70 kilomètres du circuit et triple vainqueur là-bas, ainsi que de la dégradation des gommes : "Elle va être très importante, mais nous ferons de notre mieux pour maximiser la performance. Ça va être amusant demain !" Pas certain que tout le monde partage son enthousiasme...
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