Eurosport
Hamilton devant Kubica
Par
Publié 22/10/2010 à 04:42 GMT+2
Lewis Hamilton (McLaren) a centré son roulage sur la fin de la séance pour signer le meilleur chrono des Libres 1, vendredi. Dans la foulée de Suzuka, Robert Kubica (Renault) a réussi un prometteur 2e temps, à 0.081 sec. Mercedes au milieu des Red Bull et des McLaren, Ferrari a été discrète.
Eurosport
Crédit: Eurosport
Il eut été dommage de se priver de Yeongam pour les trois derniers Grands Prix de la lutte à cinq pour titre mondial. Vendredi, le premier entraînement donné sur la piste sud-coréenne a montré à quel point la dernière création de Hermann Tilke était une réussite en termes de design. L'architecte fétiche de Bernie Ecclestone, le P-DG de la Formula One management, voulait faire du 68e circuit de l'histoire de la Formule 1 un best of de portions des circuits les plus emblématiques du moment. Il s'agit apparemment du florilège espéré. Passé les trois lignes droites du début du tour, la succession de courbes rythmées, agréablement raccordées, est un juge de paix pour les as du volant autant qu'un régal pour les yeux. Le seul bémol de ce décor livré à la dernière minute est l'entrée des stands en courbe, à fond et donc un peu dangereuse, et la trajectoire unique en aveugle à la fin du tour, qui pourrait occasionner l'agacement des leaders dans le trafic en qualification ou en course. Et puis, c'est plus provisoire, le revêtement s'est révélé sans surprise terriblement glissant, en raison de sa pose tardive.
On attendait donc Mark Webber, particulièrement décidé à braver les pièges du tracé en début de séance, et Sebastien Vettel. Le N.1 mondial australien et son équipier allemand, N.3 dans la hiérarchie, ont finalement laissé quelques outsiders briller, au premier rang desquels le Polonais Robert Kubica (Renault), qui a échoué à 0.081 sec. Poussé à l'abandon au 3e tour à Suzuka après de formidables essais, "Kub" a encore fait parler les qualités dynamiques de son bolide, entre meilleur Vmax du plateau (316 km/h) et aptitudes à tenir les changements de cap. Preuve également de l'effort qui ne se relâche pas au sein des écuries challengers, Nico Rosberg a décroché le 3e temps à 0.265 sec, au volant de sa Mercedes.
Voilà qui explique la position en léger retrait de Sebastien Vettel (Red Bull), finalement 4e à 0.484 sec et dernier pilote ayant soutenu un rythme voisin de celui de Lewis Hamilton, puisque Jenson Button, le 5e larron dans la course à sa propre succession, a été relégué à 1.053 sec, devant Michael Schumacher (Mercedes), 6e à 1.135 sec, et Mark Webber (Red Bull), 7e à 0.315 sec.
Si les Red Bull n'ont peut-être pas dévoilé tous les atouts sur ce circuit au grip qui nécessitera des ajustements majeurs au set-up jusqu'à la Q3 samedi, il faut peut-être s'inquiéter un peu plus de la méforme des Ferrari. Publiquement sommé de bien faire, Felipe Massa -sans F-duct- a paru manquer de sérénité et de rythme, seulement 12e à 2.167 sec après quelques excursions dans la saleté des run-off. Fernando Alonso a paru moins décontenancé mais a brouillé les pistes avec un 15e chrono peu signifiant, à 3.041 sec.
Alors que les murs rapprochés s'annonçaient punitifs, aucun pilote ne s'est fait rappeler à l'ordre par les limites physiques du circuit. Néanmoins, le Brésilien Bruno Senna (Hispania) a été stoppé par une rupture de suspension arrière gauche. Pour la touche francophone, on signalera le 20e temps du pigiste belge Jérôme d'Ambrosio, à 1.0 sec de son équipier titulaire chez Virgin, Timo Glock.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité