GRAND PRIX DE FRANCE - Pole de Leclerc, vitesse de pointe de Red Bull, remontée de Gasly : le GP en questions

Eurosport sur Google

GRAND PRIX DE FRANCE - Charles Leclerc va-t-il convertir sa pole à quelques kilomètres de chez lui ? Se fera-t-il surprendre encore une fois en course, lui qui a du mal à les convertir en victoires? Les supersoniques Red Bull vont-elles lui jouer un mauvais tour ? Voici toutes les questions entourant le Grand Prix de France 2022 et les éléments de réponse, avant l'envol des monoplaces à 15 heures.

Charles Leclerc

Crédit: Getty Images

A quelle heure débute la course ?

Extinction des feux à 15h00. Les pilotes devront faire le tour du circuit Paul Ricard à 53 reprises.

Le poleman est-il assuré de la victoire ?

Assuré est un bien grand mot, mais il est certain que partir depuis le premier emplacement est très clairement un avantage dans le Var, plus qu'ailleurs. En 17 éditions au Paul Ricard, le Grand Prix de France a été remporté 11 fois par le poleman. Nigel Mansell (1990), Ayrton Senna (1986), Keke Rosberg (1985), Jacques Laffite (1980), John Watson (1978) et Jackie Stewart (1973) n'ont pas eu cette chance.

D'ailleurs, il en est où, Charles Leclerc ?

C'est un sujet délicat. Grâce à un superbe travail d'équipe avec son coéquipier Carlos Sainz, le Monégasque a décroché la 16e pole de sa carrière, dépassant Felipe Massa et rejoignant Max Verstappen. Cependant, l'homme fort du tour rapide - exercice qu'il a magnifié sept fois en 2022 - n'a transformé sa position de tête en victoire qu'à quatre reprises.

Les Red Bull peuvent-elles jouer un mauvais tour au Monégasque ?

L'an dernier, Max Verstappen, parti en pole position, avait remporté la course au prix d'un dépassement sur Lewis Hamilton (Mercedes) dans l'avant-dernier tour. Son écurie avait imaginé une stratégie à deux arrêts, contre un pour l'écurie à l'étoile. Dimanche, Max Verstappen (Red Bull) s'élancera depuis le deuxième emplacement mais partira avec un avantage : la présence de Sergio Pérez en deuxième ligne. Les Red Bull vont chasser à deux et voudront titiller Charles Leclerc, orphelin de Carlos Sainz, et le pousser à l'erreur.
Le champion du monde en titre a fait étalage à de nombreuses reprises de sa science du placement à l'extinction des feux et n'hésitera pas à jouer des coudes pour placer le museau de sa RB18 en tête au premier virage. Si le Néerlandais se montre patient, une autre fenêtre de tir s'ouvrira dans la ligne droite du Mistral, longue de 1 100 mètres, grâce à son moteur survitaminé. Les Red Bull ont atteint 339 km/h en vitesse de pointe durant les qualifications, samedi après-midi, soit 7 de plus que les Ferrari.

Qui d'Alpine ou de McLaren va signer la bonne opération de dimanche ?

Alpine et McLaren occupent la quatrième place du classement Constructeurs à égalité de points après 11 manches sur 22 (81), derrière l'intouchable tryptique. D'un côté, l'écurie française : systématiquement dans les points depuis Miami en mai (série de 7 courses) ; Fernando Alonso P7 et Esteban Ocon P10 sur la grille de départ de son Grand Prix grâce aux pénalités de Carlos Sainz (Ferrari) et Kevin Magnussen (Haas). De l'autre, l'écurie anglaise : une liste interminable d'évolutions apportées à la MCL36 dans le sud de la France récompensée par la cinquième place surprise de Lando Norris et la neuvième de Daniel Ricciardo.
Le Grand Prix de France sera forcément un tournant dans la saison des deux écuries, alors que la F1 prendra ses vacances d'été après le Grand Prix de Hongrie, la semaine prochaine. Avant les premiers essais dans le Var, on aurait été tenté de mettre une pièce sur Alpine. Mais force est de constater que l'équipe de Woking a rattrapé son retard et que Norris est en lice pour inscrire de très gros points...

Que faut-il attendre des Mercedes ?

Malgré quatre podiums consécutifs, Toto Wolff n'était clairement pas satisfait de la prestation de ses Flèches d'argent durant les essais libres. Peut-être que le Team principal de Mercedes a retrouvé le sourire en voyant Lewis Hamilton s'installer sur la deuxième ligne à côté de Sergio Pérez (Red Bull) et George Russell au sixième rang après une erreur dans sa dernière tentative ? Même pas ! "Nous savions qu'en mettant les bons pneus, nous serions la troisième force du plateau en France, mais ce n'est tout simplement pas suffisant", a déclaré l'Autrichien à Sky Sports.
Mercedes nourrissait de grands espoirs sur le circuit varois, mais a déchanté en concédant neuf dixièmes au poleman. L'écurie de Brackley devra compter sur un bon rythme de course pour maintenir, au minimum, ses positions. "Mon dernier tour était génial. Je suis vraiment content de ma position de qualification", s'est réjoui, quant à lui, Hamilton.

Pierre Gasly va-t-il inscrire des points ?

La course s'annonce rude pour le Français, mais le voir rentrer dans le Top 10 n'est pas non plus interdit. Alors qu'il s'était montré à son aise lors des EL1 et EL2 après trois Grands Prix compliqués, Pierre Gasly a inexplicablement plongé dans la troisième séance d'essais (13e) puis en qualification (erreur au virage n°6). Eliminé dès la Q1, le Normand avouait ne pas comprendre le retournement de situation : "Tout était simple vendredi lors des essais, la voiture répondait bien, mais le feeling est totalement différent depuis ce matin. J'ai énormément de mal avec le train arrière, je patine dans tous les virages lents. On ne sait pas ce qu'il s'est passé." S'il trouve la cause de ses tourments, Gasly, équipé d'une AT03 largement remaniée, pourra viser les points. Yuki Tsunoda lui a montré la voie en signant le huitième temps des qualifications.

Pourquoi Carlos Sainz et Kevin Magnussen vont partir du fond de la grille ?

Les deux pilotes étrennent un nouveau bloc propulseur, le quatrième depuis le début de la saison. Le règlement n'autorisant que trois moteurs pour 22 courses, Carlos Sainz (Ferrari) et Kevin Magnussen (Haas) devront partir derrière leurs petits copains, dimanche après-midi. Il est toutefois plus faciler de passer en revue la concurrence au Castellet qu'en Hongrie, dernière étape avant la trêve estivale. Le spectacle sera à l'arrière du peloton.
picture

Carlos Sainz

Crédit: Getty Images

Quel peut-être le facteur X de la course ?

La chaleur. La Summer Race porte bien son nom. Cette année, elle se déroule alors que le département du Var est placé en vigilance orange "fortes chaleurs". Le thermomètre a frôlé les 60°C sur la piste vendredi pendant les Libres. Des températures caniculaires qui auront un impact important sur l'usure des pneumatiques. Les écuries tableront certainement sur une stratégie à deux arrêts pour compenser la dégradation rapide et excessive des gommes.
D'autres pièces de la voiture, comme le moteur, vont également subir des désagréments. Le problème a été traité par Mercedes, notamment, qui a travaillé sur le refroidissement des disques de frein. Les pilotes, quant à eux, devront veiller à bien s'hydrater. "On va perdre près de trois kilos", a révélé Esteban Ocon (Alpine).
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité