Fernando Alonso est satisfait de son tableau de marche. Avec cinq podiums au compteur, il reste le numéro mondial, avec 129 points. A ses yeux, c'est la régularité qui paiera cette année. Dans un autre genre, son dauphin Mark Webber (Red Bull) l'a aussi compris. Avec deux podiums - deux victoires - et cinq quatrièmes places, l'Australien n'est qu'à 15 longueurs. L'Espagnol a eu la confirmation dimanche qu'il ne fallait nourrir aucune frustration d'une victoire envolée au 48e des 52 tours du Grand Prix de Grand-Bretagne. Le plus normalement du monde, finalement. Quinze jours plus tôt, à Valence, il avait hérité de la première place suite aux ennuis de l'incontournable leader, Sebastian Vettel (Red Bull).
"Quand on fait la plus grande partie de la course en tête et qu'on se fait dépasser à quelques tours de l'arrivée, ça laisse un goût amer dans la bouche, mais après un moment à y réfléchir et un coup d'œil au classement du championnat, l'issue de ce Grand Prix apparaît très positive", a résumé le double champion du monde, dimanche. "Nous avons continué de travailler dans la bonne direction : quatre podiums en cinq courses et le cinquième manqué seulement à quelques tours de la fin (ndlr : dans l'avant dernier tour, au Canada) est une série de résultats sympa qui me permet de rester en tête du championnat."
"J'aurais signé tout de suite !"
Grand Prix de Grande-Bretagne
Webber et "l'odeur du sang"
08/07/2012 À 18:51
Et de disserter sur son plan. "C'est un moment important de la saison : ce n'est pas ici où l'on peut gagner le championnat, mais ici où l'on peut commencer à le perdre. Nous sommes contents d'augmenter notre avance sur la majorité de nos rivaux", a exposé le natif d'Oviedo. "Il faut continuer comme ça dans les deux prochaines courses, en essayant toujours de monter sur le podium. Puis, nous devons beaucoup travailler la vitesse, spécialement en vue des circuits comme Spa et Monza."

2012 GP de Grande Bretagne Ferrari McLaren Alonso Hamilton

Crédit: Ferrari S.p.A.

Il est alors revenu en détails sur le scenario de la 9e manche du Mondial. "Nous avons commencé avec les pneus qui nous étaient les plus favorables, avec l'objectif de construire un écart aussi grand que possible, puis de gérer la situation dans le dernier relais", a-t-il expliqué. "Nous y sommes parvenus avec tous les mélanges de gommes sauf un (ndlr : le 'tendre'), ce qui était en fait assez prévisible. A Valence, nous avons gagné un week-end où Red Bull semblait intouchable et ici nous avons lutté contre eux jusqu'à la fin. Si on m'avait dit jeudi que je rentrerais à la maison avec 18 points, j'aurais signé tout de suite ! Néanmoins, le championnat est encore très ouvert : Red Bull est très fort, et nous ne pouvons vraiment pas écarter McLaren - car ils ont vraiment eu un mauvais week-end ici - et Lotus est toujours très rapide. Il reste beaucoup à faire, mais comme nous l'avons dit plusieurs fois, nous sommes sur la bonne voie."
"En 'tendre' les deux Red Bull étaient plus rapides"
Pat Fry a apporté quelques explications sur le choix des "dur" au départ pour Fernando Alonso, et des "tendre" pour Felipe Massa. "Nous n'avions pas vraiment de point de référence en termes de comportement des pneus, car nous n'avions eu que les libres 3 pour évaluer la performance, spécialement sur long run", a rappelé le directeur technique des rouges. "C'est en partie pourquoi nous avons opté pour des stratégies différentes avec nos deux pilotes, et tout bien pesé, nous n'avons pas de regrets, vu comment ça s'est décanté : clairement, en 'tendre' les deux Red Bull étaient plus rapides que Fernando, et nous devons regarder comment améliorer notre performance pneumatique dans des situations similaires dans le futur."
Avec la 4e place de Felipe Massa - le meilleur résultat du Brésilien depuis le GP de Singapour 2010 -, Ferrari est surtout passé au deuxième rang des Constructeurs, en échangeant sa position avec McLaren. "Ce que nous sommes parvenus à faire est très significatif car nous avons progressé ni plus ni moins de deux places au championnat", a jugé Pat Fry. "Nous devons continuer à pousser le développement car nous ne sommes pas encore les plus rapides."
Grand Prix de Grande-Bretagne
Pérez dénonce un Maldonado "très dangereux"
08/07/2012 À 15:04
Formule 1
Alonso va "développer" les monoplaces de McLaren en 2019 et 2020
27/02/2019 À 11:30