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Webber met la gomme
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Publié 08/07/2012 à 15:33 GMT+2
L'Australien Mark Webber (Red Bull) a remporté sa deuxième victoire de la saison, dimanche à Silverstone, en doublant Fernando Alonso (Ferrari) dans les derniers tours grâce à une meilleure stratégie de pneus. Sebastian Vettel (Red Bull) a complété le podium. Romain Grosjean (Lotus) a fini 6e.
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Mark Webber (Red Bull) a rappelé à tous son statut de prétendant à la couronne mondiale en remportant le Grand Prix de Grande Bretagne, dimanche à Silverstone, le circuit qui a vu naître le championnat, en 1950. Par un après-midi finalement ensoleillé, l'Australien a tenu patiemment son rôle de premier poursuivant de Fernando Alonso (Ferrari) avant de porter l'estocade en fin de parcours. Chaussé de pneus "tendre" sur le deuxième emplacement de la grille de la 9e manche du mondial, il aurait normalement dû profiter de son surcroit de grip pour passer l'Espagnol au départ. Mais il s'est heurté à un adversaire particulièrement pugnace, qui se savait vulnérable en gommes "dur", et qui n'a pas hésité à se déporter pour lui couper la trajectoire et virer en tête.
Lors du deuxième relais, Webber, passé en "dur" au 15e des 52 tours, n'a pas plus entrevu la solution, voyant même l'as des Asturies s'échapper avec ses pneus "dur" renouvelés une boucle après lui. L'ultime joker de Webber consistait à attendre de voir l'usage que la Ferrari N.5 ferait de ses gommes "tendre". La Scuderia les avait réservées à son leader pour un dernier relais de 14 tours. Webber, qui avait commencé à assener quelques coups de boutoir au chrono en milieu de course, a attaqué son ultime relais en "dur" (34e tour) sur le même tempo, et a rapidement constaté que la "rossa" souffrait terriblement équipée de ses nouvelles montes (38e tour). Posté à trois secondes de la F2012 après le passage final au stand, le grand Mark est revenu sans s'affoler puis est passé au 48e tour pour aller s'offrir sa deuxième victoire saisonnière, après Monaco.
L'avantage de Red Bull sur Ferrari
Partant quatrième mais surpris par Felipe Massa (Ferrari), Sebastian Vettel (Red Bull) est monté sur le podium. Il aurait certainement pu viser la deuxième place s'il n'avait perdu autant de temps en début de course derrière le Brésilien, lui-même obstrué par Michael Schumacher (Mercedes), excellent troisième temps samedi. L'Allemand, double champion du monde en titre, y a laissé une poignée de secondes qui lui ont fait défaut jusqu'au bout.
Felipe Massa (Ferrari), 4e, a obtenu son meilleur résultat depuis le Grand Prix de Singapour 2010 (3e). Il a résisté à Kimi Raïkkönen (Lotus), qui a placé Romain Grosjean (Lotus) au 6e rang malgré un passage au stand au 2e tour suite à un accrochage avec le Britannique Paul di Resta (Force India). Troisième dans le premier relais, Michael Schumacher (Mercedes) n'a pu soutenir le rythme et a fini 7e, juste devant Lewis Hamilton (McLaren), lui aussi en souffrance pneumatique.
Le paddock attendait le verdict de cette course pour se faire une idée plus réelle de la hiérarchie, après trois courses urbaine ou semi-urbaine parfois disputée par forte chaleur. Il relève la capacité de la Red Bull fonctionner par une météo plus fraîche, à exploiter et préserver ses gommes - "dur" comme "tendre" -, ce que ne sait pas encore faire le Ferrari. Dans ce registre, la Lotus est certainement la plus près du compte, alors qu'il reste beaucoup de travail chez McLaren et chez Mercedes. Sur son talent pur, Alonso reste numéro un mondial avec 129 points, avec pour véritables rivaux Webber (116) et Vettel (100). "Nous sommes bien refait dans les dernières courses et nous sommes maintenant des prétendants réguliers à la victoire", a commenté l'Ibère. "Je suis toujours leader du championnat, ça reste l'objectif principal. Nous avons pris de bons points au reste du peloton."
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