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Grand Prix de Grande-Bretagne - "J'étais un peu stressé" : pour Kimi Antonelli, un dernier tour "très propre" en guise de réponse à Russell et Ferrari
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Mis à jour 04/07/2026 à 20:55 GMT+2
En retrait depuis deux week-ends après cinq victoires d'affilée, Kimi Antonelli (Mercedes) a enchainé un succès en sprint et une pole position du Grand Prix de Grande-Bretagne, ce samedi. L'Italien, qui n'a pas douté malgré les points récupérés par son coéquipier George Russell et les Ferrari, a réalisé un tour "très propre" pour devenir le premier Italien en pole à Silverstone depuis 1953.
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Par Jérémie Bernigole
Il a beau être le leader du Championnat du monde, Kimi Antonelli ne reste qu'un gamin de 19 ans. Rapide et dominant, certes, mais encore impressionnable. Il n'y a qu'à l'entendre s'émouvoir à la radio d'être le premier pilote à sortir du garage en fin de Q3, pour se souvenir que sous le casque du phénomène se cache un adolescent encore en découverte. Mais l'Italien est fait d'un autre bois. Samedi après-midi à Silverstone, il a dompté ses craintes pour signer sa cinquième pole de la saison.
En bonne posture après une première tentative qui l'avait déjà propulsé au sommet de la feuille des temps (1'28''385), le natif de Bologne, rassuré par les consignes de son ingénieur Peter Bonnington, a encore trouvé 274 millièmes de seconde à gratter pour décourager les Ferrari de Charles Leclerc et Lewis Hamilton. "J'étais un peu stressé, car je n'aime pas être le premier à partir pour le dernier run, a réagi le poleman dans le parc fermé avec un sourire enfantin. Mon dernier tour était très propre. Tout s'est bien assemblé, même si c'était délicat à cause du vent et des rafales assez imprévisibles. Nous avons réussi à trouver du rythme au fil de la séance, ce qui est très satisfaisant."
Russell essoufflé
"Kimi a réalisé un tour incroyable. Il mérite sa pole", s'est incliné Charles Leclerc, battu pour 0,175 seconde. Premier Italien à accomplir cette performance à Silverstone depuis Alberto Ascari en 1953, Antonelli appréciera sûrement les mots de l'un des meilleurs spécialistes du tour rapide. S'il a, lui aussi, montré une certaine aptitude dans l'exercice dès sa deuxième saison en F1, le Transalpin devait se rassurer après deux samedis "sans", au cours desquels son voisin de garage George Russell lui a volé la vedette. Deuxième à Barcelone et vainqueur à Spielberg le week-end dernier, le Britannique était même revenu à 40 points au Championnat.
Mais à Silverstone, sur les terres de son coéquipier et rival, Antonelli a clairement repris l'ascendant. Il l'a dominé à chaque sortie en piste, de l'unique séance d'essais libres aux qualifications de ce samedi, et lui a repris trois points en remportant la course au format court. Russell, de son côté, a multiplié les erreurs sous la pression : place perdue au sprint (P4), léger contact avec le mur au virage 6 en Q1, changement inhabituel de baquet en cours de Q2... "Tout le week-end, nous avons perdu beaucoup de temps dans les lignes droites. En Q3, ça représentait presque trois dixièmes", a-t-il expliqué, perplexe. Quatrième sur la grille à quatre dixièmes d'Antonelli, le Britannique peinait à identifier le problème : "Sans cela, je n'aurais certainement pas été en pole, mais je pense que je n'en aurais pas été loin. Je ferai de mon mieux demain pour monter sur le podium."
Avantage énergétique sur les Ferrari
La première menace matée, Antonelli devait également composer avec le retour au premier plan des Ferrari. Vendredi, en qualifications du sprint, Hamilton, revigoré par son succès en Catalogne et le soutien des fans dans son jardin de Silverstone (9 victoires et 7 pole depuis 2007), a piégé son jeune remplaçant chez Mercedes pour 11 millièmes de seconde. Sans jamais montrer de signes d'inquiétude - si ce n'est admettre sa surprise face au niveau de la Scuderia en Grande-Bretagne -, l'Italien a inversé la tendance en course, collant le septuple champion du monde pendant huit tours avant de le doubler facilement vers Stowe grâce à sa stratégie énergétique, ralliant la ligne d'arrivée avec une marge confortable.
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Interrogé sur les éventuels changements orchestrés sur sa monoplace pour expliquer le renversement de performance, le poleman a répondu : "Nous n'avons pas du tout modifié la voiture. Nous avons un peu travaillé sur le différentiel, la migration des freins et la conduite. Ainsi, nous avons réussi à trouver de bons réglages qui m'ont aidé à progresser durant les qualifications." Il s'attend néanmoins à ce que les Rouges répliquent en meute dès l'extinction des feux : "Ce ne sera certainement pas facile parce que j'ai deux Ferrari derrière moi. Leur rythme est bon, mais le nôtre était solide lors du sprint. Espérons que nous pourrons le conserver pour demain et faire une bonne course." Antonelli pourra compter sur son avantage énergétique, si précieux dans le dernier secteur à Silverstone, à condition, d'abord, de prendre une bonne impulsion à l'envol, point faible récurrent chez lui comme l'avait rappelé son départ piteux en Autriche.
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