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Lewis Hamilton (Mercedes) : "Gagner un championnat n'est pas seulement une question de vitesse"

Hamilton : "Gagner un championnat n'est pas seulement une question de vitesse"

Le 29/07/2018 à 21:49Mis à jour Le 29/07/2018 à 22:12

GRAND PRIX DE HONGRIE - Pour Lewis Hamilton, Mercedes doit être capable de continuer à surperformer sur des circuits où la W09 n'est a priori pas à l'aise. C'est la clé du titre cette année.

La Mercedes surchauffait bien trop ses gommes arrière ce week-end pour contrarier les Ferrari autrement plus à l'aise sur le bitume du Hungaroring à 58°C. Pourtant, Lewis Hamilton les a battues. Ce n'est pas la première fois qu'un Grand Prix bafoue la logique technique la plus élémentaire cette année, mais la cinquième victoire saisonnière du Britannique a encore un peu plus installé le pilote origine de Stevenage dans le rôle de patron du championnat du monde. Vingt-quatre points, c'est l'écart le plus important en 2018 entre les numéro 1 et 2 mondiaux.

A l'arrivée, Lewis Hamilton n'a pas nié l'évidence. "Nous sommes venus ici en sachant que les Ferrari seraient très rapides, alors s'en sortir avec ces points, c'est un véritable bonus pour nous. Nous méritons les vacances qui arrivent !", s'est exclamé l'Anglais de 33 ans, qui va observer comme tout le paddock une pause de quatre semaines avant les retrouvailles, les 24, 25 et 26 août en Belgique.

Lewis Hamilton (Mercedes) au Grand Prix de Hongrie 2018

L'exploitation et le développement sont les clés

"Je ne pouvais que rêver d'être dans cette position sur la base de notre performance pure par rapport aux Ferrari. Je suis donc vraiment heureux, en particulier de mes deux victoires consécutives. Je pense que cela apportera un élan durable à l'équipe."

"Cette année, Ferrari a l'avantage en termes de vitesse, mais gagner un championnat n'est pas seulement une question de vitesse", a-t-il repris. "Il s'agit aussi de comment on gère les choses, des choix stratégiques que l'on fait, des erreurs des uns et des autres. Je pense que, dans l'ensemble, nous avons fait un peu mieux jusqu'à présent."

L'Anglais évoque là l'exploitation. Mais comme toujours, la course au développement fera la différence. Une course à l'usure, de moyens techniques, financiers, qui se traduira par exemple par l'introduction des troisièmes et derniers groupes propulseurs autorisés par le règlement. Et là, Mercedes devra reprendre le terrain perdu face à Ferrari.

Singapour, le prochain révélateur

"Nous avons encore du travail, des choses à améliorer, de la performance à gagner", a insisté Lewis Hamilton. "Nous devons essayer de les attraper, mais aussi continuer à progresser dans ces autres domaines, qui nous permettent de battre les Ferrari lorsqu'elles ne sont pas au maximum."

Depuis le début de la domination de la firme à l'Etoile, en 2014, Brackley a toujours donné un coup d'accélérateur décisif sur la deuxième partie de saison. De quoi être optimiste ? Confiant, tout au plus. "Nous avons eu des hauts et des bas cette année (…) et il peut se passer beaucoup de choses en neuf courses. Ce qui est vraiment important, c'est de maintenir la pression et de travailler comme nous l'avons fait jusqu'à présent. Il n'y a rien que nous ayons vraiment besoin de changer."

Hockenheim a été une sensation, Budapest une confirmation de l'aptitude de Mercedes à maximiser ses performances en terrain défavorable. Parce que réussir là où c'est attendu est finalement normal, le reste doit continuer de faire l'objet d'une attention toute particulière. Alors les questions ne se posent pas pour Spa-Francorchamps ou Monza, mais pour la suite. "Nous avons Singapour qui suit, un autre circuit défavorable pour nous. Il est important de capitaliser lors de ces week-ends difficiles, comme nous l'avons fait ici. Je pense que c'est vraiment l'un de nos points forts cette année."

Lews Hamilton (Mercedes) au Grand Prix de Hongrie 2018
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