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Grand Prix de Hongrie | Sergio Pérez (Red Bull), le nouveau crash de trop : "Le plus simple serait d'abandonner mais..."
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Publié 20/07/2024 à 21:53 GMT+2
Encore une Q1 catastrophique pour Sergio Pérez. A l'aise vendredi dans la chaleur étouffante de la Hongrie, le pilote Red Bull a été piégé par les petites averses ayant rendu la piste piégeuse en qualification. Englué dans une "spirale infernale", le Mexicain n'a probablement plus aucune chance de s'en sortir. Mais il tente de se défaire d'une échéance qui approche à grande vitesse.
Situation "intenable"chez Red Bull : "Perez est nulle part, sauf dans les graviers"
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Après le rayon de soleil, le ciel s'est encore obscurci. Samedi, lors de la première partie de la qualification du Grand Prix de Hongrie, Sergio Pérez a revécu une scène qu'il a un peu trop jouée ces derniers temps. Piégé, en s'aventurant avec un excès d'optimisme sur un vibreur gorgé d'eau, le Mexicain a perdu le contrôle de sa Red Bull avant de percuter, assez violemment, les panneaux publicitaires et les rangées de pneumatiques.
"Checo" s'est extirpé de son cockpit sans gros bobo physique. Mentalement et moralement, en revanche, il y a bien longtemps que la plaie est ouverte. Lors des sept derniers Grands Prix, le pilote de 34 ans n'a atteint la Q3 qu'à deux reprises. Et en course, tout juste a-t-il engrangé 15 petits points depuis le rendez-vous en Émilie-Romagne. A titre de comparaison, c'est une unité de moins que Nico Hülkenberg sur la même période, au volant d'une Haas évidemment bien moins performante que la RB20.
Pour Red Bull, ce n'est plus tenable
Bref, plus grand-chose ne tourne rond dans le casque du Mexicain. Et l'annonce de sa prolongation de contrat pour deux années, au début du mois de juin, n'a pas vraiment servi d'électrochoc. Pérez a bénéficié d'une drôle de patience des dirigeants de Red Bull - clémence qu'on ne leur connaissait pas - et qui était probablement motivée par des enjeux dépassant largement le résultat brut d'un chronomètre ou d'une course.
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Pérez reconduit chez Red Bull : "Un choix financier et politique"
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Mais la situation a fini par devenir intenable. Il y a bien longtemps, déjà, que McLaren a été capable de fournir à ses pilotes une monoplace pour rivaliser avec Red Bull. Et depuis trois Grands Prix, Mercedes est elle aussi revenue aux affaires. À Silverstone, au terme d'un Grand Prix que Pérez a péniblement terminé au 17e rang, le patron de l'écurie Christian Horner a admis qu'il était devenu "intenable" que l'un de ses deux pilotes ne marque plus de point.
Pas franchement du genre à lâcher le morceau, le coéquipier de Max Verstappen a bien tenté de retrouver des repères. Plus question, pour lui, de comparer ses chronos avec le Néerlandais et de tenter de calquer les réglages et les performances de son encombrant voisin de box. En passant de longues heures dans le simulateur ces derniers jours, Pérez a simplement essayé d'entamer une nouvelle jauge de confiance pour renouer le fil d'une saison qui a déraillé.
La première journée d'essais, au Hungaroring, s'est avérée franchement encourageante. Auteur du quatrième temps aux essais, "Checo" a même été en mesure d'établir de meilleures simulations de course que le triple champion du monde en titre. Ce même jour, Sky Sports a diffusé une courte interview de Christian Horner, dans laquelle le dirigeant révélait avoir eu une discussion avec son pilote. "Je lui ai demandé ce qu'il se passait, a confié le Britannique. Il m'a répondu : 'Je pense que je réfléchis un peu trop à tout'." Et d'ajouter : "Je pense qu'il s'est un peu retrouvé dans une spirale infernale ces derniers temps."
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Pendant ce temps-là, Helmut Marko, coupeur de têtes de l'écurie bien moins attaché à la forme, répétait à qui voulait l'entendre qu'une décision concernant l'avenir de Pérez serait prise "après le Grand Prix de Belgique". À la trêve estivale. Autrement dit, au moment où les clauses de sortie inscrites dans les contrats peuvent être activées.
Bref, l'enjeu n'est plus de savoir si Pérez sera remplacé dès la fin de saison (ou peut-être même avant...) mais plutôt par qui. En attendant, le Mexicain fait ce qu'il peut avec les moyens qu'il a perdus. C'est-à-dire, pas grand-chose. Lui qui a toujours tenté de faire illusion, face à la presse, admet désormais qu'il est "difficile pour lui de se présenter aux médias après tous ces moments difficiles." "Le plus simple serait d'abandonner après la carrière que j'ai eue, a-t-il avoué. De dire que j'en ai assez fait... mais ce n'est pas ce que je veux enseigner à mes enfants." Honorable combat. Mais combat perdu d'avance.
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