Grand Prix de Hongrie 2025 | Lewis Hamilton (Ferrari) : "Je suis inutile, l'équipe devrait changer de pilote"
Par Julien Pereira
Mis à jour 03/08/2025 à 13:02 GMT+2
Lewis Hamilton broie du noir. Après un tête-à-queue en qualification qui avait ruiné son week-end à Spa, le Britannique a une nouvelle fois été éliminé de manière précoce, dès la Q2, dans cet exercice en Hongrie. En difficulté, alors que son coéquipier Charles Leclerc a décroché la pole position, le pilote Ferrari a été très sévère envers lui-même. Et remis son niveau en question.
Lewis Hamilton (Ferrari) en marge du Grand Prix de Hongrie 2025
Crédit: Getty Images
C'étaient deux petits mots, répétés à la radio, qui laissaient place à beaucoup d'interprétations : "Every time, every time". Samedi, après avoir été éliminé dès la Q2 en qualification du Grand Prix de Hongrie, Lewis Hamilton n'a rien eu de plus à dire que cela. "À chaque fois, à chaque fois". À ce moment-là, on pouvait encore se demander à quoi le septuple champion du monde faisait référence. Avait-il été gêné par le trafic, comme c'est si souvent le cas sur le Hungagoring ? Avait-il encore été perturbé par ces sensations si peu familières qu'il ressent au freinage ? Une petite erreur ?
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Piste redoutable pour poleman, jardin de Hamilton : tout savoir sur le Hungaroring
Video credit: Eurosport
Rien de tout cela. Si le Britannique a laissé le doute envahir son casque à son retour au box, c'est simplement parce qu'il s'interrogeait sur lui-même, sur ses capacités de pilote. Alors que les semaines qui avaient précédé le Grand Prix de Belgique avaient plutôt semblé encourageantes, alors qu'il donnait l'impression de se rapprocher d'un premier podium en Grand Prix avec la Scuderia, Hamilton a replongé dans un océan d'incertitudes.
Contraste saisissant avec Leclerc
Samedi, sur un circuit où il s'est pourtant imposé à huit reprises (un record sur ce tracé), le pilote de 40 ans n'a pu faire mieux que le 12e temps. Et lorsqu'il a été interrogé sur les causes de cette nouvelle contre-performance, il a donné de l'écho aux quelques mots qu'il avait lâchés quelques instants plus tôt à la radio. "C'est moi, à chaque fois, a-t-il glissé à nos confrères de Sky Sports. Je suis inutile, absolument inutile."
Face à des journalistes plutôt empathiques, qui tentaient d'en savoir plus sur les problématiques techniques que lui pose sa Ferrari, "King Lewis" a utilisé des termes extrêmement durs envers lui-même : "Ce n'est pas l'équipe le problème, a-t-il insisté. L'autre voiture est en pole position. L'équipe devrait plutôt changer de pilote."
Le contraste avec la joie de Charles Leclerc, capable de souffler la position de pointe aux invincibles McLaren, fut saisissant. Pour la suite de la collaboration entre Ferrari et Lewis Hamilton, qui a suscité - et qui suscite encore - tant de fantasmes, ce discours apparaît désormais inquiétant.
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