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GP de Malaisie : Sebastian Vettel désobéit à Red Bull pour gagner devant Mark Webber

Vettel a désobéi pour gagner
Par Eurosport

Le 24/03/2013 à 10:50Mis à jour Le 24/03/2013 à 14:35

Sebastian Vettel (Red Bull) a ignoré une consigne d'équipe et attaqué son coéquipier, Mark Webber, pour vaincre, dimanche à Sepang. Son patron va le "recadrer." Duel tout aussi polémique chez Mercedes, où Hamilton a été protégé pour finir troisième, juste devant Rosberg. Alonso (Ferrari) a commis une faute et a abandonné au deuxième tour.

Le Grand Prix de Malaisie restera dans les mémoires très longtemps. Dans celles des fans comme des pilotes. Dimanche, Sebastian Vettel (Red Bull) a remporté une 27e victoire particulièrement polémique aux dépens de son coéquipier Mark Webber. Piégé au stand par l'Australien, qui a retardé son premier arrêt, l'Allemand lui a fait la guerre jusqu'à prendre tous les risques pour l'attaquer le long du muret des stands, au 46e des 56 tours de course.

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Horner : "Nous allons devoir le recadrer"

A l'arrivée, Vettel a bien compris que la réunion d'après-course serait houleuse. "On règlera ça en interne", a-t-il déclaré. Sur le podium, Webber a révélé que l'équipe lui avait dit que la course était "finie" et demandé de réduire son régime moteur maxi (ndlr : l'option multi 21), mais que Vettel, invité aussi à le faire, n'avait pas respecté la consigne. Surpris au virage N.1, l'Aussie a repris la première place au N.2, avant de la céder définitivement quelques courbes plus tard. Helmut Marko, le conseiller sportif auprès du P-DG de Red Bull, Dietrich Mateschitz, a reconnu l'impuissance de Red Bull Racing : "Nous avons demandé aux pilotes de conserver leurs positions. A cet instant, c'est devenu hors de contrôle. On va lui en dire un mot." Pour la première fois, il ne pourra sûrement pas défendre son pilote fétiche, même si Webber s'est permis d'en douter en déclarant : "Il sera protégé, comme d'habitude". Adrian Newey, en tous les cas, ne volera pas au secours de l'Allemand. La tête entre les mains, le directeur technique a paru dans tous ses états au plus fort de la bagarre. Finalement, Chris Horner a bien résumé la situation en lâchant : "Seb a fait passer ses intérêts avant les nôtres. Nous allons devoir le recadrer."

Hamilton embarrassé sur le podium : "Nico devrait être à ma place"

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Derrière, les empoignades ont été plus calmes, quoique. Sur quatre arrêts - la stratégie standard dimanche -, Felipe Massa (Ferrari), qualifié deuxième mais un peu trop prudent au départ, est revenu comme une balle pour subtiliser finalement la cinquième place à Romain Grosjean. Le Français, bien plus en vue qu'à Melbourne, a profité d'un hors-piste de son coéquipier Kimi Räikkönen, également victime d'une mauvaise tactique, pour passer. Septième, Iceman a surtout été énervé par le comportement de l'Allemand Nico Hülkenberg (Sauber), qui lui claqué quelques portes au nez (jusqu'à le toucher), avant de lui faire entendre raison. Les derniers points ont été pris par Sergio Pérez (McLaren) et Jean-Eric Vergne (Toro Rosso), après quelques frayeurs au stand. McLaren a compromis la course de Jenson Button, alors cinquième, en oubliant de fixer la roue avant droite de sa MP4-28 lors d'un pit stop. Toro Rosso a laissé repartir trop tôt JEV, qui n'a pas pu éviter une collision avec son compatriote Charles Pic (Caterham), qui rentrait. Il n'a heureusement pas été sanction. En revanche, son équipe a reçu une amende de 10.000 euros.

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