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Formule 1 | Après les déstabilisations, Ferrari lance l'opération reconquête à Miami avec un Charles Leclerc révigoré
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Publié 04/05/2023 à 23:56 GMT+2
Mal payée à Melbourne, Ferrari s'est remise la tête à l'endroit à Bakou en signant son premier podium 2023 avec Charles Leclerc, assorti de la cinquième place de Carlos Sainz. Ce week-end au Grand Prix de Miami, la Scuderia a l'intention de capitaliser sur la forme affichée depuis le Grand Prix d'Australie et profiter de ses premières nouveautés. Revigoré, le Monégasque peut briller en Floride.
Charles Leclerc (Ferrari) au Grand Prix d'Azerbaïdjan 2023
Crédit: Getty Images
Ferrari était reparti de Melbourne K.-O. debout. Sonné par la sortie de piste sans rémission de Charles Leclerc au premier tour et la sanction infligée à Carlos Sainz, éjecté de la zone primée par sa boulette du restart final. Un mois et un podium (le premier 2023) plus tard - "un coup de fouet pour le moral de toute l'équipe" a résumé son patron Frédéric Vasseur - la Scuderia a fait oublier à Bakou l'un des pires démarrages de son histoire. Pour autant, elle n'est pas sortie d'affaire. Elle s'est juste offert un sursis. Elle n'a pas fait disparaître l'énorme pression sur ses épaules en retrouvant une place plus présentable au championnat du monde Constructeurs.
Non rien n'est réglé. Comme sa devancière, la SF23 est taillée pour le tour chrono et elle tient moins bien la route gavée d'essence. Charles Leclerc a battu les Red Bull pour la pole position et a navigué en course à une seconde-lumière de Sergio Pérez et Max Verstappen, auteurs du troisième doublé autrichien de la saison, sur les bords de la mer Caspienne. "Globalement, ils étaient plus rapides que nous et on ne doit pas se raconter de bobards. Et comprendre si ça vient de l'aérodynamique ou de la mécanique est une autre histoire."
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Charles Leclerc (Ferrari) au Grand Prix d'Azerbaïdjan 2023
Crédit: Getty Images
Ferrari encore déstabilisé par Red Bull ?
Ferrari a subi encore la loi de Red Bull en Azerbaïdjan, dans tous les compartiments du jeu. Les plus sournois, même. Fred Vasseur s'est plaint à Bakou du timing de l'annonce par AlphaTauri du prochain recrutement - même pas signé - de Laurent Mekies au poste directeur d'équipe que Franz Tost lâchera en fin de saison.
Ce dernier a reconnu sa gêne dans cette histoire et admis cette semaine avoir donné le feu vert à la direction de la communication face à la rumeur qu'il ne voulait pas infirmer par des mensonges. C'est tout à son honneur, mais signalons juste que Christian Horner serait à l'origine du choix Laurent Mekies. Le Français est un excellent choix pour la Scuderia de Faenza, certes, mais il est quand même curieux que le directeur d'équipe et CEO de Red Bull Racing se soucie à ce point de la bonne marche d'AlphaTauri. Dans le but d'affaiblir Ferrari et isoler un peu plus Fred Vasseur, il ne s'y serait sans doute pas pris autrement.
A Bakou, aussi, Fred Vasseur s'est agacé d'un intérêt prétendu de Charles Leclerc, en fin de contrat en 2024, pour Mercedes, ou l'inverse. Le patron de Maranello l'a qualifié de "foutaise", assurant vouloir mettre le pilote de la Principauté au centre de son projet. Le principal intéressé, sibyllin, a de son côté donné rendez-vous prochainement pour s'apercevoir qu'il n'en est rien...
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Alesi : "Vasseur est la bonne personne pour Ferrari"
Video credit: Eurosport
Max Verstappen chez Red Bull jusqu'en 2028, Lewis Hamilton en négociation pour plusieurs saisons chez Mercedes - et pas qu'une seule a-t-il fait savoir -, tout le monde serait donc bien chez soi. Ou forcé d'y rester. Dans tout ça, il faut juste voir que Red Bull a déstabilisé Ferrari. Helmut Marko a en effet allumé la mèche en expliquant que Charles Leclerc avait un contrat prévoyant des clauses libératoires selon des résultats à atteindre à certaines échéances.
Tout sauf un scoop : beaucoup de contrats fonctionnent comme ça. Mais c'est assez bizarre que l'octogénaire soit si bien renseigné. A moins d'avoir une idée derrière la tête. Le week-end dernier, Max Verstappen a encore confié que l'inflation du calendrier et que tous les sacrifices induits le laissaient. Il s'est même ouvert dans sens de sa vie. "Il arrive à un moment où on a envie de faire autre chose. Il faut toujours se parler à soi-même et regarder les choses en face", a-t-il rappelé.
La méthode des petits pas
Pour en revenir à la piste, les chantiers ouverts par Ferrari sont vastes, et connus. Fred Vasseur a avoué en pleine pause printanière que son équipe cherchait à comprendre et copier le "méga-énorme effet DRS" de la RB19. En sus de l'usure accélérée des pneus et de la puissance du moteur, impossible à pousser en course comme en qualification.
Heureusement, Fred Vasseur est arrivé d'Alfa Romeo en janvier pour relever ce genre de défi. Selon un échéancier qui va démarrer ce week-end ; dans un certain flou... "Nous allons commencer à mettre de nouvelles pièces sur la voiture à Miami et lors des deux courses suivantes, et nous verrons comment elle réagit", a-t-il prévenu, avant la cinquième manche du Championnat du monde 2023. Et d'ajouter, prudent : "Les nouveautés sont une chose, mais réussir à extraire du potentiel en est une autre."
Vasseur espère que Miami confirmera la "bonne direction" prise par les Rouges à Bakou, sans qu'il soit possible d'accélérer le calendrier des nouveautés. Parce que la durée des essais encore réduite cette année en se prête pas. "Le format pousse les équipes à faire de petites mises à jour et ne pas apporter un gros package de pièces", précise le patron de Maranello. Ce sera vrai à Imola, et plus encore à Monaco, le circuit le plus atypique de la saison.
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Carlos Sainz (Ferrari) au Grand Prix d'Azerbaïdjan 2023
Crédit: Getty Images
Sainz n'a toujours pas confiance en la SF23
Charles Leclerc ne demande qu'un surcroît de performance pour se rapprocher des Red Bull, car il son changement de style de pilotage lui a permis de mieux utiliser la SF23 qu'en début de saison. En revanche, le défi est beaucoup plus grand pour Carlos Sainz. L'Espagnol ne s'en sort pas, et seule une succession de changements lui redonnera la main sur sa "rossa".
"Cela a été un week-end très difficile, a-t-il reconnu, après Bakou. Je ramène de bons points (les 12 de la cinquième place) mais je dois reconnaître que j'ai manqué de confiance au freinage et le rythme n'était pas là. En 'medium', je pouvais attaquer un peu plus, mais en 'dur' je ne sentais tout simplement pas la voiture." Sa position au Mondial par rapport le protège pour l'instant (il totalise 34 unités, Leclerc 28). Mais Ferrari va avoir besoin de ses deux pilotes pour avancer.
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