Formule 1 - A Miami, un an après : entre Max Verstappen (Red Bull) et Lando Norris (McLaren), rien n'a changé, tout a changé

Eurosport sur Google

Un an après ce qui fut la première victoire de Lando Norris en Formule 1 et le tournant de la saison 2024, le Britannique précède Max Verstappen sur la première ligne du Grand Prix 2025 de Miami. Tout est réuni pour un remake ce soir (22h). Avec l'impression que les pôles se sont inversés, et que, comme la saison passée, une partie des grandes questions pourraient trouver leurs réponses.

Peu de dépassements, peu de spectacle ? "C'est un problème insoluble, mais..."

Video credit: Eurosport

Quand Max Verstappen est comme ça, Lando Norris, et à vrai dire tous les autres, n'ont plus que les légendes et les superstitions vers lesquelles se tourner. "J'espérais qu'il allait ralentir un tout petit peu, mais ça n'a clairement pas été le cas" constatait amèrement le Britannique après la qualification. Le Néerlandais de Red Bull venait de réaliser à Miami sa troisième pole position de la saison, la deuxième consécutive après celle de Djeddah. Et il mettait à mal le mythe qui voudrait qu'un pilote de Formule 1 perde quelques dixièmes au moment où il devient père.
Sa femme Kelly Piquet a accouché d'une petite fille quelques jours plus tôt, et lui n'a rien laissé échapper de sa vitesse sur le tour lancé. "Clairement, devenir père ne m'a pas ralenti, s'est-il réjoui en conférence de presse. C'est positif, et on peut jeter le sujet par la fenêtre pour ceux qui le mentionnent." Lando Norris devra s'en remettre à autre chose. Au rayon des proverbes, il pourra par exemple piocher chez Marx et croire en celui qui affirme que l'histoire se répète toujours deux fois. Il y a un an, il remportait sur ce même Grand Prix floridien sa première victoire en Formule 1. Max Verstappen était déjà en pole, et lui partait d'un peu plus loin : 5e en 2024, il sera 2e sur la grille ce dimanche soir.
C'était alors en quelque sorte le Jour 1 de la domination de McLaren sur la catégorie reine du sport automobile. Le début d'une tentative de remontée au classement qui s'avérera finalement infructueuse. Et surtout la matérialisation de ses rêves d'être, un jour, un candidat pour le titre pilote. "Ce sont de bons souvenirs, se remémorait-il ce jeudi devant la presse. Quand je repense à cette course – le drapeau à damier, les célébrations de l'équipe – ça me donne le sourire. Donc le plan est d'essayer de le refaire." Un an plus tard, la situation est similaire mais le contexte n'a plus rien à voir.
Toujours des difficultés
"La façon dont l'équipe performe a beaucoup évolué et cela doit continuer, a analysé Lando Norris à l'heure de faire le bilan des douze mois écoulés. C'est le plus important : quand tu es au sommet, il n'y a aucune place pour le relâchement." Le chasseur est devenu le chassé, et inversement. Mais c'est toujours le même en pole, malgré tout. "Je pense que nous avons toujours des difficultés avec les limites de la voiture, mais on a été plutôt décent sur un tour, a réagi Max Verstappen. On est un peu plus lent dans les lignes droites que, je pense, McLaren et Mercedes, qui ont installé de nouveaux moteurs." Ça ne l'a pas empêché d'aller chercher le meilleur chrono, avec un peu de survirage dans la première courbe et un rythme d'enfer dans les 18 suivantes.
Et en course, le duel – qui a déjà presque des airs vintage – pourrait être plus équilibré que s'il avait eu lieu lors des week-ends précédents. La Red Bull a certainement toujours un moins bon rythme en course mais quelques améliorations, notamment au niveau du plancher, lui ont permis de se rapprocher des McLaren. Finalement, plus ou moins la même situation que celle des papayes l'an dernier. Est-ce que les courbes vont se recroiser à nouveau ? Lando Norris et McLaren en auront un petit indice au bout de la nuit floridienne. Il pourra aussi tester l'autre grand poncif sur la parentalité des pilotes de Formule 1 : "Je savais qu'il allait freiner, il a une femme et deux enfants à la maison" avait fanfaronné Fernando Alonso en 2005 après un dépassement très audacieux sur Michael Schumacher dans le 130R à Suzuka. La phrase est devenue culte, et est ressortie à tous les pilotes quand ils deviennent père. Max Verstappen n'a pas perdu ses dixièmes, mais peut-être que, lui aussi, reconsidérera dorénavant la possibilité de se jeter dans une courbe à deux de fronts.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité