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Kubica OK, Alonso K.-O.
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Publié 15/05/2010 à 12:06 GMT+2
Fortunes diverses à Monte-Carlo samedi matin : Robert Kubica (Renault) a montré ses vues sur la pole position tandis que Fernando Alonso (Ferrari) a fracassé sa F10, ce qui l'a mis dans l'impossibilité de disputer la qualification.
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Monte-Carlo est un enchantement pour tout pilote qui parvient à jouer avec les rails sans trop en faire. Robert Kubica (Renault) appartenait une cette caste de privilégiés samedi matin, lors de la troisième et dernière séance d'essais libres de la 6e manche du Mondial. Dans son style agressif, le Polonais a fait virevolter sa R30 dans les rues de la principauté et signé à cinq reprises le meilleur temps durant l'heure de test. Il s'est signalé à la 25e minute comme le plus véloce des vingt-quatre équilibristes en action, en 1:16.064, et a porté la référence à 1:15.847, puis 1:15.821 et 1:15.504 six minutes plus tard. Pour en savoir plus sur ce que vaudrait sa monture dans le money time de la Q3, il a alors passé des pneus tendres pour se fixer à 1:14.806 dans les derniers instants.
Le tourniquet monégasque est une ivresse qui peut rapidement donner la gueule de bois, c'est ce qu'a constaté Fernando Alonso (Ferrari), deux fois poleman et victorieux dans l'enclave princière, en 2006 sur Renault et en 2007 sur McLaren. L'Espagnol, double champion du monde de son état, est sorti de la bonne trajectoire dans la montée de Massenet dans son 6e tour, à la 22e minute, et a violemment projeté sa F10 dans le rail. Pour des dégâts conséquents : coque abimée, flanc droit plus que chiffonné, suspension avant droite fracassée et roue arrière droite carrément arrachée. Il a admis un trop plein d'optimisme. Plus grave : la "rossa" ne pourra pas être remise à neuf pour la qualif et il partira de la voie des stands, dimanche.
Le pilote ibère avait trouvé l'harmonie entre son pilotage, sa machine et l'exigüité métallique jeudi, et l'on attendait de voir ce que ça allait donner sur une piste ayant gagné en adhérence. C'était là son seul challenge : corriger légèrement le set-up en fonction du surcroit de grip offert par le dépôt de gomme des monoplaces des autres catégories (GP2, Renault World Series, etc…) en lice à Monaco et la conformer aux pneus type "très tendres" en vigueur en Q3. Il avait relégué son coéquipier Felipe Massa à 0.216 sec lors des Libres 2, jeudi, et doit être rassuré de voir que le Brésilien a serré le jeu, grâce à un tour clair à la fermeture de la piste, le 2e dans l'absolu à 0.046 sec de Kubica.
Mark Webber (Red Bull) a posté le 3e temps à 0.139 sec, Lewis Hamilton (McLaren) le 4e à 0.232 sec, Sebastian Vettel le 5e à 0.240 sec et Michael Schumacher (Mercedes) le 6e à 0.430 sec. Mais Nico Rosberg aurait sûrement bousculé l'ordre en place avec un soupçon de chance. Le jeune Allemand, qui retrouve avec bonheur une W01 à empattement court pour cette manche si particulière, a été pris dans le trafic dans les dernières minutes et s'est contenté d'un temps à 0.446 sec qui ne reflète absolument pas ses possibilités. En revanche, le 10e chrono du lauréat et champion en titre Jenson Button, à 0.876 sec, correspond à ce que peut donner la McLaren N.1 pour l'instant. "J'ai vraiment très peu de grip", a-t-il déploré en fin de séance.
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