Formule 1 - Un an après sa victoire à Monaco : pour Charles Leclerc, les malheurs de Ferrari et son nihilisme

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Un an après sa première victoire, qu’il a tant attendue, sur son Grand Prix à domicile à Monaco, Charles Leclerc retrouve ce week-end les rues qui l'ont vu grandir avec bien moins d'enthousiasme qu'en 2024. Au quart de la saison, sa Ferrari est toujours incapable de jouer devant en qualification, et le Monégasque peine à trouver des signes d'optimisme malgré la belle course des Rouges à Imola.

"En Italie, on se pose la question du bien-fondé du transfert d'Hamilton"

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Comme toutes les années impaires, Charles Leclerc ne croit plus en rien. Comme en 2021 et en 2023, sa Ferrari version 2025 ne fonctionne plus comme il l'aimerait, et il se retrouve fatalement éloigné de la lutte pour les victoires. Et ne lui parlez même pas du titre de champion du monde. Ne lui parlez peut-être pas, non plus, de son Grand Prix national. La Formule 1 pose ses valises à Monaco ce week-end, où il est le vainqueur en titre, et difficile de l'imaginer se battre pour sa propre succession.
Est-ce qu'il est optimiste ? "Non." A quoi s'attend-il à Monaco ? "A un week-end très difficile." Seulement un petit quart de la saison est passé et Charles Leclerc n'essaye même plus de s'accrocher aux branches. Cette SF-25 est pour l'instant inexploitable en qualification. Les ingénieurs de la Scuderia auraient du mal à comprendre comment mettre rapidement les pneus en température pour l'exercice du tour lancé. Cela tombe mal, à Monaco tout, ou presque, se joue désormais le samedi après-midi. C'est Frédéric Vasseur, le directeur de l'écurie, qui le dit : "Nous devons mettre tous nos efforts dans la qualification, a-t-il admis le week-end dernier à Imola. La prochaine course est à Monaco, et le samedi soir ce sera déjà presque terminé."
À Imola, le premier Grand Prix à domicile des Rouges à moins d'une centaine de kilomètres de leur usine de Faenza, les Ferrari se sont fait honte en qualification. Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont dû partir de la onzième, et de la douzième position sur la grille. Et leurs deux très belles remontées en course, avec des rythmes très proches des voitures de tête, ne faisaient qu'ajouter à l'amertume ambiante. Le Monégasque avait l'air particulièrement dépité en zone mixte, où il traînait son air abattu d'un micro à l'autre. D'autant plus que l'imminence du Grand Prix de Monaco lui était rappelée à chaque interview, et que cela ne le réjouissait clairement pas.
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"On masque la réalité chez Ferrari"

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17 ans sans titre pour Ferrari

"Je pense que Monaco met en évidence pas mal de faiblesses de notre voiture, a-t-il admis, fataliste. Mais il y a aussi beaucoup d'éléments qu'on ne peut pas vraiment anticiper à Monaco. Le niveau de risque que tu prends en qualifications, la voiture est réglée d'une manière très différente, donc j'espère qu'on aura une bonne surprise." Il ne reste donc que l'espoir à Charles Leclerc pour porter ses ultimes ambitions de plonger à nouveau dans le port de plaisance cette année. Désabusé par les hauts et les bas de Ferrari qu'il subit depuis trop longtemps, l'ex-enfant prodige en est réduit au nihilisme.
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Et si c'était déjà trop tard pour Ferrari ?

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Celui de Schopenhauer, qui ne fait plus croire en rien si ce n'est que la vie n'est qu'une grande souffrance. En sept saisons avec Ferrari, l'écurie qui aurait dû faire de lui un champion du monde, il ne s'est approché du titre qu'une seule fois, en 2022, où il avait été en tête du classement pilote pendant un petit quart de la saison avant de terminer la saison deuxième. Depuis, chaque année a eu son lot de peines. Celle-ci ne fera pas exception. Elle avait pourtant commencé comme beaucoup d'autres : avec l'espoir de revoir les Ferrari dominer le championnat, fort du meilleur duo de pilote de la grille. Après sept courses, c’est très mal parti. Le dernier titre de Ferrari (constructeur et pilote confondus) remonte désormais à 17 ans en arrière, soit la plus longue période sans sacre de l'écurie si les Rouges ne remportent rien d'ici la fin de la saison. Avec Ferrari, Charles Leclerc risque de battre le mauvais record.
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