Anthony Hamilton : père et manager

Rien n'aurait été possible sans les sacrifices du père. Lorsque ses parents, d'origine sociale modeste, divorcent, le petit Lewis n'a que deux ans. Sa mère obtient sa garde, et ce n'est que plus tard que son père va retrouver son fils, contre la promesse de tout faire pour l'aider dans sa carrière naissante.
"Quand mon père m'a pris, il jonglait avec quatre emplois - ce que beaucoup de gens doivent faire - pour me permettre de faire de la compétition, explique Lewis. Il a hypothéqué la maison plusieurs fois car les frais étaient énormes. Au début, il était mon mécanicien, donc nous avions une relation très proche. Ensuite, il est devenu mon manager, jusqu'à ce que j'arrive en Formule 1. Là, ça s'est compliqué. Mêler le business dans un rapport si proche, cela crée forcément des tensions."
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26/09/2021 À 20:21
"Quand il a gagné son titre en 2008, il m'a remercié et c'est tout ce dont j'avais besoin après 18 années de labeur et de soutien", expliqua Anthony.
L'inévitable rupture a eu lieu début 2010 à l'initiative du pilote. Hamilton junior et senior vont alors se tenir éloignés l'un de l'un, le père ne faisant que de rares apparitions sur les circuits. Jusqu'à ce que Lewis n'entame la réconciliation en 2020.
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Ron Dennis : Le premier patron

L'histoire est célèbre, digne d'un conte de fée. C'est en tant qu'invité à la soirée de remise des prix du magazine Autosport que le jeune Lewis, 9 ans, champion d'Angleterre de karting, exprime au patron de McLaren son souhait de piloter un jour pour lui. Sans moyen pour accéder au haut niveau, le jeune phénomène reçoit la promesse d'obtenir des compléments de budget à condition de ramener des résultats.
En 1998, Ron Dennis intègre l'ado âgé de 13 ans au programme d'aspirants champions de McLaren. Le plan est clair et la pression maximale sur les épaules du natif de Stevenage : gagner sinon tout s'arrêtera.
L'ascension est quasi linéaire. Lewis est sacré meilleur rookie, puis remporte le titre l'année suivante aussi bien en Formule Renault qu'en Formule 3. Le GP2, antichambre de la Formule 1, est l'exception puisqu'il réussit en un an.
Mais des tensions entre les deux hommes apparaissent dès la première saison en Grand Prix. En manager pragmatique, Ron Dennis laisse passer l'orage et la consécration est pour 2008. L'histoire va durer six campagnes mondiales, au bout desquelles Ron Dennis ne comprendra pas que son champion réclame un peu plus de liberté, d'air, à tous les niveaux. L'histoire prendra fin avec la signature de la star en faveur de Mercedes pour 2013.
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Fred Vasseur : Le catalyseur

L'actuel patron d'Alfa Romeo Racing a donné une nouvelle dimension à la carrière du Britannique en le signant en Formule 3 en 2005 après une première saison chez les Anglais de Manor qui l'avait consacré meilleur rookie. Sous la férule du manager français, et mandaté par Ron Dennis, le directeur de McLaren, pour faire grandir l'espoir british, le manager français met son organisation bien huilée au service du prodige, qui le quittera avec deux titres en poche (F2 et GP2) et surtout prêt pour la F1.
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Niki Lauda : Le grand inspirateur

Seul un ancien pilote de l'envergure de l'Autrichien, triple champion du monde chez Ferrari et McLaren, pouvait comprendre les aspirations de Lewis Hamilton au stade où il en était dans sa carrière en 2012, et précéder ses volontés. L'Autrichien a tout mis en place dès 2013 autour de Lewis Hamilton pour créer un climat de confiance. En lui rendant aussi service à travers ses avis critiques parfois sans concession.
"C'est le pilote le plus rapide actuellement, sans aucun doute pour moi, estimait l'Autrichien, en 2018. C'est un travailleur acharné, malgré ce talent naturel. Il essaie toujours d'être meilleur et il est contrarié s'il n'est pas au niveau qu'il s'est fixé. Ce qui l'encourage à sans cesse tenter de nouvelles choses. J'ai poussé très fort pour le recruter et, Dieu merci, j'ai réussi."

Peter Bonnington : Le complice de toujours

Un ingénieur qui reste neuf ans auprès d'un même pilote, c'est un fait unique dans l'histoire de la Formule 1 hormis la collaboration entre Colin Chapman et Jim Clark chez Lotus, dans les années 60.
En charge des data à partir du début des années 2000 chez Jordan, puis Honda, renommée Brawn puis Mercedes, "Bono" est devenu l'ingénieur de course de Michael Schumacher en 2012, et a naturellement poursuivi sa mission avec son successeur britannique en 2013.
Depuis, le binôme tourne à plein régime. LH44 le trouve "formidable, dévoué" parce que son technicien ne parle pas pour rien dire, même si ce dernier avoue prendre parfois la parole pour faire du cocooning. "Il est le meilleur filtre, il est toujours calme, posé", résumé l'as de la firme à l'Etoile. Et d'ajouter : "On ne s'est jamais disputé."
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Toto Wolff : Le garant de sa liberté

L'Autrichien joue un rôle essentiel dans la carrière de Lewis Hamilton depuis 2013. Dans le sens où il a tout de suite compris que sa star avait besoin de faire mille choses en dehors de ses obligations de pilote pour être heureux et performant sur les circuits.
Il a instauré une relation de confiance, jamais trahie, puisqu'il s'est gardé de favoriser un pilote comme Nico Rosberg au plus fort de la rivalité des années 2013-2016. Puis il a choisi le peu encombrant Valtteri Bottas pour le seconder.
Dernière gage donné par Toto : il a rempilé trois ans de plus à la tête de l'écurie pour offrir la stabilité réclamée par la star.

Angela Cullen : Bien plus qu'une physio

Constamment à côté de Lewis Hamilton, on la voit même parfois courir derrière la trottinette du champion dans le paddock ou la pitlane. La Néo-zélandaise de 47 ans, spécialisée en biomécanique, a pris en charge la préparation de Lewis Hamilton dans tous ces aspects en 2015 et l'a aidé à prendre un virage important. En effet, c'est en mettant en place un programme de santé basé sur celui des astronautes de la NASA qu'elle a permis à l'Anglais d'aller au bout de sa démarche vegan, fin 2017.
Lewis Hamilton s'est séparé de son ancien préparateur car il ne trouvait pas toujours de réponse à ses douleurs de pilote, au cou, dans le dos, etc… Il n'a jamais eu à le regretter. "Elle rend mes week-ends paisibles", aime dire le champion, qui apprécié son soutien psychologique. Signe qui ne trompe pas, il la remercie souvent en premier dans le parc fermé après une pole position ou une victoire.
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James Allison : L'ingénieur à l'écoute

Le diplômé de l'université de Cambridge a connu une première année difficile en tant que directeur technique. La monoplace de 2017 était une "diva" assez imprévisible et il a su écouter Lewis Hamilton, répondre à ses demandes pour corriger le tir et en faire une machine gagnante.
Passé chef du Bureau technique en juillet dernier, il louait l'approche de son pilote vedette au plus fort des difficultés rencontrées face à Red Bull : "Il veut une voiture pour mettre en valeur ses qualités. Il est absolument brillant pour nous dans ces circonstances car il est tellement focalisé sur la victoire qu'il redouble d'effort." Il a notamment apprécié dernièrement le retour du pilote au simulateur alors qu'il jugeait cela inutile depuis des années.

Penni Thow : La diversification du champion

Lewis Hamilton a mentionné dimanche sa garde rapprochée qui évolue pour lui dans l'ombre, en citant notamment le "Projet 44", qui pilote la nouvelle Commission Hamilton, créée pour favoriser l'émergence de talents issus de la diversité dans le monde des sports mécaniques.
Pour mener à bien cette mission, suivre également la montée en puissance de son équipe d'Extrême E "X44" et ses diverses autres implications, il a fait appel cette année à Penni Thow, une Canadienne basée à New York qui a fondé une entreprise spécialisée en investissement dans le monde des divertissements, de la musique, des médias, de la mode, du sport, etc…
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