Lewis Hamilton partira de la pole position pour la 96e fois de sa carrière, la cinquième fois de suite cette saison, dimanche en Russie. Cela ressemble à une rengaine qui n'en est surtout pas une. Pour s'en convaincre, il suffit de se pencher sur le scenario de la qualification, réaliser quel chaos à dû travers le Britannique de Mercedes pour se hisser finalement à la première place sur la dixième grille de départ de la saison.
Tout cela pour des apparences trompeuses puisqu'il offrira l'aspiration à ses poursuivants sur près des 900 mètres séparant l'aire de départ du premier freinage, et qu'il s'exposera ensuite aux tentatives d'overcuts de Max Verstappen (Red Bull) et de son coéquipier, Valtteri Bottas, en bout de premier relais. Le pilote n°44 roulera en effet moins longtemps en "tendre" que ses rivaux chaussés en "medium", et récupérer ensuite une position perdue au stand sera compliquée vu les conditions difficiles de dépassements sur le circuit de Sotchi.
Grand Prix de Russie
Au bord de l'élimination, Hamilton finit avec la pole
26/09/2020 À 13:17

"Bottas ne fait pas assez le job"

Lewis Hamilton s'est montré conscient de tout cela, à l'heure de passer aux interviews post-qualification."Premièrement, je veux saluer les supporters, a-t-il déclaré au micro du Belge Stoffel Vandoorne, par ailleurs réserviste de l'équipe Mercedes. Ils nous ont manqués. Je ne peux dire à quel point ça fait du bien de les voir ici. Cela a été une de mes pires séances de qualification de ma carrière, c'était horrible. J'étais en tension tout le temps. Je suis super reconnaissant envers tout le monde qui a gardé son calme car ça aurait pu être bien, bien pire."

"L'aspiration a un énorme effet ici"

"Mon temps m'a d'abord été supprimé au début, alors que je n'étais pas allé une seul fois au large à cet endroit de tout le week-end, a-t-il poursuivi, à propos de son passage hors de la limite de la piste, au dernier virage. Il a fallu que je fasse un autre tour pour enregistrer un chron. Cela a été très juste pour se lancer dans ce tour : j'ai dépassé plusieurs voitures dans le dernier secteur puis j'ai perdu du temps derrière une Renault (ndlr : d'Esteban Ocon). Là, j'ai simplement entendu Bono dire 'Go, go, go', j'ai donc foncé vers la ligne. Tout se précipitait et je devais juste me calmer et trouver ma concentration. Puis le drapeau rouge est arrivé."
Sans chrono au quinzième rang, donc éliminé, il a dû assurer son passage en Q3 en renoncer aux meilleurs pneus, les "medium", pour chausser des "tendre" plus compétitifs sur un tour mais moins endurant en course. Ce qui constituera un désavantage. "On a dû changer de types de pneus à la fin, ce qui n'est pas bien, a confirmé le nouveau recordman de la piste, en 1'31"304. C'est bien d'être en pole, mais ici est sans doute le pire endroit vu la longueur du run jusqu'au premier freinage. Je vais sans doute me faire aspirer. Ça va me rendre ma vie très dure..."

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Stupéfiant deuxième à 0"563, Max Verstappen sera le premier à vouloir se blottir sous son aileron au coup d'envoi, dimanche à 14h10. A l'issue d'une qualification qui l'a gratifié d'une place en première ligne pour la deuxième fois de la saison après Spielberg 2, le Néerlandais a confirmé qu'il revenait de loin. "On a un peu souffert pour trouver le bon équilibre de la voiture, a expliqué le n°3 mondial batave. Même ce matin, je n'étais pas entièrement heureux. Au fil de la qualification, ça s'est amélioré. En Q3, mon dernier a été plutôt bien. P2, je ne m'y attendais pas. Je peux prendre un bon départ, l'aspiration a un énorme effet ici. Ce sera en tout cas intéressant avec les différents choix de pneus…"

"C'est plutôt bien de partir P3 ici"

Dans un plan d'action idéal, il partira en "medium" comme Valtteri Bottas, battu pour la septième fois de la saison par Lewis Hamilton en qualification, sans capituler pour autant. Sotchi, c'est là où il a remporté sa première victoire en Championnat du monde de Formule 1, et c'est là où il en aurait remporté à coup sûr une seconde s'il n'avait dû l'offrir sur ordre de son patron, Toto Wolff, à Lewis Hamilton, en 2018.
"Ça se présentait bien tout le week-end pour moi, a noté le Nordique, le plus rapide des deux sessions de vendredi, mais étrangement en retrait à partir des essais libres 3, samedi matin. Et finalement à 0"653 dans l'après-midi. Q1 et Q2 se sont bien déroulées, mais en Q3 Lewis a trouvé plus de vitesse, Max aussi. Lors de ma première tentative en Q3, mes pneus étaient un peu trop froids, donc à la sortie du dernier virage j'ai eu un gros coup de raquette et j'ai perdu plusieurs dixièmes jusqu'aux virage n°2. J'avais des espoirs pour le second run. Mon tour a été meilleur, sans réelles erreurs, je ne suis donc pas sûr que j'aurais pu être plus près de la pole position. C'est plutôt bien de partir P3 ici. J'ai gagné ici (en 2017) en partant troisième place et c'est un avantage d'avoir les pneus 'medium' pour le premier relais."
Il doit maintenant passer aux actes car il n'a plus obtenu de résultat brillant depuis sa victoire en ouverture de la saison, à Spielberg, le 5 juillet. Et ça passe par un bon départ, ce dont il a aussi perdu l'habitude.

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