La note : 2/5

Rien à voir avec ce qu'on pouvait espérer dans des conditions qui se rapprochaient de la course de l'année dernière qui avait été dantesque. Le duel à rebondissements entre Max Verstappen et Lewis Hamilton était sur "pause" et on a mesuré tout ce que ces deux-là apportent au show. Désolé pour Valtteri Bottas (Mercedes) et Sergio Pérez (Red Bull), qui, pour une fois, ont pris la lumière.

Le vainqueur : Valtteri Bottas (Mercedes)

Grand Prix de Russie
Au départ, Gasly a expédié Alonso en tête-à-queue
10/10/2021 À 12:18
Il s'agit de sa 10e victoire, sa première depuis 33 courses. On a peut-être été beaucoup à se dire qu'on avait probablement entendu l'hymne finlandais pour la dernière fois avant longtemps en Formule 1. Cette épreuve était pour le futur pilote Alfa Romeo l'occasion de briller et il a rempli sa mission. Il fallait minorer le score de Max Verstappen (Red Bull) et c'est ce qu'il a fait. Avec style : pole position, victoire et meilleur tour en course, ça s'appelle un Grand Chelem et c'est son deuxième en carrière après le Grand Prix d'Abou Dabi 2017.

La bonne opération : Max Verstappen (Red Bull)

C'est curieux, mais en d'autres temps il aurait peut-être montré sa frustration de ne pas avoir gagné. Il n'a surtout pas l'habitude de se faire mater par Valtteri Bottas, impeccable au départ, mais sa RB16B a été tellement mal pendant trois jours qu'il se contente bien de ce qu'il a.
Deux moteurs remplacés, un seul gagnant : la bonne affaire est pour Verstappen
Au final, il reprend un point à Hamilton sur les deux Grands Prix de changements de moteur. Mais n'oublions pas que Honda lui a refait un moteur complet à Sotchi alors que Mercedes a fait le minimum avec un quatrième V6 pour Lewis Hamilton à Istanbul. Pas exclu donc que MV33 tire d'autres bénéfices de cette guerre d'usure des moteurs si d'aventure Mercedes doit finalement installer d'autres éléments hors quotas d'ici Abou Dabi.

L'armada : La galaxie Red Bull

Un plan anti-Hamilton soigneusement exécuté de la part de l'autrichienne et son écurie satellite, AlphaTauri. Même le brouillon Yuki Tsunoda a rendu une copie parfaite pour bloquer le Britannique de Mercedes pendant sept tours ! Un vrai travail de sape complété par son chef de file Pierre Gasly les quatre boucles suivantes. Et que dire de Sergio Pérez !

Le pari perdu : Lewis Hamilton (Mercedes)

"Ce n'est pas son équipe, c'est notre équipe", a corrigé Toto Wolff, à propos de Lewis Hamilton et Mercedes. Sauf que le Britannique a bien pris le contrôle de l'équipe en l'embarquant sur une fausse piste pendant 11 tours ; ou un peu moins si l'on considère que les Bottas et autres Verstappen ont d'abord galéré avec leurs "intermédiaires" tout neufs.
Un fiasco signé Hamilton
LH44 voulait finir, rêvait d'un hold-up sur une piste sèche pour les derniers tours, et ses exploits passés plaidaient pour lui. Cependant, on ne peut croire que Toto Wolff ne tique pas en regardant le résultat de la course et le classement du championnat du monde. Et qu'il n'est pas prêt à faire une réunion pour remettre le stratège au centre des plans de course. Il s'est fait franchement balader et son ton rassurant - "Nous faisons des erreurs ensemble, nous gagnons ensemble. Tout va bien" - est un peu court pour ce couac retentissent.

Le flambeur : Charles Leclerc (Ferrari)

Le Monégasque a lui aussi cru pouvoir mystifier le peloton en allant au bout sans s'arrêter. Un pari qui traduit l'obligation de la Scuderia de tenter les stratégies les plus décalées pour vaincre sur un coup de poker.
Leclerc a réagi, mais trop tard pour sauver son podium
Au championnat, néanmoins, la quatrième place de "Charlot" est complétée par la huitième de Carlos Sainz, ce qui permet à Maranello de revenir à 7,5 points de la troisième place occupée par McLaren.

Le bonus : Le pari réussi d'Esteban Ocon (Alpine)

Pour Charles Leclerc (Ferrari) et Lewis Hamilton (Mercedes) ce fut impossible, mais pour lui ça coulait de source. Le Français a fait du non-stop dimanche pour aller gratter le point de la dixième place.
"On a pu faire la blague que les gars (les mécaniciens) étaient fatigués, donc on leur a épargné un arrêt !, s'est amusé le vainqueur du dernier Grand Prix de Hongrie. Plus sérieusement, nous avons pesé le pour et le contre et, au final, ça a payé. Nous avons cette petite récompense avec ce point au championnat. C'était l'objectif. Je pense qu'un tour de plus et j'aurais pu crever. Et deux virages de plus et j'étais doublé par Giovinazzi. Le dernier tour était très difficile. C'était risqué mais ça a valu le coup".

Le malus : Pierre Gasly (AlphaTauri)

Une petite faute au virage n°1 sanctionnée par une pénalité de cinq secondes qui ne change rien au bout du compte pour lui mais qui a ruiné la course de Fernando Alonso (Alpine). "Gasly a essayé de négocier le virage n°1 avec Pérez à l'intérieur et Alonso à l'extérieur. Alonso était légèrement devant Gasly à la sortie du virage quand les deux voitures sont entrées en contact, causant le tête-à-queue d'Alonso", ont justifié les commissaires de la FIA.

Le chiffre : 0

Comme le nombre d'abandon. C'est la 12e fois dans l'histoire du Championnat du monde de Formule 1 que tous les partants sont à l'arrivée. Ceci sous fond de fiabilité de la technologie hybride car c'est la troisième cette année qu'aucun retrait n'est déploré en course après Le Castellet et Spa-Francorchamps. Et la huitième fois sous l'ère hybride instaurée en 2014.

La déclaration : Valtteri Bottas (Mercedes)

"Ça faisait longtemps, ça fait du bien! Tout était sous contrôle. J'ai sans doute eu une de mes pires courses ici l'an dernier et là une de mes meilleures. L'an dernier, j'avais arrêté de compter les tête-à-queue (six)... Heureusement je n'en ai pas fait cette année"
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