Face à un Lewis Hamilton combatif et optimiste, même dépossédé de son meilleur temps en qualification, Max Verstappen a paru constamment sur la défensive, samedi au Grand Prix de Turquie. Face au Britannique dominateur en Q1, Q2 et Q3, le Néerlandais n'a rien pu faire. Même pas battre Valtteri Bottas, le second pilote de Mercedes qu'il avait devancé jusque-là à 11 reprises sur 15 possibles sur le tour unique cette saison.
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Au parc d'Istanbul, Lewis Hamilton a signé le meilleur tour en 1'22"868 avec 0"130 d'avance sur son coéquipier et, plus inquiétant, 0"328 de marge sur le Batave. Loin des prédictions euphoriques d'Helmut Marko, le conseiller fort en gueule de Red Bull Racing qui a quand même trouvé une explication aux déboires de son pilote star.
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"La gestion de la batterie en Q3 n'a pas été géniale. Max aurait pu battre Bottas et être plus près de Hamilton", a déclaré l'ancien pilote de Formule 1 de 78 ans, vainqueur des 24 Heures du Mans en 1971 avec Porsche.
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"Nous nous en sommes bien sortis"


La réalité est que la RB16B a perdu de sa superbe sur cette piste extrêmement adhérente. L'année dernière, les critiques avaient été virulentes à propos du nouvel enrobé, rendu extrêmement glissant par une remontée d'huile, un phénomène par ailleurs tout à fait normal. Pour résoudre ça, les organisateurs ont lavé le bitume à grande eau, sous haute pression, pour un résultat spectaculaire qui a fait du tracé stambouliote le plus adhérent du calendrier.

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Malgré cela, la pluie n'a pas rendu la tâche des pilotes facile à l'attaque de la qualification. "C'était piégeux par ces conditions au début, mais comparé à vendredi nous nous en sommes bien sortis, a expliqué le n°2 mondial, assez circonspect sur la compétitivité de son matériel, la veille. Les tours étaient bons dans l'ensemble, même si dans le dernier nous avons perdu un peu dans la ligne droite. Globalement, c'est un bon rétablissement par rapport à hier."
Mais le doute s'est bien emparé du camp des Bleus marines. A l'entendre, MV33 s'attend à devoir scruter ses rétroviseurs. Et pas seulement pour guetter le retour en trombe de Lewis Hamilton.

La mauvaise place au départ

"Ce n'est toujours pas assez bon, si on regarde à quel point AlphaTauri est près de nous, a-t-il constaté à la caméra du diffuseur néerlandais Ziggo Sport. Soit nous faisons quelque chose de vraiment mauvais, soit ils font quelque chose de très bon." Et il ne parle pas de Ferrari, qui avec Charles Leclerc a arraché P4 au Français. "Nous devrions être un peu mieux en course. L'usure des pneus a l'air élevée sur cette piste", a-t-il ajouté.
Cependant, la première difficulté sera bien le départ. "Le problème est que nous partons deuxième, à l'intérieur (ndlr : côté gauche de la grille), sur la partie où le grip est faible sur le sec comme sur le mouillé comparé à l'extérieur (côte droit)", a remarqué Max Verstappen.
Red Bull pensait donner le ton en Turquie et on est donc loin du scénario envisagé, ce qu'a reconnu le patron, Christian Horner. "Lewis paraît probablement le plus rapide qu'il ne l'a été toute la saison, a concédé le directeur d'équipe de Red Bull Racing à Sky Sports F1. La Mercedes est collée au sol ici, ça marche bien sur cette asphalte et elle va aller vite. Donc oui, nous devons nous concentrer sur notre course, avoir la bonne stratégie, la fiabilité, tous ces facteurs et voir comment ça se décante."
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