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Grand Prix de Sao Paulo | Sergio Pérez (Red Bull) en perdition, Lewis Hamilton (Mercedes) prêt à le doubler
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Publié 02/11/2023 à 01:17 GMT+1
Sergio Pérez (Red Bull) sent à nouveau le vent du boulet. De 39 points, son avance s'est réduite à 20 au soir de son Grand Prix, dimanche au Mexique. En grande difficulté depuis des semaines, absent du podium depuis cinq épreuves à cause notamment de deux abandons sur des fautes, Checo a trois Grands Prix pour sauver sa deuxième place au Mondial. Un défi énorme face à Lewis Hamilton (Mercedes).
"Pérez est devenu un boulet intégral"
Video credit: Eurosport
Dimanche dernier, Lewis Hamilton (Mercedes) a profité des 19 points de sa deuxième place bonifiée à Mexico pour revenir à 20 points de Sergio Pérez (Red Bull) au classement du Championnat du monde. Et sans même gagner ce dimanche au Brésil, il pourrait s'emparer de la deuxième place actuellement occupée par le Mexicain au Mondial.
Ce week-end, le Grand Prix de Sao Paulo déroule en effet le sixième et dernier format "sprint" de la saison, et un succès - ne parlons pas de "victoire" - dans ce mini prix remportera huit points. Autant dire qu'avec une bonne place samedi, le septuple champion du monde aura une véritable opportunité de doubler le lendemain un Checo qui n'en finit plus de creuser, en témoigne sa nouvelle défaillance auto-éliminatoire au départ de sa course à domicile.
Contre vents et marées, le camp Red Bull, son patron Christian Horner en tête, continue de soutenir le Mexicain, assurant qu'il aurait terminé sur le podium sans sa bourde. C'est gratuit, ça peut toujours aider même si le pilote n'a pas vraiment montré de capacité de résilience ces derniers mois. A l'écouter, on comprend que le coup a été rude et que l'auto-persuasion a de l'avenir. "Mexico a été dévastateur pour moi mais dans ce sont des choses qui arrivent dans ce sport et on ne peut pas se permettre de ressasser ce qui aurait pu arriver sans ça", souffle-t-il.
Méthode Coué
Le fait est qu'au fil de ses contre-performances, il ne donne aucun gage de changement. Et la rumeur de son éviction en fin de saison, s'il n'est pas vice-champion du monde, continue de courir. Et c'est même Chris Horner qui l'alimente indirectement, en saluant le retour du Daniel Ricciardo de la grande époque Red Bull… Qualifié quatrième devant Sergio Pérez, classé septième, l'Australien est prêt à regarder Max Verstappen droit dans les yeux alors que Checo les baisse.
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Abandon de Sergio Pérez (Red Bull) dès le premier tour du Grand Prix du Mexique 2023.
Crédit: Getty Images
"Je voulais plus que tout gagner ma course à domicile et tout ça est terminé maintenant. Toute mon attention est portée sur l'obtention de la deuxième place au championnat, martèle Checo. "Nous avons besoin d'un super week-end et je suis confiance, ajoute-t-il, comme avant chaque rendez-vous. Les choses se sont bien mises en place le week-end dernier avec la direction prise, je suis plus confortable dans la voiture, le travail de l'équipe a payé en termes de réglages et de performance."
C'est vrai, il a approché le chrono de son leader à 0"2 en qualification, mais encore une fois Daniel Ricciardo a fait mieux que lui. Et Checo d'évoquer un challenge brésilien "totalement différent", qui risque de le faire repartir de zéro en termes de set up, de sensations. S'il parle d'une piste "plaisante", il évoque deux chances de marquer des points. Mais son plus gros défi sera surtout de ne pas en perdre.
Le V6 Mercedes respire mieux
Ce discours, sans argument auxquels on peut encore croire sans une bonne dose d'optimisme, reste malheureusement d'évidence celui de l'auto-persuasion, d'un pilote au comportement plus défensif que conquérant, qui se sait en son for intérieur mal engagé dans la dernière ligne droite du championnat (trois Grands Prix) face à un adversaire dont la Mercedes est en forme ascensionnelle.
Car, c'est la nouveauté, Toto Wolff a fait état de progrès spectaculaires de la W14 à Mexico, en termes de puissance. "HPP (ndlr : la division "moteur de Mercedes) a fait un travail fantastique ces dernières années, a expliqué à Mexico le directeur d'équipe de l'écurie allemande, dans des propos repris par motorsport.com. [Le Mexique] a toujours été notre talon d'Achille, ici le turbo ne respirait pas assez bien. Ça a été réglé et notre week-end a été solide. Notre unité de puissance était comme les autres."
Qu'est-ce que ça pourrait changer pour Sao Paulo ? Le circuit d'Interlagos est situé à 782 mètres d'altitude et la proportion d'oxygène dans l'air affiche une baisse de 8% par rapport au niveau de la mer. C'est sans commune mesure avec les 2229 mètres d'altitude de Mexico et la perte de 22% constatée par rapport au niveau zéro, mais c'est cela pourrait qu'aider le Mercedes.
Et puis, sur ce circuit où Lewis Hamilton avait réalisé une remontée mémorable en 2021 et où George Russell avait signé la seule victoire de la firme à l'Etoile l'an passé, le champion anglais disposera d'une W14 toujours pointue mais un peu plus confortable. "Nous avons vu que [l'évolution] apportait plus d'appui, plus de maniabilité", a souligné le manager autrichien à motorsport.com. "La voiture est un petit peu moins délicate à piloter." A Lewis Hamilton de le montrer.
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Lewis Hamilton
Crédit: Getty Images
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