La note : 1/5

L'édition la moins passionnante des onze données depuis 2008, qui n'ont de toute façon jamais atteint des sommets. Peut-être le moment pour le promoteur d'élaborer un tracé modifié.
Grand Prix de Singapour
Hamilton : "J'en ai eu le coeur serré pendant une minute"
16/09/2018 À 17:53

Le vainqueur : Lewis Hamilton (Mercedes)

Il est rentré au 14e passage, le tour suivant Sebastian Vettel (Ferrari). Sûr qu'il pouvait attendre quelques boucles supplémentaires, afin de profiter d'une voiture de sécurité. La tenue des "hyper tendre", capables de s'écrouler d'un coup, faisait peser un risque alors qu'il n'avait que 2"2 de marge au moment de la tentative d'undercut de l'Allemand.

Méfiant comme rarement derrière Romain Grosjean (Haas) et Sergei Sirotkin (Williams) en bagarre au 37e tour. Une raison : ne filer à personne les clés de sa course.
Bilan : aucune erreur, aucune approximation. Le sentiment d'une maîtrise totale. Qui dure depuis pas mal de Grands Prix, et qui fait contraste avec les déboires de son principal adversaire.
Côté matériel aussi, cette course a apporté un enseignement important. La W09 est une meilleure voiture que sa devancière W08, sérieusement prise en défaut à Monaco et à Singapour. Si la Flèche d'argent de 2018 n'a pas brillé en principauté, elle a inversé la tendance par rapport à la Ferrari à Singapour.

Le grand perdant : Sebastian Vettel (Ferrari)

Comme à Monza, le n°5 de Maranello s'était donné pour mission de gagner, du moins battre Lewis Hamilton (Mercedes). Au point de remettre en jeu sa deuxième place sur une tentative d'undercut assez surprenante au 14e tour. Et d'un timing désastreux puisqu'il est ressorti derrière Sergio Pérez (Force India), qui lui a fait perdre trois secondes en un tour. Largement de quoi y laisser sa P2 au profit de Max Verstappen (Red Bull) au 17e passage.
On a vraiment l'impression que Ferrari cherche le contre-pied en permanence, jusqu'à s'enfermer dans une stratégie hasardeuse. Pas la meilleure façon de gagner un championnat. Même si celui des constructeurs est plus accessible que celui des pilotes.

Le fautif : Romain Grosjean (Haas)

Le Français aligne difficilement trois courses sans créer la polémique. Et c'est malheureusement pour ça que les top teams ne s'intéressent plus à lui depuis longtemps. Pourquoi ignorer les drapeaux bleus, et Hamilton par la même occasion ? Un manque de discernement qui, espérons-le, ne le sortira pas du baquet de la Haas en 2019.

Le grand déçu : Daniel Ricciardo (Red Bull)

Troisième place en 2014, deuxième place en 2015, 2016 et 2017, l'Australien n'a pas existé ce week-end. Mauvais en qualification, il a poussé loin son premier relais. Avec un certain brio. La pluie n'est jamais arrivée et il a retrouvé sa place. La sixième, à 53 secondes du vainqueur à l'arrivée. Il donne vraiment l'impression d'avoir lâché l'affaire depuis l'annonce de son transfert.

Le bonus : Fernando Alonso (McLaren)

Septième, le préretraité espagnol a montré qu'il avait toujours envie. Ce meilleur résultat depuis Bakou, la 4e course de la saison, le fait remonter de trois places au championnat, à la huitième devant Esteban Ocon et Sergio Pérez (Force India) et Kevin Magnussen (Haas) !

Le malus : Sergio Pérez (Force India)

Une réaction pas pro dans les roues d'un Sergei Sirotkin (Williams) certes très énervant dans son travail de sape.

Le chiffre : 1

1er meilleur temps en course signé Kevin Magnussen et Haas.

La décla : Otmar Szafnauer (Force India)

C'est inacceptable qu'ils (Pérez et Ocon) roulent côte-à-côte à un endroit où il n'y a pas d'espace de dégagement. Si c'est son coéquipier, il faut lui donner de la place. On en revient à l'ancien règle : L'équipe est plus importante qu'un individu. Si c'est ce qu'ils veulent faire, nous allons dorénavant reprendre le contrôle. Nous leur avons donné la possibilité de se battre au premier tour par le passé, nous remettons ça en vigueur.
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