Le Grand Prix de Singapour a assis sa réputation de course la plus éprouvante physiquement et mentalement, dimanche. Même pour son vainqueur, Lewis Hamilton. "Ce fut une longue course. Ça m'a paru être la plus longue de ma vie, je suis heureux que ce soit terminé !", s'est-il exclamé, après 61 tours et 1h 51 minutes d'efforts dans la chaleur humide de la cité-état du Sud-Est asiatique.
De sa 79e pole position, il est allé cueillir une 69e victoire qui l'a projeté quarante points devant Sebastian Vettel (Ferrari) au championnat du monde. Et un peu plus vers son cinquième titre en formule 1. Car la série en cours a de quoi lui donner confiance : depuis 2013, le numéro 1 mondial au soir de l'épreuve singapourienne inscrit son nom au palmarès du Mondial.
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L'épave de la Force India d'Esteban Ocon dégagée et la voiture de sécurité effacée, le Britannique a imprimé dès le 5e passage un rythme à peine croyable, douze secondes plus lent que le chrono de la pole position… Il s'agissait de faire tenir les pneus roses "hyper tendre" de Pirelli soumis à une forte dégradation depuis les essais. Pas déstabilisé par la tentative d'undercut de Vettel au 15e passage, il est rentré pour une seule raison : couvrir une nouvelle intervention de la safety car qui aurait pu se retourner contre lui, d'une façon ou d'une autre, comme à Melbourne.
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"Je ne sais pas où leur vitesse est passée"

Cela fait, il a déroulé sereinement son second relais en "tendre", jusqu'à voir son avance sur Max Verstappen (Red Bull) fondre d'un coup à cause de quelques baroudeurs indisciplinés dans le trafic. Au premier rang desquels le Français Romain Grosjean (Haas), aveuglé par sa lutte contre le Russe Sergei Sirotkin (Williams), pour la 14e place, au 37e tour.
"J'ai été un peu malchanceux dans le trafic, a résumé l'Anglais originaire de Stevenage. Ces gars partaient un peu dans tous les sens, c'était difficile à suivre. Je pense que Max [Verstappen] a été un peu plus chanceux sur l'endroit du circuit où il est revenu sur quelques gars, et certains ne me laissaient pas passer. C'était tendu et j'en ai eu le coeur serré pendant une minute, mais une fois débarrassé d'eux j'ai remis le pied sur l'accélérateur et je me suis échappé".
Comme l'an dernier, il repart de Singapour en vainqueur, avec des pilotes Ferrari déboussolés. "Je ne sais pas où leur vitesse est passée", s'est-il interrogé. Sans en dire plus sur le mal qui pouvait ronger les Rouges. Entre dispersion stratégique et mauvaise exploitation matérielle.

"L'équipe la plus forte dans laquelle j'ai travaillé"

C'était plus judicieux de louer les mérites de ses alliés. "On apprend de la voiture, on l'améliore, on la raffine mais Ferrari le fait tout autant, a-t-il expliqué. C'est plus dans la compréhension des pneus que ça se situe, dans la capacité à cibler au plus juste la mise au point de la voiture, à extraire le petit plus. Et chaque week-end, les communications sont incroyables. Les réunions techniques sont vraiment, vraiment solides, et de nombreuses directions de travail en découlent. Je donne de longs debriefs, et nous travaillons jusqu'à ce qu'il ne reste plus de point en suspens. C'est l'équipe la plus forte dans laquelle j'ai travaillé en termes de communication."
"Nous avons des gens extraordinaires, sur les circuits et à l'usine, c'est un privilège de travailler avec eux et nous sommes si à l'aise les uns avec les autres. Il y a une énorme confiance à l'intérieur de l'organisation. Et puis, côté pilotage il y a ces choses que je fais en dehors qui me stimulent. Je sais qu'il y a eu des questions en début de semaine, à savoir si c'était une distraction. Et naturellement, si j'arrive ici et que je fais une erreur, on pointe ces choses que je fais à l'extérieur. On peut voir que ça ne m'affecte pas ma performance, et si c'est le cas, ça ajoute vraiment à la performance", a-t-il conclu.
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