F1 - "Il y a un élément racial" : Lewis Hamilton (Mercedes) recadre Mohammed Ben Sulayem

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Le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem s'est opposé ce jeudi avant le Grand Prix de Singapour à la diffusion de messages vulgaires en Formule 1, qu'il a comparé aux textes des rappeurs. Ses propos ont fait rapidement réagir le pilote Mercedes Lewis Hamilton, qui n'a pas apprécié le lien tissé entre la grossièreté et le style musical.

Hamilton prima del GP di Baku - Mondiale 2024

Crédit: Getty Images

De l'importance de bien choisir ses mots. Ce vendredi soir, avant même que Max Verstappen ne soit sanctionné par la FIA pour avoir été vulgaire en conférence de presse, le pilote Mercedes Lewis Hamilton confiait son malaise quant aux propos tenus un peu plus tôt par le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem dans une interview pour Motorsport.com.
Le Saoudien, qui a fait de la guerre contre la vulgarité des pilotes son nouveau cheval de bataille, a essayé de justifier le virage philosophique de l'instance : "Nous devons faire la différence entre notre sport, le sport automobile, et le rap. Nous ne sommes pas des rappeurs. Ils disent le mot qui commence par F- [fuck] combien de fois par minute ? Nous ne faisons pas cela. Ils sont qui ils sont et nous sommes [qui nous sommes]."
Et la comparaison n'a pas du tout plu à Lewis Hamilton. Le pilote Mercedes a rapidement réagi, questionné par Motorsport.com : "Je n'aime pas la façon dont il exprime [cette idée]. C'est dire que les rappeurs sont très stéréotypés et si vous y réfléchissez, la plupart des rappeurs sont noirs, et ça va vraiment dans ce sens quand il dit : 'Nous ne sommes pas comme eux'. Donc je pense que le choix des mots n'est pas bon. Il y a un élément racial." C'est d'autant plus dommage que la forme l'a agacé bien plus que le fond.
Justifiant sa position notamment par "les enfants qui écoutent" les interventions devant la presse des pilotes de F1 qui peuvent parfois être vulgaires, il s'est aligné sur la position de la FIA : "Je suis donc d'accord sur ce point. Je suis sûr que si vous imposez des sanctions, les gens arrêteront et peut-être que c'est... Je ne sais pas si c'est nécessaire, mais je pense vraiment qu'il y en a un peu trop." Un présage qui s'est rapidement réalisé, puisque Max Verstappen était sanctionné dès le lendemain à effectuer des "activités d'intérêt général" après avoir été vulgaire en conférence de presse.
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Lewis Hamilton (Mercedes) lors des essais du Grand Prix d'Azerbaïdjan, à Bakou, le 13 septembre 2024

Crédit: Getty Images

Et la surveillance va s'étendre aux messages radios en course. "Nous pouvons [les censurer] et nous le faisons, a rappelé Mohammed Ben Sulayem. Nous avons des règles, et les règles sont là pour le bien de la discipline, elles sont là pour être contrôlées et respectées." La FIA devrait donc serrer la vis ce week-end à Singapour. Et les messages radio pourraient donc, d'un coup, devenir bien plus polis, et certainement bien moins spontanés. Mais les enfants pourront arrêter de se boucher les oreilles à chaque message de Yuki Tsunoda.
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