La note : 3/5

De l'action, des changements de leaders, des rebondissements, tout ça ressemblerait à la course idéale. Mais trop de peur pour se dire que ce sont là tous les ingrédients d'une bonne course. Il faut juste espérer que la F1 puisse retourner pour le meilleur.

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Le vainqueur : Lewis Hamilton (Mercedes)

Le Britannique a remporté la course usante qu'il voyait se profiler samedi, à un point qu'il n'imaginait sûrement pas. Chez Mercedes, le couac de Monza aura sûrement servi à rester focus pendant ces différentes temps forts où il était si facile de commettre une erreur. Le pilote de la n°44 aurait pu se faire piéger sur la neutralisation que Valtteri Bottas a mise à profiter pour changer de pneus, au 44e tour. Mais la prolongation de la procédure lui a permis d'en faire autant sans perdre la tête.

Lorsque Valtteri Bottas l'a chassé, il a aussi désobéi à son équipe en recommençant à monter sur les bordures. Maintenir le Finlandais au-delà de la seconde était à ce prix, la 90e victoire aussi.

Avec 55 points d'avance sur Bottas, le n°1 mondial a plus de deux Grands Prix de sécurité sur le Finlandais, désormais son seul rival crédible pour le titre. Au 3e rang, Max Verstappen (Red Bull) est à 80 longueurs soit plus de trois courses avec le bonus du meilleur tour en course.

Le battu : Valtteri Bottas (Mercedes)

Il avait pour une fois toutes les cartes en main pour mettre en échec son coéquipier. C'était oublier que lorsqu'il réussi un départ, puis un deuxième, c'est déjà beaucoup… Le troisième l'a malheureusement renvoyé à sa condition de n°2. Par chance, la machine qu'il a dans les mains lui a permis de repasser Daniel Ricciardo (Renault). Il a voulu se battre jusqu'au bout mais Lewis Hamilton lui a montré qui était le patron en prenant le point du meilleur tour.

Au cœur de la polémique pour sa gestion "on/off" de restart lancé, il a été blanchi par les commissaires de la FIA, au contraire de 12 de ses collègues.

Le maudit : Max Verstappen (Red Bull)

On avait une chance de challenger les Mercedes mais son Honda en a décidé autrement, cette fois dès le départ. "Ça fait la deuxième fois de suite, j'en ai ras-le-bol", a-t-il déclaré à Motorsport-Total.com. Et de conclure que lorsque l'on n'a pas de puissance dès le départ, et qu'on se retrouve dans le paquet, "c'est facile d'être impliqué dans des incidents".

Le déçu : Charles Leclerc

Qualifié cinquième, il avait permis à Ferrari de tenir son rang pour le millième Grand Prix des Rouges. Malheureusement, sa course fut un feu de paille. Premier chasseur des Mercedes lors des huit tours qui ont suivi le premier restart, il a explosé en quatre boucles. Sa SF1000 en détresse pneumatique, il a repassé au stand au 22e puis au 38e tour. "On n'a rien à perdre", a-t-il lâché. Huitième par la grâce de la pénalité infligée à Kimi Räikkönen (Alfa Romeo).

Le miraculé : Lance Stroll (Racing Point)

La sécurité passive a joué un grand rôle dans cette course. L'épave de la RP20 du Canadien, accidenté au 44e tour, en est une nouvelle preuve.

Le bonus : Alexander Albon (Red Bull)

"Merci de m'avoir soutenu", a-t-il lancé à la radio, à l'adresse de Christian Horner, qui l'a félicité pour son podium "amplement mérité". A voir la facilité avec laquelle il a faire l'extérieur à Ricciardo (Renault) dans le n°1 au 51e tour, on se dit que la Red Bull était bien la deuxième voiture du plateau dimanche. Et qu'il mérite de toute façon de la garder.

Pour toujours, il restera le premier Thaïlandais sur un podium. Le Prince Bira avait culminé au 4e rang au Grand Prix de Suisse 1950 et au Grand Prix de France 1954.

Le malus : Les Français

Pierre Gasly (AlphaTauri) victime d'un mauvais pari entre Kimi Räikkönen (Alfa Romeo) et Romain Grosjean (Haas) dès le 2e virage, les freins de la Renault d'Esteban Ocon en proie à un feu destructeur, Romain Grosjean a été effrayé par ce qu'il a vu dans le chaos du 10e tour mais il a fini, avec une Haas en décomposition, à la douzième et dernière place.

La stat : 32

Mercedes détient à présent seul le record de courses menées de suite (32), devant Williams (31).

La déclaration : Charles Leclerc (Ferrari)

"La cours elle-même a été amusante. J'étais content à chaque fois qu'il y avait un départ arrêté car c'était une opportunité pour nous de se battre pour gagner des positions."

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