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GP des Etats-Unis 2013 : Fernando Alonso (Ferrari) et la récompense de "premier des mortels"
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Publié 18/11/2013 à 02:07 GMT+1
C'est fait : Fernando Alonso (Ferrari) est assuré d'être vice-champion du monde, pour la troisième fois en quatre ans. Grâce à une cinquième place texane acquise de haute lutte.
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Ce n'est pas nouveau, Sebastian Vettel (Red Bull) est quadruple champion du monde. Depuis le 27 octobre et le Grand Prix d'Inde précisément. En revanche, ce qui est nouveau depuis l'arrivée du Grand Prix des Etats-Unis d'Amérique, c'est que Fernando Alonso (Ferrari) est le second confirmé du Mondial 2013. Pour la troisième fois de sa carrière et invariablement sous le règne de l'Allemand.
L'Ibère se prenait à rêver d'un podium. Sixième au coup d'envoi, cinquième au damier, il a néanmoins savouré son accessit. Devant, pêle-mêle, des garçons comme Lewis Hamilton (Mercedes), Kimi Räikkönen (Lotus) et Mark Webber (Red Bull).
"Finir cinquième est très positif vu la difficulté de ce week-end et le fait que d'avoir démarré sur la partie sale de la piste", a relevé le champion du monde 2005 et 2006. "Nous étions bien conscients qu'il serait très difficile de maintenir notre position et je l'ai effectivement perdu au profit de Pérez. Dans la première partie de la course, nous n'étions pas assez rapides et nous avons décidé d'économiser les pneus et d'attaquer autour du pit stop. Nous étions plus compétitifs en 'dur', nous avons passé Pérez et nous nous sommes focalisés sur Hülkenberg. Mais même si notre situation comparée à Mercedes s'est améliorée (sic), nous avons été incapables de les battre", a-t-il ajouté.
"Je me sens plus fatigué par toutes les tensions de la course"
"Ceux partis sur la partie propre de la piste, comme Hamilton, Pérez et Bottas, ont gagné des places", a remarqué Pat Fry, le directeur de l'ingénierie de la Scuderia. "D'autre part, vu la difficulté à démarrer de la partie sale, nous avons opté pour que Fernando reste en piste quelque tours de plus. Grâce à son talent, il a regagné la place perdu sur la McLaren (de Pérez) au départ. En pneus 'dur', il avait un bon rythme et a pu attaquer Hülkenberg au bon moment et rester devant en contrôlant l'usure de ses pneus", a conclu le technique britannique.
"Je suis très fier de cette deuxième place au Championnat du monde Pilotes : c'est une petite récompense pour moi, la même qu'être le premier des 'mortels' derrière Red Bull", a déclaré "Nano". "Mon dos va bien, car je me suis bien échauffé avant la course, et il ne m'a pas gêné. Je me sens plus fatigué par toutes les tensions de la course, mais j'ai à présent trois jours pour me reposer avant d'arriver au Brésil à 100%."
"L'extraordinaire régularité de Fernando"
"Le résultat ne peut être vu comme satisfaisant", a tempéré Stefano Domenicali, le directeur d'équipe de Maranello. "La course a manqué de rebondissements et sa conclusion a été décidée au premier tour. Une fois encore, la qualification a conditionné notre performance et le regret est encore plus vif. L'écart avec la cinquième place en qualification était minimal et si nous avions démarré de la partie propre de la piste, nous aurions connu une course différente. Le résultat est la récompense de l'extraordinaire régularité de Fernando. Grâce à sa cinquième place, la bataille pour la deuxième place du Championnat du monde Constructeurs reste ouverte, même si nous devons garder un œil sur Lotus, qui bien que quatrième, semble être la deuxième force du Championnat."
"Ce fut un week-end vraiment difficile et j'ai galéré dès vendredi, en étant incapable d'utiliser au mieux les pneus ou de tourner à un bon rythme", a reconnu Felipe Massa, anonyme 13e. "Au départ, je n'ai gagné aucune place et de là j'ai été bloqué dans le trafic toute la course, sur une piste où il n'est pas facile de dépasser. Nous savions que stopper une deuxième fois n'était pas le meilleur choix mais je me suis retrouvé moi-même dans une situation difficile et nous avons décidé de nous risquer à un autre train de 'medium'. Si quelque chose s'était passé devant nous, comme une voiture de sécurité, nous aurions pu en profiter. Malheureusement, il ne s'est rien passé et le taux d'usure de ceux qui étaient devant moi était faible. J'ai donc fini derrière eux, à la position à laquelle j'étais parti. La dernière épreuve est au Brésil. Ce sera ma dernière course avec Ferrari. Cela va être très émouvant."
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