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Lewis Hamilton (Mercedes) encaisse mal la défaite : "Il va falloir en discuter"

Hamilton encaisse mal la défaite : "Il va falloir en discuter"

Le 22/10/2018 à 01:46Mis à jour Le 22/10/2018 à 08:03

GRAND PRIX DES ETATS-UNIS - Lewis Hamilton (Mercedes) a mal vécu le retournement de situation qui l'a conduit à un second arrêt au stand non désiré et privé d'un cinquième titre mondial, dimanche à Austin.

Lewis Hamilton se demande encore comment une sixième victoire en sept ans a pu lui échapper à Austin, dimanche. Poleman en "super tendre" battu par Kimi Räikkönen et ses "ultra tendre" au premier tournant, il pensait avoir assené le coup de grâce en rentrant lors de la période de voiture de sécurité virtuelle, au 11e des 56 passages.

Mercedes lui avait demandé de faire l'inverse du Finlandais de Ferrari, qui a tenté de l'induire en erreur en faisant semblant de rentrer. Pour un arrêt de six secondes particulièrement économique au regard du standard de vingt secondes. Économique mais prématuré, et finalement handicapant pour la suite.

Troisième à son retour en piste, deuxième quand son coéquipier Valtteri Bottas lui a ouvert la voie au 14e tour, premier au 22e tour quand Iceman est rentré, le Britannique a ensuite été incapable de tenir la distance à cause de pneus "tendre" arrière cloqués. Il avait plu vendredi sur le circuit des Amériques et son équipe avait mené des tests d'endurance incomplets.

"Quand on ne tourne pas le vendredi, on ne bosse pas les réglages"

Rentré au 37e tour pour un nouveau set de "tendre", Lewis Hamilton s'est lancé dans une remontée frustrante, qui ne lui a pas laissé de regrets mais des questions. Son but était d'être champion du monde et il a doublement échoué dans ce dessein. Non seulement il n'a pas pu déloger Max Verstappen (Red Bull) de la deuxième position, mais l'autre pilote de Mercedes a fini par céder sa quatrième place à Sebastian Vettel (Ferrari) dans les derniers tours.

"En fait, ce fut une course amusante, proche de Kimi, un peu en bagarre avec lui et Max, a raconté le Britannique, troisième à 2"3 du vainqueur. Quand on ne tourne pas le vendredi, on ne bosse pas les réglages et on n'optimise pas la voiture. Tout le monde était logé à la même enseigne mais, au final, Ferrari s'est rapproché de nous avec les changements qu'ils ont effectués.

En course, nous avons manqué de vitesse en ligne droite, mais j'ai tout donné. J'ai attaqué encore et encore, comme un dingue. J'ai eu une opportunité à la fin, mais j'ai dû donner beaucoup de place à Max car c'est mieux de finir troisième que se faire sortir par quelqu'un qui ne se bat pas pour le championnat. Voilà pourquoi je n'ai pas voulu prendre de risques. Nous étions décidés à nous battre pour la victoire, mais ça n'a pas abouti."

Vendredi, l'origine du problème

"Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé avec notre stratégie. Il va falloir en discuter. Ça a été une belle bataille avec Ferrari, qui est revenue à notre niveau et ça va continuer de l'être. Je n'ai jamais eu de gros résultat à Mexico. J'y vais donc pour gagner."

"Nous pensions pouvoir imposer notre vitesse d'une façon ou d'une autre, mais ça n'a pas marché, a concédé James Allison, le directeur technique de Mercedes. La performance intrinsèque de la voiture est restée bonne, mais nous avons consommé nos pneus plus vite que les autres. Ce fut visible avec la stratégie à deux arrêts de Lewis, aidée par la voiture de sécurité virtuelle, et celle à un arrêt que nous avons choisie pour Valtteri. Nos pilotes ont bien commencé leur relais mais le défi s'est compliqué quand les pneus se sont dégradés. Nous mettons normalement nos voitures à de plus heureuses places mais vendredi la pluie nous a rendus aveugles face aux problèmes rencontrés aujourd'hui. Ils nous ont été cruellement exposés."

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