La note : 3/5

On pouvait redouter que Zandvoort soit un tracé du samedi mais pas du dimanche. Les pilotes l'ont encensé pour le plaisir solitaire sur le tour chrono, mais les designers ne s'étaient pas trompé en voyant les bankings comme des variations capables de dynamiser les bagarres. Le top 5 est resté figé de la qualification à la course, certes, les plus beaux duels ont concerné les accessits, mais le public a fait de ces trois jours un événement jamais vu, même à Monza. Un classique qui doit s'imposer.
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Le vainqueur : Max Verstappen (Red Bull)

Grand Prix des Pays-Bas
La légende de Kimi (2/2) : Räikkönen raconté à Monaco, chez McLaren, et champion chez Ferrari
09/09/2021 À 21:23
Le Néerlandais sait désormais ce que ressent Lewis Hamilton à chaque fois qu'il arrive au Grand Prix de Grande-Bretagne. Et les huit victoires du Britannique sur ses terres lui inspirent certainement un grand respect.
Verstappen, vénéré par la foule : "Ce n'est jamais facile d'être à la hauteur"
C'est peu dire qu'il avait une pression, même amicale, de dingue sur ses épaules, et le fait qu'il n'a pas mis sa Red Bull de travers trois jours durant en dit long sur sa caisse. Une caisse de champion du monde en puissance.
Au 9e passage, il a bouclé son 1000e tour leader sur le chemin de sa première victoire à domicile. Une victoire dont il mesure le privilège puisque seuls sept pilotes avant lui avaient connu cet honneur au 21e siècle : Michael et Ralf Schumacher, Fernando Alonso, Felipe Massa, Lewis Hamilton, Nico Rosberg et Sebastian Vettel. Ça valait bien de casser les codes du protocole en montant sur le podium recouvert du drapeau néerlandais, ce que Lewis Hamilton ne s'autorise que dans la pitlane, après un titre mondial.

Le battu : Lewis Hamilton (Mercedes)

Il doit ruminer ces 38 millièmes qui l'ont privé de la pole position. Comme à Spa-Francorchamps, tout s'est joué pour lui le samedi. Tenu à l'écart de la zone DRS de la Red Bull n°33, il a tenté deux undercuts, dont le second n'aura pas connu un meilleur destin deux ou trois tours plus tard.
Mauvais timing pour le "coup de bluff" de Hamilton, "insolent" Bottas : Mercedes grimace
Il repart de Zandvoort en n°2 mondial, avec encore des questions au sujet de son moteur n°1 défaillant vendredi. Pourra-t-il l'utiliser aux entraînements d'ici la fin de la saison ? Mais à Monza, c'est bien son adversaire qui devrait subir le plus gros coup avec la mise en service d'un 4e bloc complet Honda hors quota annuel, ce qui vaudra au Néerlandais une lourde pénalité sur la grille.

Le dissident : Valtteri Bottas (Mercedes)

Lâché par Mercedes qui ne devrait pas tarder à annoncer son remplacement par Russell pour 2022, après la révélation par Alfa Romeo de son arrivée, il a mollement résisté à Max Verstappen sur la passation de pouvoir du 29e tour, et l'a joué carrément perso en prenant à Lewis Hamilton le point du meilleur tour en course, un chrono "insolent" a jugé son patron et manager Toto Wolff, avant la réaction de son coéquipier.
Il n'était pas là pour faire les affaires de LH44 mais bien "s'amuser". Qu'il en profite car il n'aura pas ce luxe chez Alfa Romeo.

Le meilleur des autres : Pierre Gasly (AlphaTauri)

Une énorme performance, à double titre. Quatrième en qualification, le Français a confirmé en course en traçant la route devant la Ferrari de Charles Leclerc (Ferrari) et en passant Fernando Alonso (Alpine) en haut du second banking. Le résultat d'un travail d'équipe. "La voiture était rapide, j'ai pu la régler comme je voulais, a souligné le vainqueur du Grand Prix d'Italie 2020, mal parti en termes de set up vendredi. "On me laisse tranquille, on me laisse faire les choses comme j'ai envie et ça se passe très bien", a-t-il ajouté, soulignant la "très bonne mentalité" des hommes et femmes de Faenza. De quoi prendre place dans le top 8 mondial.
Gasly, le meilleur des autres : "On volait !"

Le bonus : Le fair-play de Mercedes envers Red Bull

C'est un apaisement bienvenu entre les deux équipes. On se souvient qu'à Budapest, la FIA avait renvoyé le garage Red Bull à l'opposé de son habituel voisin de Mercedes pour ne pas risquer d'envenimer plus la situation après le clash de Silverstone. L'escalade verbale n'avait cessé depuis lors entre les deux parties, dont les relations sont en voie de normalisation après ce Grand Prix. Dans l'étroite pitlane batave, Mercedes a pris soin pendant la course de ranger ses tuyaux pneumatiques et son matériel pour permettre à Max Verstappen de prendre une ligne idéale vers ses mécaniciens. Une geste apprécié publiquement par Christian Horner.

Le malus : Lando Norris (McLaren)

On aime bien le jeune Anglais, mais là il est fait trop. En toute mauvaise foi. Il avait balancé gratuitement Sergio Pérez (Red Bull) dans les graviers à Spielberg et il a encore fait le petit dur lorsque "Checo" l'a passé à l'extérieur du n°1.

Le tweet du retour vers le futur

"Bottas recherchera demain un concessionnaire Alfa qui souhaite reprendre sa flotte Mercedes. De préférence pour Monza"
La meilleure légende détournée de cette photo entre Valtteri Bottas et le patron de d'Alfa Romeo est signée Olav Mol, commentateur à la télévision néerlandaise Ziggo Sport.

Le nombre : 17

Le nombre de victoires de Max Verstappen. Un record pour un pilote sans couronne qui surpasse celui de feu Sirling Moss.

La déclaration : Mick Schumacher (Haas)

"Il (Nikita Mazepin) s'est mis dans la tête d'être devant moi, à tout prix."
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