Eurosport
Grand Prix du Japon - Pierre Gasly (AlphaTauri) frôle un camion sur la piste : "J'aurais pu me tuer !"
Par
Publié 09/10/2022 à 07:56 GMT+2
GRAND PRIX DU JAPON - La gestion des accidents et sorties de piste sous la pluie, lors des trois premiers tours de l'épreuve dimanche à Suzuka, a failli être dramatique. Pierre Gasly (AlphaTauri) est passé tout près d'un camion en bord de piste. Une défaillance grave en terme d'organisation huit ans après après l'accident mortel de Jules Bianchi dans des circonstances analogues.
Pierre Gasly (AlphaTauri) au Grand Prix du Japon 2022
Crédit: Getty Images
Une image que l'on ne pensait plus revoir. En plein chaos, dimanche lors deuxième tour du Grand Prix du Japon, stoppé au drapeau rouge sous la pluie de Suzuka, Pierre Gasly (AlphaTauri) est passé tout près de percuter un camion en bord de piste, au virage n°12. "C'est inacceptable ! Comment c'est possible ? Je n'arrive pas à y croire", a réagi le futur pilote Alpine. "J'aurais pu me tuer !", s'est-il exclamé, en décrivant la scène au poste de commandement de son écurie italienne.
La direction de course venait de sortir le drapeau rouge et les pilotes roulaient pour revenir aux stands, le temps d'évacuer les monoplaces du Thaïlandais Alex Albon (Williams), contraint à l'abandon suite à un problème de moteur, et de l'Espagnol Carlos Sainz (Ferrari), après un accident au premier tour.
La direction de course à la FIA a livré une explication peu convaincante sur les circonstances de la présence de ce camion. "Au troisième tour, la voiture de sécurité a été déployée en piste, la course était neutralisée, mais la voiture 10, qui avait ramassé des débris, venait de s'arrêter derrière la voiture de sécurité, et a repris la piste en pilotant à haute vitesse pour rattraper le peloton alors que les conditions se détérioraient, a cité Julien Fébreau, commentateur de la course sur Canal+, en direct. C'est la raison du drapeau rouge présenté à ce moment-là. Avant que la voiture ne passe l'endroit où il y avait les débris (de Sainz)."
Puis la direction de course a convoqué Pierre Gasly à 18h locales (11h françaises) pour une infraction à l'article 57.2 du code sportif. Elle reprochait au Français d'avoir roulé à plus de 250 km/h - données GPS à l'appui -, après avoir passé la zone de l'incident, sous drapeau rouge. Elle a surtout été pointée du doigts par plusieurs pilotes, à l'image de George Russell. "Ce n'est pas l'incident de Pierre Gasly. C'est l'incident de la FIA", a lancé le Britannique. La FIA a ajouté 20 secondes au temps de course de Pierre Gasly et lui a retiré deux points de superlicence.
La présence très dangereuse de ce camion a rappelé l'accident qui avait causé la mort à 25 ans de Jules Bianchi sur ce même circuit, le 5 octobre 2014, au 42e tour. Sous la pluie, le Français avait perdu le contrôle de sa Marussia dans le virage 7 et sa monoplace s'est encastrée sous un engin de levage qui finissait d'évacuer la Sauber de l'Allemand Adrian Sutil, sortie de la piste au tour précédent. De retour en France, il était mort après plusieurs mois de coma à Nice, sa ville natale, le 17 juillet 2015. "C'est irrespectueux envers Jules, a lâché Gasly. Je suis juste heureux d’être en vie. On en a parlé des millions de fois". Et on n'a pas fini d'en reparler.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité