Grand Prix du Japon - "C'est un week-end presque parfait" : meilleur des autres, Isack Hadjar continue d'impressionner
Mis à jour 08/04/2025 à 17:33 GMT+2
Huitième du Grand Prix du Japon ce dimanche, Isack Hadjar (Racing Bulls) a débloqué son compteur de points en Formule 1 au bout de son troisième week-end dans la catégorie reine, grâce notamment à un sublime dépassement par l'extérieur sur Carlos Sainz (Williams). Ces quatre unités sont venues récompenser ses débuts très prometteurs et les dirigeants de Red Bull n'ont pas tardé à le féliciter.
Isack Hadjar célèbre ses premiers points avec Racing Bulls.
Crédit: Getty Images
Pour son troisième week-end en Formule 1, Isack Hadjar a vécu un moment de rêve, de l'ordre de ceux que l'on marque d'une pierre blanche. Huitième du Grand Prix du Japon ce dimanche matin, le pilote français de Racing Bulls a glané ses premiers points dans la catégorie reine et confirmé son adaptation rapide à la discipline. Le voilà crédité de quatre unités au championnat du monde. Et à Suzuka, dans l'un des temples de la F1, s'il vous plaît ! "Je lui tire mon chapeau. Il a signé une excellente performance", a souligné Christian Horner, le patron de Red Bull.
Interrogé à l'issue des 53 tours effectués sur son circuit préféré, un tracé hyper technique qu'il sélectionnait inlassablement sur la console, le rookie de 20 ans était forcément heureux, mais aussi "très fatigué", comme il l'a confié au micro de Canal+ : "C'était le meilleur endroit pour marquer mes premiers points. C'est pour ça que je n'en avais pas marqué avant ! (Rires.) Le rythme était juste énorme. Il n'y avait aucune dégradation, ça allait de plus en plus vite à chaque tour. Et sur une piste comme celle-ci, c'est très usant. Ma nuque est juste détruite."
Au risque de réveiller certains cauchemars, il convient de rappeler qu'Hadjar n'avait qu'une course complète de F1 dans les pattes avant d'appréhender l'incontournable circuit japonais. Accidenté dans le tour de formation du premier Grand Prix de l'année en Australie, le Parisien avait terminé celui de Chine à la 11e place, la mauvaise stratégie de son équipe ayant ruiné sa bonne qualification (7e au départ).
"J'ai été impressionné dès sa première montée dans la voiture. Sa vitesse nous a tous surpris. Il a aussi fait preuve d'un grand sang-froid et, heureusement, il a marqué des points. Je pense qu'il aurait marqué des points si la stratégie avait été la bonne lors des deux dernières courses. Mais globalement, nous sommes ravis d'avoir un tel nouveau talent dans notre équipe", a déclaré le Dr Helmut Marko, le conseiller de Red Bull pourtant avare en compliments.
Duel avec Hamilton, superbe dépassement sur Sainz
Au Pays du soleil levant, malgré la douleur et la fatigue, Hadjar a bien géré son rythme et ses gommes pour placer sa Racing Bulls juste derrière les écuries de pointe que sont McLaren, Red Bull, Ferrari et Mercedes. Devançant des pilotes plus expérimentés tels qu'Alexander Albon (Williams) ou Fernando Alonso (Aston Martin), le Français a été "le meilleur des autres". Cette position prisée par tous les pilotes du midfield, le rookie l'a construite avec application et sérieux dès les essais libres. Lors du deuxième entraînement, par exemple, il terminé troisième à quatre dixièmes des McLaren tandis que Max Verstappen (Red Bull) devait se contenter de la huitième position.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/04/06/image-9fed52f1-9a63-47e2-aa37-0d28d98de70b.jpeg)
Isack Hadjar (Racing Bulls).
Crédit: Getty Images
En qualification, Hadjar a surmonté la douleur "cauchemardesque" d'un harnais trop serré pour s'extraire de la Q1, avant d'assurer le passage dans le dernier segment de la séance pour la deuxième fois consécutive. Crédité du septième temps final, il a eu la bonne surprise de partager la quatrième ligne avec son idole Lewis Hamilton (Ferrari).
S'il apprécie le jeune tricolore, en témoigne le selfie qu'ils ont pris ensemble en Australie, ce dernier ne lui a pas fait de cadeau en piste. Après un bon envol des deux pilotes, le Britannique l'a déposé en ligne droite au 6e tour avec l'aide du DRS. "J'ai pris un meilleur départ que lui, ce qui m'a permis de menacer (Kimi Andrea) Antonelli, mais les positions sont restées figées, racontait le rookie. Avec le rythme que Lewis avait, on savait qu'il allait me passer dans tous les cas. C'était cool de me battre avec lui." Bien qu'elle semble bien née, Hadjar connaît les limites de sa Vcarb02, ce qui ne l'empêche pas d'en exploiter toute le potentiel.
Loin devant Tsunoda et Lawson
Ce dimanche, il avait coché le nom d'Alexander Albon. Le pilote thaïlandais de Williams, six saisons en F1, n'a pas fait le poids (9e à 3"3 secondes de son jeune adversaire). Son ancien équipier Yuki Tsunoda et son nouveau voisin de garage Liam Lawson ? Balayés eux aussi. Le premier, promu chez la grande soeur Red Bull au détriment du Néo-Zélandais, est resté hors de la zone des points (P12) ; le second, traînant son spleen, a terminé 17e à des années-lumière.
Principal animateur de ce Grand Prix du Japon plongé dans la léthargie, Hadjar s'est aussi démarqué par son joli dépassement sur le roublard Carlos Sainz (Williams) au 30e tour. Une manoeuvre par l'extérieur à plus de 300 km/h dans la ligne droite du départ, malgré les décalages tardifs de l'Espagnol qui tentait de le contenir pour permettre le retour de son équipier Albon. "J'ai pris beaucoup de plaisir sur le dépassement. C'est une belle manoeuvre, oui, mais j'ai eu très peur ! J'ai pris des risques et ç'a payé", se félicitait ce rookie rafraîchissant, très apprécié dans le paddock.
Une manière de rappeler qu'il est encore en plein apprentissage, même si ses débuts sont très prometteurs. "On ne pouvait pas viser plus haut que cette 8e place décrochée au mérite", concluait Hadjar. Un "week-end presque parfait" qui en appelle vraisemblablement d'autres.
Sur le même sujet
Plus de détails
/gsd-image-store.sports.gracenote.com/35E4ABACD50EB958DF7E1D002D92EECC5123989984489149.png)
Formule 1Course
1
M. VerstappenTerminé
Publicité
Publicité