Getty Images

Bonus-malus : Lewis Hamilton (Mercedes) laborieux, Sebastian Vettel (Ferrari) classieux

Bonus-malus : Hamilton laborieux, Vettel classieux

Le 29/10/2018 à 04:16Mis à jour Le 29/10/2018 à 08:43

GRAND PRIX DU MEXIQUE - Lewis Hamilton (Mercedes) a fait une course terne pour empocher son cinquième titre mais Sebastian Vettel (Ferrari) n'a pas hésité à le féliciter chaudement. Des belles images pour sceller le titre Pilotes 2018.

La note : 3/5

Ça fait quand même deux ans de suite que le Grand Prix du Mexique accouche d'un champion du monde laborieux, heureusement pas à l'image de sa saison. On s'est forcé à croire que Sebastian Vettel (Ferrari) pouvait revenir sur Max Verstappen (Red Bull), leader à sa guise, et qu'il pouvait dans le même temps arriver quelque chose à Lewis Hamilton (Mercedes)…

Le vainqueur : Max Verstappen (Red Bull)

Il a facilement capitalisé sur le départ raté de son coéquipier poleman et a roulé sans souci ou presque, car il a angoissé par principe après l'arrêt définitif de l'autre RB14. Aurait-on l'esprit mal placé en interprétant son inquiétude sur le moteur Renault comme un acharnement médiatique ? D'autant que c'est l'hydraulique qui a lâché sur la n°3.

On appréciera quand même qu'il n'ait pas eu à se montrer aussi menaçant qu'en 2017 au premier tournant.

"Je n'ai jamais eu de pression, j'ai pu faire ma course comme je voulais", a résumé ce diable de Max qui égale encore au dernier moment, comme l'an dernier, les 2 victoires de l'infortuné Daniel Ricciardo. Et au rythme où il avance, il peut viser la troisième place au championnat du monde.

Le champion : Lewis Hamilton (Mercedes)

On spécule depuis Austin sur les jantes spéciales que Mercedes avait inauguré à Spa-Francorchamps et que l'équipe a prudemment remballé, et on ne peut que s'interroger sur ce nouveau un passage à vide des Gris. Températures mal contenues des pneus arrière, le Britannique a vécu un chemin de croi mais évité l'affront d'un tour encaissé pour quelques secondes.

Le beau perdant : Sebastian Vettel (Ferrari)

Loin de son boss Maurizio Arrivabene qui paraît s'étrangler dans le communiqué de l'écurie en adressant ses félicitations à Lewis Hamilton, Sebastian Vettel a congratulé le champion 2018 dans une longue accolade et s'est fendu d'un passage chez Mercedes qui a scotché tout le monde.

Tout ça après une course offensive ponctuée par deux dépassements sur Lewis Hamilton (Mercedes), chapeau !

Les dépassements : Daniel Ricciardo (Red Bull) et Sebastian Vettel (Ferrari)

Si on n'avait pas bien vu Lewis Hamilton (Mercedes) craquer devant Daniel Ricciardo (Red Bull) au n°1 au tour 48, Valtteri Bottas (Mercedes) a proposé le replay dans les roues de Sebastian Vettel (Ferrari) lors du passage suivant.

Le bonus : Sauber

Charles Leclerc (Sauber) a encore été clairvoyant en ne se trompant pas de combat contre Sergio Pérez (Force India). Il ne fallait pas s'énerver et gérer les pneus. Le Monégasque a fini en trombe. Au bout, une belle septième place qui, complétée par la 9e position de Marcus Ericsson, offre à l'écurie suisse la huitième place (avec 36 points) au championnat des constructeurs. Devant Toro Rosso. Et à ce tarif-là, Force India (47 points) n'est pas imbattable.

Le malus : Haas

Un deuxième score vierge de suite qui entérine la défaite contre Renault dans la course à la quatrième place chez les constructeurs. 84 points contre 114, c'est peine perdue. Même en cas de verdict favorable de l'appel contestant la perte des 8 points du Grand Prix d'Italie, le 1er novembre.

Le chiffre : 7

Mercedes fait son chemin dans les stats du Mondial. Sept titres Pilotes, c'est autant que l'écurie Williams mais encore derrière McLaren (12) et Ferrari (15).

La décla : Sebastian Vettel (Ferrari)

"Félicitations. C'est mérité, il a été le meilleur, il a été parfait toute la saison."

0
0