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Daniel Ricciardo (Red Bull) signe une pole surprise, Lewis Hamilton (Mercedes) 3e

Ricciardo bouscule la hiérarchie

Le 27/10/2018 à 21:07Mis à jour Le 28/10/2018 à 00:06

GRAND PRIX DU MEXIQUE - Sensation à Mexico. Alors qu'une bagarre entre Lewis Hamilton (Mercedes), Sebastian Vettel (Ferrari) et Max Verstappen (Red Bull) était attendue pour la pole, c'est Daniel Ricciardo qui a tiré son épingle du jeu en signant le meilleur temps de la séance de qualifications en 1'14"759, samedi. L'Australien a devancé Verstappen, Hamilton et Vettel, 4e.

Daniel Ricciardo était l'homme auquel on ne pensait plus. En tous les cas chez Red Bull. Face à Max Verstappen, l'Australien restait sur dix revers consécutifs sur le tour chrono du samedi après-midi, en ne comptant pas les duels qualificatifs avortés sur problèmes techniques. Vendredi avait été le jour du Néerlandais. Samedi aussi. A l'occasion des derniers libres préfigurant la qualification. En Q2, et même jusqu'au 1er run en Q3. Mais pas jusqu'au bout.

Au moment où ça comptait, "Dan The Man" a sorti d'un tour magnifique, magique, pour arracher sa troisième pole position en carrière, pour 0"026 au détriment de son coéquipier Néerlandais, qu'il a mis dans une colère qu'on a vue dès son arrivée sur la grille de départ. Battu de 0"026, #MV33 n'a pu s'empêcher de percuter le panneau P2 le privant de la pole position du plus jeune pilote de tous les temps. Pour surpasser le précoce Sebastian Vettel (Toro Rosso) de Monza 2008, il aura encore sa chance à Sao Paulo et à Abou Dabi.

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Spontanément, le futur pilote Renault a repensé à sa dernière pole position datant de Monaco. Ses dernières pole positions de Monaco en fait, puisqu'il n'a jamais été le plus rapide ailleurs qu'en Principauté, en 2016 et 2018.

"Etre derrière les Red Bull n'est pas une mauvaise chose..."

A 2229 mètres d'altitude, le nivellement des puissances a sûrement joué un rôle, l'air raréfié aussi. La RB14 avait un petit plus appréciable, sans parler de son châssis.

Pas ingrat, l'Aussie n'a pas dénigré le moteur Français façon Verstappen, d'une façon tellement prévisible qu'elle en devient bête et tellement caricaturale de la frustration du gamin.

Dans la bagarre sans jamais donner le sentiment qu'il pouvait emporter la décision, Lewis Hamilton (Mercedes) s'est calé au troisième rang, à 0"135. Suffisamment pour ne pas avoir de regret. Suffisamment pour se rapprocher d'un cinquième titre qui lui tend les bras. Avec une aide inattendue.

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"Je ne m'attendais pas à être aussi haut, c'est le mieux que nous pouvions faire, mais être derrière les Red Bull n'est pas une mauvaise chose…", a lâché #LH44. Une déclaration facile à traduire : s'il ne grille pas les Red Bull au coup d'envoi, elles seront pour lui un rempart providentiel, étant donné l'impératif de victoire de Sebastian Vettel (Ferrari).

Et justement, s'il y en a bien un autre qui a eu du mal à digérer, c'est l'Allemand de Maranello. Quatrième à 0"211, ce qui n'a rien d'infamant, il est allé se réfugier illico au fond du garage rouge.

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