Bonus-malus : Hamilton historique, Leclerc et Vettel piégés, Verstappen énervé

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GRAND PRIX DU MEXIQUE - Ça ne servait à rien de faire la course en tête, dimanche à Mexico, et Lewis Hamilton (Mercedes) l'a montré à Charles Leclerc et Sebastian Vettel (Ferrari). Tandis que Max Verstappen (Red Bull) n'avait pas décoléré de la veille...

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Crédit: Eurosport

Note : 3/5

Des frictions entre les Mercedes et Max Verstappen (Red Bull), une stratégie risquée mais brillante des Gris qui ont montré pourquoi on aime la Formule 1. Lors de ce week-end marqué par le renoncement de Ross Brawn à son projet aberrant de course de qualification avec grille inversée, on a vu que des équipes pouvaient passer d'outsiders à vainqueurs en ayant un peu d'audace.

Le vainqueur : Lewis Hamilton (Mercedes)

"Lewis, tu peux le faire", lui a assuré le stratégiste James Vowles, au moment où il émettait de sérieux doutes sur sa capacité à aligner 48 tours en "dur" jusqu'au drapeau à damier. Le Britannique a roulé à la limite du possible, dimanche, et c'est sa marque de fabrique. Mercedes lui élabore des plans qu'elle ne songerait pas proposer à son équipier, un peu comme Ferrari le faisait avec Michael Schumacher.
Voilà un nouveau succès notable pour le Britannique, qui a tout fait pour le mériter puisqu'il l'a construit sur le renoncement à se battre pour la pole position samedi. En attendant son sixième titre, il orne son palmarès d'un compte rond de plus. Après la victoire dans le 1000e Grand Prix de l'Histoire de la Formule 1, le voilà honoré de la 100e de Mercedes. Alain Prost en avait fait de même pour Ferrari, et Ayrton Senna pour McLaren.

Les battus : Charles Leclerc et Sebastian Vettel (Ferrari)

Rouler en tête, c'est avoir peur de commettre un faux pas tout en s'exposant à des stratégies adverses décalées, des menaces parfois gratuites dont le seul but est la déstabilisation. Dimanche à Mexico, la Scuderia Ferrari en a fait l'amère expérience, de deux façons différentes. Elle avait deux chances de gagner, elle les a perdues face à deux équipes aux démarches radicalement différentes.
Comme d'habitude, Red Bull a fait du Red Bull : en cherchant à provoquer. Objectif : l'undercut avec Alexander Albon, puisque Max Verstappen avait sombré depuis un moment. Troisième à 3"6 du leader Leclerc, le Thaïlandais a fait un parfait artificier.
A cette provocation, la Scuderia s'est abstenue de réagir avec Sebastian Vettel, sans quoi elle aurait mis ses oeufs dans le même panier. Mais elle a perdu la main en laissant Lewis Hamilton rentrer dans la pitlane. Dès lors, elle a misé sur un relais long dans l'espoir que son pilote fasse la différence avec ses pneus plus frais dans les derniers tours. Cette saison, Max Verstappen avait réussi ce coup en Autriche et Lewis Hamilton en Hongrie. Ferrari pouvait y croire mais l'Allemand n'a jamais pu hausser le rythme.

Le pilote énervé : Max Verstappen (Red Bull)

Il n'en est plus à une énormité près… Il ne se sent jamais coupable mais il l'était bien en Q3. Alors il ne pouvait pas l'être seul. Selon ce postulat, l'un des pilotes Mercedes aurait aussi dû être rétrogradé après la qualification…
Le Néerlandais a cassé en peu de temps l'image du pilote assagi que l'on croyait enfin voir en lui. Une troisième place au championnat devant les pilotes Ferrari grâce à des Top 5 de métronome, c'était significatif.
Sans doute pas encore mûr pour penser comme un champion du monde, il était dans les mauvais coups dimanche. Il a sciemment élargi sa trajectoire sur Lewis Hamilton au départ, lancé un assaut de trop loin dans le stadium sur l'autre Mercedes… Et a payé l'addition.
Son père met la pression sur Red Bull pour l'après-2020. Mais avec une attitude toujours aussi court-termisme, on en vient à se demander s'il est Mercedes-compatible.

Le bonus : Le podium

Le coup de la monoplace hissée à hauteur de podium, on avait vu ça au Grand Prix des Etats-Unis du temps d'Indianapolis. Mexico a amélioré l'effet visuel en plaçant le vainqueur debout sur sa machine.

Le malus : Les abandons de confort

Celui de Robert Kubica (Williams) en Russie avait rendu son sponsor furieux. Dimanche, on a eu droit aux retraits stratégiques de Lando Norris (McLaren) et Kimi Räikkönen (Alfa Romeo), visiblement pour la même raison : économiser le matériel en cette longue saison. Les quotas de pièces sont peut-être à revoir.

La stat

Ferrari n'a toujours pas gagné au Mexique depuis la victoire d'Alain Prost en 1990.

Le tweet qui tient chaud

La déclaration : Lewis Hamilton (Mercedes)

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