Ferrari encaisse : "Mercedes et Lewis ont été plus forts que nous"

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GRAND PRIX DU MEXIQUE - La Scuderia a été battue par une équipe Red Bull plus agressive et une équipe Mercedes qui n'avait rien à perdre, dimanche. Les pilotes Sebastian Vettel et Charles Leclerc et le patron Mattia Binotto l'ont bien expliqué à l'arrivée.

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Crédit: Eurosport

Il n'y a pas eu de mélodrame entre Charles Leclerc et Sebastian Vettel au départ, dimanche à Mexico. Mais comme à Suzuka, les pilotes Ferrari partis de la 1re ligne se sont fait supplanter par leurs rivaux de Mercedes.
De la septième pole position de la saison, le Monégasque a mené le Grand Prix du Mexique jusqu'à devoir rentrer au 16e des 71 tours pour répondre à une menace d'undercut précoce de Red Bull par l'intermédiaire d'Alexander Albon. Le Thaïlandais était troisième à 3"6 et le risque était réel. Le natif de Monte-Carlo a perdu pied en reprenant des "medium" et n'a pas été plus heureux en repassant parmi ses mécaniciens au 44e tour, puisqu'un problème de serrage de la roue arrière droite lui a coûté du temps. Sur le fil du rasoir dans sa remontée, il perdu le contact avec Valtteri Bottas (Mercedes) lors d'une sortie de piste.
L'ex-pilote de Sauber a clamé qu'il n'était "pas content". "On partait premier, après malheureusement on a dû s'arrêter, a-t-il pesté. Les deux stops ont été difficiles, c'est vrai. A chaque fois on a eu des voitures devant et on a eu des surchauffes au niveau du moteur et des pneus, donc c'était une course compliquée. Pour être honnête, je pense que même sans ce mauvais arrêt aux stands, il aurait été compliqué de doubler et de revenir sur les Mercedes."

"Notre stratégie aurait pu être un peu plus incisive"

Quant à Sebastian Vettel, il a compris dès le retour en piste de Lewis Hamilton, au 24e tour, qu'il n'avait plus qu'à espérer un coup de chance, comme une voiture de sécurité, pour observer un arrêt plus rapide que la normale. Car il ne servait plus à rien de se précipiter au stand.
Finalement, il s'est décidé au 38e tour. Malgré des pneus "dur" neufs face au set de Lewis Hamilton qui avait déjà bouclé 14 rotations, il n'a jamais été en mesure de rentrer dans la zone DRS du leader à la Flèche d'argent.
"Notre stratégie aurait pu être un peu plus incisive à certains moments, a regretté l'Allemand. De manière surprenante, les pneus 'dur' ont bien fonctionné. Au final, nous avons étudié toutes les options en termes de stratégie et cela a bien marché mais aucun de nous ne pensait que les pneus 'dur' résisteraient aussi longtemps et c'est cela qui a fait la différence."

"Pour eux, ça a marché"

"Il y avait beaucoup d'inconnues et nous ne voulions pas faire quelque chose d'idiot alors que Valtteri se rapprochait, a-t-il avoué. En regardant les choses honnêtement, nous avons fait du bon travail mais pour faire mieux nous devons combiner un peu mieux les choses. Nous avons les ingrédients et l'intelligence mais il faut que tout tombe en place. Tant Mercedes que Lewis ont été plus forts que nous. Si on opte pour une stratégie à un seul arrêt, il vaut mieux le faire vraiment qu'à moitié".
"Ils [Mercedes] ont essayé de faire un stop en s'arrêtant vraiment très très tôt, c'est de leur côté un bon pari, pas évident à gagner, a réagi sur Canal+ Mattia Binotto, le directeur d'équipe des rouges. Quand on est derrière, c'est le genre de chose à faire, il faut essayer quelque chose de particulier. Pour eux, ça a marché."
Au sujet l'arrêt précoce de Charles Leclerc, le dirigeant italien a été catégorique. "On était convaincu que deux stops était la meilleure stratégie, a-t-il justifié. On a protégé sa position sur Albon. Le deuxième relais en 'medium' n'a pas été aussi bon qu'on l'espérait (…) et Il a perdu du temps au pitstop. Tout cela l'a mieux plus en difficulté à la fin. A ce moment de la course, le laisser dehors aurait été un trop grand risque."
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