GP du Mexique - Bonus-Malus: La promenade de Verstappen, les erreurs de Mercedes, le flegme d'Hamilton, McLaren rebondit
Publié 31/10/2022 à 01:25 GMT+1
GRAND PRIX DU MEXIQUE - A Mexico, Max Verstappen (Red Bull) a eu la plus grande facilité à surclasser le reste du plateau, les Mercedes de Lewis Hamilton et George Russell en tête. Les Ferrari ont traversé la course comme des fantômes et les McLaren ont connu un coup de fouet en termes de performance, Daniel Ricciardo atteignant la septième place devant Esteban Ocon (Alpine).
Max Verstappen nach seinem 14. Saisonsieg
Crédit: Imago
La note : 1/5
Comme trop souvent cette saison, Max Verstappen (Red Bull) était seul au monde. Ce Grand Prix du Mexique a été avare en bataille, en voiture de sécurité et, plus généralement, en suspense. Ce fut l'une des courses les plus tranquilles de l'année.
Le vainqueur : Max Verstappen (Red Bull)
Depuis la saison dernière, le Néerlandais a pris un abonnement à cette catégorie. Après avoir coiffé la couronne mondiale pour la deuxième fois de rang à Suzuka au début du mois, Max Verstappen vient de conquérir sa 14e victoire en 2022. Il a ravi le record de succès sur une saison à Michael Schumacher (2004) et Sebastian Vettel (2013). A Mexico, sur les terres de son coéquipier Sergio Pérez, il s'est imposé avec sobriété.
Il n'a pas fait montre de sa maestria et de sa science de l'attaque. A la place, il a défendu autoritairement sa pole au premier virage et profité de la stratégie parfaitement exécutée de Red Bull. Lewis Hamilton (Mercedes) s'est incliné pour 15 secondes, Sergio Pérez (Red Bull) pour 18 secondes et George Russell (Mercedes) a échoué à 49 secondes. Une performance simple mais efficace.
Les battus : Mercedes
Se battant contre une monoplace mal née, l'écurie allemande a trop souvent donné l'impression, cette saison, de pouvoir compenser son retard technique par la tactique. Sauf que, patatras, les stratégistes de Mercedes se sont emmêlés les crayons dans des calculs infinis et ont été aveuglés par leur frilosité sur un circuit qui a souvent donné du fil à retordre aux Flèches d'argent. Monter des médiums, puis des durs, à ses pilotes lorsque la concurrence a privilégié des tendres et des médiums n'était clairement pas une bonne idée.
Lewis Hamilton (Mercedes) a fini la course avec une pointe de déception. Selon le Britannique, Mercedes aurait dû calquer sa stratégie sur celle de Red Bull. Ni plus, ni moins. Passée la critique, il a été dans un état d'esprit positif à la radio après la fin du GP, en félicitant les siens pour le travail abattu. Au micro de Canal +, il s'est montré satisfait du résultat d'ensemble.
George Russell a été moins diplomate en course. Le jeune pilote s'est montré impétueux à la radio, clamant sa volonté de conclure la course par des softs et pestant contre la décision de l'écurie à l'étoile. L'espoir d'une victoire en 2022 s'est très certainement envolé dans le ciel de Mexico.
Les revanchards : McLaren
On ne donnait pas cher de la peau des hommes en orange, dimanche. Séparés par les Alpine, Lando Norris (P8) et Daniel Ricciardo (P11) devaient sortir le grand jeu pour recoller à l'écurie franco-britannique au classement Constructeurs. Mission réussie : l'Australien a signé une brillante septième place et son coéquipier britannique a succédé à Esteban Ocon (Alpine) en neuvième position, tandis que Fernando Alonso (Alpine) a encore été trahi par son moteur.
McLaren a grignoté quatre points et est revenue à sept unités d'Alpine. A deux courses du terme, l'écurie de Woking semble encore en capacité de bouleverser l'équilibre du plateau et de ravir la quatrième place à sa rivale.
Le bonus : Daniel Ricciardo (McLaren)
Voilà qui lui fera le plus grand bien. Au chômage technique la saison prochaine, Daniel Ricciardo (McLaren) a été désigné pilote du jour par les fans. C'était plutôt mal parti pour le Honey Badger, le moral au fond des chaussettes en début de week-end. Sa onzième position en qualification laissait présager d'une course difficile, mais il a dépassé les attentes de McLaren en siégeant au septième rang.
Et de quelle manière : l'Australien a dû combler une pénalité de dix secondes pour avoir inutilement harponné Yuki Tsunoda (AlphaTauri) au 51e tour. Derrière, Ricciardo a survolé le milieu de la grille, bondissant de P11 à P7 devant Esteban Ocon (Alpine). Sa stratégie de chausser des softs a été payante.
Le malus : Ferrari
Des avis de recherche sont placardés à Mexico : où sont passées les Ferrari ? On n'a pas souvent vu les monoplaces rouges, pourtant pimpantes, et c'est forcément mauvais signe lorsqu'une telle absence intervient durant une course aussi ennuyante. Carlos Sainz et Charles Leclerc, respectivement cinquième et sixième, ont souffert sur le circuit des Frères Rodriguez. A 2 240 mètres d'altitude, leur monture leur a joué de très mauvais tours et s'est révélée très sous-vireuse.
Le Monégasque a été relégué à 1 minute et 8 secondes du vainqueur : "C'est un coup dur. Ce qui fait mal, c'est que j'ai l'impression qu'on a absolument tout maximisé aujourd'hui, et même en ayant fait ça, nous sommes à une minute de Max, ce qui est énorme. Nous devons améliorer nos mauvais jours." La Scuderia Ferrari voit Mercedes galoper dans ses rétroviseurs et revenir à 40 unités.
Le chiffre : 14
Comme le nombre de victoires décrochées par Max Verstappen (Red Bull) cette saison. Également détenteur du plus grand nombre de points (416 contre 413 pour Lewis Hamilton en 2019), le Néerlandais peut viser une autre marque. Il doit nécessairement remporter les deux derniers Grands Prix pour égaler le pourcentage de succès de Michael Schumacher en 2004 (13 en 18 courses, soit 72,2 %).
La déclaration : Fernando Alonso (Alpine)
"C'est tout simplement incroyable qu'une seule ou deux voitures abandonnent à chaque course et qu'il y ait toujours la mienne. Pour la voiture #14, il y a toujours des problèmes de fiabilité."
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