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Grosjean, c'est imminent
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Publié 04/08/2009 à 13:30 GMT+2
Romain Grosjean pourrait représenter la France en F1 cette saison, quelques semaines après le départ de Sébastien Bourdais. Grosjean, troisième pilote chez Renault, a toutes les chances d'être appelé par l'écurie tricolore, laquelle vient de remercier Nelson Piquet.
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Romain Grosjean est à l'aise en GP2, comment réagirait-il en F1 ? Comme Jaime Alguersuari, qui a fait ses débuts en F1 pour Toro-Rosso en Hongrie à la place de Sébastien Bourdais, et qui poursuit en parallèle son aventure en Formula Renault 3.5 Series, le Français a de grandes chances de remplacer Nelson Piquet Jr, tout juste débarqué par Flavio Briatore de son baquet Renault. S'il est appelé, ce ne sera plus à lui de trancher : "J'aimerais bien finir le championnat de GP2, disait-il lors d'une épreuve en Allemagne. "Mais je ne me vois pas dire non à la F1" , a-t-expliqué à L'Equipe. Au contraire, ils sont nombreux à le voir plutôt dire oui au succès en F1. Troisième pilote de Renault, il est difficile de ne pas envisager sa présence au Grand Prix de Valence au mois d'août.
Né à Genève d'une mère française et d'un père suisse, Romain aurait pu être un skieur de haut niveau comme son grand-père Fernand. "La vitesse, les courbes, le calme, les paysages", le fascine. Dans une F1, il ne manque que le calme. Champion de Suisse à l'adolescence, Grosjean a gravi les échelons classiques : Formule Renault, F3 Euroseries, GP 2 Asie, avec, à chaque fois, une coupe de plus sur son étagère. Pilote essayeur en 2008 chez Renault, alors qu'il échoue à décrocher le titre GP2, il est troisième pilote en 2009. La logique voudrait qu'il s'installe durablement dans la compétition, comblant le manque de représentation tricolore. Sébastien Bourdais ne faisait pas l'unanimité, Romain Grosjean arrive avec un bagage plus conventionnel, qui devrait lui permettre de durer.
Au volant, Romain Grosjean se reconnaît un atout principal : le sens de l'attaque, et un défaut corollaire : le manque de patience. En GP2, au sein de l'écurie espagnole Barwa Addax, il prend son pied (au plancher). Seul l'Allemand Nico Hulkenberg lui résiste. "L'ambiance est super bonne, expliquait-il au mois de mai sur le site officiel de Renault. Les Espagnols sont super chaleureux avec moi. Je sens vraiment toute l'équipe derrière moi." Gageons que ce serait la même chose avec l'équipe de F1. Depuis le début de l'année, Romain participe à toutes les réunions F1 de chaque Grand Prix. Il serait à côté de Fernando Alonso, son pilote référence, celui avec qui il fait du karting à Genève. Toujours au mois de mai, il répondait à la question "A côté de qui aimeriez-vous débuter en F1 ? Par : "Fernando. Pour son expérience et parce que c'est une véritable référence. Ce serait idéal, mais encore une fois, seul l'avenir nous le dira." Et c'est ce même Fernando Alonso qui déclare d'un ton élogieux que Romain "est l'avenir de la France en F1". On a envie de dire, mais ce n'est pas encore officiel, que comme cela va plus vite en F1 qu'en GP2, l'avenir tout court de Grosjean en F1, c'est tout de suite !
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