Massa sent le changement

Massa sent le changement
Par Eurosport

Le 16/01/2010 à 13:30Mis à jour

Felipe Massa a évoqué vendredi son clash avec Fernando Alonso lors du GP d'Europe 2007, et rappelé que ses échanges avec son précédent équipier chez Ferrari avaient été rares.

Il tarde à Felipe Massa de revenir à la compétition. A force de tourner en boucle sur les "afters" de son malheureux accident du 25 juillet dernier, en Hongrie. Le choc, en plein casque, d'un ressort évadé de la Brawn de Rubens Barrichello, ne l'a pas entamé. Vendredi, à Madonna di Campiglio, il l'a répété : "Après l'accident, je n'ai jamais songé arrêter de courir. J'étais convaincu de pouvoir revenir en piste dès Valence (GP d'Europe, trois semaines après son accident). L'accident n'a pas changé mon approche du métier car j'ai du faire avec beaucoup de difficultés dans ma vie. Et puis, j'ai eu un soutien exceptionnel de la part de Ferrari". Les pontes de la Scuderia accourus au traditionnel rassemblement "Vrooom" de début d'année des Rouges -Ferrari et Ducati-, auront apprécié l'esprit corporate.

Pour le reste, le vice-champion du monde 2008 a constaté du changement avec l'arrivée de Fernando Alonso. Rien à voir avec Kimi Räikkönen. "Ces derniers jours, nous avons échangé des idées à propos du développement de la voiture. J'ai toujours bien travaillé avec Kimi, mais j'ai plus parlé avec Fernando en trois jours qu'avec Kimi en trois ans", a-t-il noté. Ça tombe bien car le "reparto corse" doit se faire pardonner la F60 et aura bien besoin des efforts coordonnés du Brésilien et de l'Espagnol.

"Dans ma carrière, j'ai toujours eu des coéquipiers extraordinaires", a repris Felipe Massa, qui a côtoyé Nick Heidfeld (2002), Giancarlo Fisichella (2004) puis Jacques Villeneuve (2005) chez Sauber avant faire équipe avec Michael Schumacher (2006) chez Ferrari. "C'est ce qui m'a permis d'apprendre et de m'améliorer car on peut apprendre beaucoup de différents styles de pilotage, de la façon dont le coéquipier règle sa voiture, rentre dans les virages ou freine. Je suis sûr que nous travaillerons très bien ensemble car ça nous sera profitable à tous les deux et aussi pour l'équipe du point de vue du développement de la voiture. Fernando est extrêmement doué et j'essaierai de l'aider à travers mon expérience chez Ferrari". Promis.

Les spéculations vont bon train, entre questions des medias sur leur clash au Grand Prix d'Europe 2007 et les déclarations de circonstances sur l'entente cordiale. Alors il a précisé : "Nous avions eu une discussion en 2007, après la course au Nürburgring (remporté par Alonso devant lui) car il m'avait accusé de comportement anti-sportif : nous avons clarifié ça, il a présenté ses excuses et de là l'incident fut clos".

La veille, le champion du monde (2005, 06), ex-Renault, avait fait assaut d'amabilité, le taxant de "super équipier" dans un "tandem parfait". Avant de préciser : "Il faut laisser les pilotes évoluer dans cette passion latine, avec leurs tempéraments latins". Et de conclure en marquant son territoire par l'aveu de son seul objectif : "Gagner le championnat".

Concluant sur d'autres aspects de 2010, Felipe Massa a fait une remarque intéressante sur la physionomie des débuts de Grands Prix : "Les courses sans ravitaillement représentent un changement important. Nous travaillons pour améliorer la consommation sans pénaliser la performance. La stratégie de course dépendra beaucoup de la position sur la grille. Dans certaines situations, ce sera important d'être agressif dans les cinq premiers tours pour gagner des positions, dans d'autres il faudra appliquer une stratégie plus calme. Tout ça dépendra évidemment des circonstances."

Et puis, difficile d'éluder le retour de Michael Schumacher, ferrariste de 1996 à 2006. "Ça va être étrange de le voir piloter pour une autre écurie", a lâché le Pauliste.

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