Equipements du pilote

  • Vêtements
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Nos flops de la saison 2020
15/12/2020 À 17:32

Le port du casque et de la combinaison ont été rendus obligatoires en 1961, 11 ans après la création du Championnat du monde. Dan Gurney a introduit le casque intégral en F1 en 1968, une avancée cruciale en matière de sécurité, et il s'est généralisé en 1975. Il était fabriqué à partir de kevlar dans les années 80 et la fibre carbone s'est imposée au début du XXIe siècle, avec l'avantage d'être plus solide et plus léger.

Accident de Grosjean : Ce qui a fonctionné et ce qui peut être amélioré pour la sécurité

La combinaison et les sous-vêtements du pilote sont ignifugés et depuis 2018, les gants sont biométriques : un capteur placé dans la paume mesure le pouls et le taux d'oxygène dans le sang afin de renseigner les secours en temps réels.

  • Casque

Felipe Massa avait failli être éborgné par un ressort perdu de la Brawn de Rubens Barrichello au Grand Prix de Hongrie 2009. Son accident a relevé les exigences en matière de sécurité : un casque doit aujourd'hui supporter l'impact d'un disque en métal de 225 grammes à 250 km/h, un objet de 10 kg projeté d’une hauteur de 5 mètres. Sa visière doit encaisser le tir d'une balle et supporter la chaleur d'une flamme de près de 800°.

Race winner Lewis Hamilton of Great Britain and Mercedes GP removes his helmet as he celebrates winning a 7th F1 World Drivers Championship in parc ferme during the F1 Grand Prix of Turkey at Intercity Istanbul Park on November 15, 2020 in Istanbul, Turke

Crédit: Getty Images

HANS

C'est l'abréviation de Head And Neck Support. Obligatoire depuis 2003, il limite les mouvements de la tête d'avant en arrière, et inversement, et transfère l'énergie sur la poitrine. Son effet est complété par la limitation des mouvements de la tête, vers la droite et la gauche lors d'un choc latéral, par une structure en mousse (en forme en fer à cheval) visible lorsque le pilote l'enlève pour sortir de sa monoplace. Depuis 1994, un appui est obligatoire.

Le système HANS (2014)

Crédit: Getty Images

Cellule de survie

C'est l'élément principal d'une monoplace, appelé "cockpit" au sens large. Cette structure moulée d'une pièce enveloppe totalement le pilote du pédalier jusque derrière son siège. Elle reprend les standards créés par la révolutionnaire McLaren MP4 de 1981, toute en carbone-kevlar, un matériau léger et ultra résistant. Un avantage décisif par rapport aux anciennes structures tubulaires, panneaux de tôle des châssis qui n'absorbaient pas l'énergie et se déformaient sous l'effet d'un choc, jusqu'à blesser gravement le pilote.

Le pilote doit pouvoir s'extraire de son baquet seul en 5 secondes maximum, un délai fixé en 1971, et pour cela l'ouverture du cockpit obéit à des dimensions minimales. La cellule de survie doit par ailleurs résister à un renversement (tonneau) ou au poids d'une autre monoplace qui la chevaucherait. Elle comprend un arceau principal situé derrière le volant (obligatoire depuis 1978), et un secondaire intégré dans la prise d'air situé derrière le dos du pilote, au-dessus de son casque.

Ces deux arceaux ne garantissent pas seuls la solidité du cockpit : les parois latérales de la cellule, prévues pour résister à une perforation, sont aussi soumises à des contraintes sévères lors de l'homologation de la monoplace. Lors d'un impact frontal, la cellule doit rester intact dans sa partie avant car la crash box (le "museau") est faite pour absorber l'énergie du choc. Un pilote a ainsi les jambes protégées et ne risque plus de se les briser comme Jacques Laffite à Brands Hatch en 1986. A l'époque, le Français avait les pieds juste derrière l'aileron avant. La FIA a nettement reculé le pédalier en 1988. Pour mémoire, 1985, le premier crash test frontal a exigé que la crash box résiste à une masse de 780 kg lancée à 12 m/s (43,2 km/h).

The driver's cockpit is pictured of the Mercedes AMG Petronas F1 Team's race car during an event to unveil the team's livery for the 2020 season, during a press event at the Royal Automobile Club in London on February 10, 2020.

Crédit: Getty Images

Baquet

Moulé d'une pièce en carbone selon l'anatomie du pilote, il est prévu pour être extrait de la monoplace avec le pilote dedans, afin de ne pas risquer d'aggraver d'éventuelles blessures. Le pilote y est fixé par un harnais dont les points de fixation ont été définis pour la première fois en 1963, 13 ans après le premier Grand Prix comptant pour le Championnat du monde. Comprenant six points d'attache, n'est obligatoire que depuis 1972.

Halo

C'est ce bouclier inesthétique de 7 kg de titane a sauvé Romain Grosjean. Jean Todt l'a imposé sur les monoplaces en 2018 suite à plusieurs accidents graves voire mortels (Henry Surtees en F2, Dan Wheldon et Justin Wilson en Indycar, Jules Bianchi en F1). Il doit supporter une masse de 12 tonnes.

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