ePrix de Sao Paulo | Sébastien Buemi (Envision) : "En termes d'équité en qualification, c'est beaucoup plus juste"

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Sébastien Buemi était sur la grille de départ du premier ePrix de Formule E, en 2014 à Pékin. Longtemps pilote pour eDams, équipe française avec laquelle il a été titré en 2016, le Suisse a pris un virage fin 2022 en passant chez Envision. Où tout roule pour lui, dans un championnat qui a encore gagné en attrait grâce à un nouveau format de qualification.

Buemi : "L’objectif c’est de se battre aux avant-postes"

Video credit: Eurosport

Sébastien Buemi est sur tous les fronts cette saison encore, avec pas moins de trois programmes simultanés à son agenda, aussi distincts que finalement complémentaires pour ce pilote qui aime se nourrir des toutes les expériences. S'il a quitté les circuits de Formule 1 depuis fin 2011, il a gardé un rôle actif de pilote de développement chez Red Bull.
Le vendredi soir des Grands Prix, il se retrouve régulièrement aux commandes du simulateur à Milton Keynes, le repaire des champions du monde, pour balayer toute une palette de réglages afin de fournir aux titulaires Max Verstappen et Sergio Pérez un set up affinés le samedi matin. En parallèle, il continue d'être un acteur majeur du championnat du monde d'Endurance au volant de la Toyota GR010, avec laquelle il visera à nouveau le titre mondial et la victoire suprême aux prochaines 24 Heures du Mans. Enfin, il joue les premiers rôles en championnat du monde de Formule E avec l'équipe Envision, qu'il retrouve ce samedi dans les rues de Sao Paulo, troisième manche du Mondial 2024. Et à 35 ans, le pilote suisse espère en profiter encore un moment. "Je m'imagine continuer encore longtemps, parce que les performances sont là", nous a-t-il assuré dans le dernier épisode du podcast d'Eurosport "Les Fous du Volant", diffusé mardi.
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Buemi : "Finir 2e partout et gagner Le Mans, c’est un bon deal"

Video credit: Eurosport

Envision n'a rien à envier aux usines

Justement, après sept saisons chez e-Dams, sous la bannière Renault puis Nissan, le champion 2016 de la série électrique a éprouvé le besoin de changer d'air pour se relancer. "Envision, c'était une très bonne opportunité pour moi, expose le quadruple lauréat des 24 Heures du Mans. Déjà, ce n'est pas un constructeur, de fait le lien avec Toyota est beaucoup plus facile à manager (ndlr : en termes de communication et relations médias) que si je roulais pour Nissan - il n'y a pas besoin de s'en cacher de ce côté-là - et c'est une équipe qui bénéficie d'un bon budget, avec pas mal de gens, un super powertrain (Jaguar). Disons une équipe qui peut vraiment se battre aux avant-postes. Les deux dernières années chez Nissan ont été vraiment compliquées, c'était important pour moi de retrouver une place qui me permette de me rebattre aux avant-postes."
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Sébastien Buemi (Envision) sur le podium du ePrix de Mexico 2024

Crédit: Getty Images

Sixième au championnat du monde 2023 avec un podium à Londres et le titre Equipes pour sa première saison avec l'équipe dirigée par le Français Sylvain Filippi, le Vaudois a démarré 2024 avec une deuxième place à Mexico, puis ça s'est un peu gâté à Dariya (12e et non partant). Mais son coéquipier Robin Frijns a montré, en suivant une courbe de résultats inverse (abandon, 10 et 2e) que la monoplace britannique propulsée par Jaguar était capable de briller sur différents tracés.

"Dans l'ensemble, le championnat est très bien"

Sébastien Buemi et son collègue néerlandais comptent rebondir dès samedi à Sao Paulo, théâtre de la troisième des huit manches au calendrier 2024. D'autant que le format que qualification a gagné en lisibilité, et même plus que ça. "Il y a toujours des choses qu'on peut améliorer mais dans l'ensemble, en termes d'équité en qualifs maintenant, c'est quand même beaucoup plus juste : on a deux groupes, onze minutes, les quatre meilleurs (de chaque groupe) passent en duel, remarque l'ex-titulaire de Toro Rosso en Formule 1, auteur de 55 départs de 2009 à 2011. Donc je dirais qu'il n'y a pas d'excuse comme il y avait par le passé, l'excuse de dire 'J'étais dans le groupe à tel moment où la piste n'est pas bonne'. Là c'est un peu plus équitable de ce côté-là."
"Après, l'ancienne manière de faire la qualification mettait un peu de piment là aussi, parce que ça tendait à faire partir les favoris ou les meilleurs un peu plus sur l'arrière de la grille, poursuit-il. Maintenant, c'est comme ça : dans l'ensemble, le championnat est très bien ; parfois un peu compliqué à comprendre en termes de pénalité ou du règlement, mais sinon il est bien, il évolue bien. La voiture a quand même fait un pas depuis la Gen3 ; l'an prochain on aura la 3.5 - une voiture un peu évoluée de l'actuelle qui devrait donc être plus compétitive. Je me réjouis du futur."
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