La Croatie au paradis

Un an après leur titre de champions de monde, les Croates ont ajouté l'or olympique en battant l'Allemagne (26-24) en finale, dimanche. C'est la deuxième victoire aux Jeux pour la Croatie, huit ans après le sacre d'Atlanta. En revanche, les Allemands écho

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Crédit: Eurosport

Face à une Allemagne peu inspirée et décevante, la Croatie a raflé son deuxième titre olympique en huit ans, confirmant que sa place se trouve bien au sommet de la hiérarchie planétaire. C'est aussi la confirmation aussi de l'efficacité d'une école croate produisant des techniciens hors-pair à l'image de l'ailier droit Mirza Dzomba, de loin le meilleur homme du match dimanche.
Contrairement à la sélection allemande qui utilise à peu de choses près toujours le même "sept" sur le terrain, la Croatie a mis en évidence de nouveaux talents, ce qui permettait à son demi-centre vedette, Balic, de se cantonner à un rôle de passeur. Une situation à laquelle ne s'attendait apparemment pas l'Allemagne qui avait pourtant fait la course en tête en première période, dans la foulée de ses avants Schwarzer et Kretzschmar.
Vori étonne
Fritz, l'impétueux portier allemand, volait rapidement la vedette aux joueurs de champ en multipliant les arrêts mais, côté croate, Dzomba avait déjà débuté sa démonstration (7-8, 11-12 à la mi-temps).Toujours dans le sillage de ses ailiers, l'Allemagne maintenait son avance, avant que les champions du monde croates, poussés par les performances de Sola dans les buts, ne prennent un petit avantage (18-17, 43e).
Ailier contre ailier, gardien de but contre gardien de but, la situation n'était apparemment pas prête de se débloquer. Vori, le pivot croate, continuait d'étonner sur la zone allemande, Dzomba et Kaleb se relayaient aux ailes pour tromper la vigilance de Fritz et voilà les Croates menant de deux buts à cinq minutes de la fin du temps réglementaire (22-20).
Aveu d'impuissance
Le bonheur de Kaleb faisait le malheur de Fritz, remplacé par Ramota après un festival de l'ailier croate. Un véritable aveu d'impuissance et d'inquiétude dans le camp allemand (24-21, 57e). Malgré les hurlements d'Immel en défense pour essayer de motiver ses équipiers, la peur d'une nouvelle défaite en finale se lisait déjà sur les visages allemands.
Un passage en force du même Immel à une minute trente du gong signait la fin des espoirs des champions d'Europe allemands et le début d'une longue ovation de la part des supporteurs croates dans les tribunes de la Salle des sports d'Helliniko.
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