Un beau gâchis

Un beau gâchis
Par Eurosport

Le 28/08/2004 à 17:00Mis à jour

Privées de finale hier par la Corée du Sud, les Françaises ont laissé filer la médaille de bronze face à l'Ukraine samedi (21-18). Un beau gâchis pour les championnes du monde, qui ont oublié d'être réalistes devant le but. Le hand français n'a plus ramen

Jamais les Bleues n'ont réussi à se libérer. Trop seule, Lejeune a bien tenté de tenir l'attaque à bout de bras mais ses sept buts ont été insuffisants pour compenser les multiples pertes de balle et tirs sur la gardienne ukrainienne Borysenko. Une grosse tension a régné d'entrée sur ce match entre déçues des demi-finales. Il fallait attendre près de six minutes pour voir arriver le premier but, un penalty de l'Ukrainienne Lyapina.

Le poison Markushevska

Dans ce climat tendu et alors que les deux équipes exerçaient une grosse pression défensive, Lejeune prenait en mains une attaque tricolore en plein tâtonnement (3-3, 11e). Herbrecht, sur montée de balle, ramenait la France à 6-6 (17e) tandis que les Ukrainiennes se montraient plus à leur aise en attaque où elles trouvaient notamment des solutions avec leur grande pivot Markushevska.

Trop maladroites

D'un coup de patte en appui, Korfanty égalisait (12-12, 36e) dans un tableau toujours laborieux. Vergelyuk et Lyapina alimentaient toujours la marque ukrainienne et soudainement, après 40 minutes de torpeur, la partie s'emballait enfin alors que Françaises et Ukrainiennes étaient toujours à égalité (14-14, 40e). Toujours en panne offensive, la France multipliait les rotations mais les échecs au tir l'empêchait de gérer la moindre avance.

Sans briller et surtout grâce aux bonnes prestations des gardiennes, les équipes prenaient à tour de rôle un ou deux buts d'avance avec des pertes de balle récurrentes du côté des Bleues (17-19, 55e). Krumbholz tentait de bouger sa défense pour récupérer des balles de contre mais ses joueuses, trop maladroites devant Borysenko, n'allaient jamais rattraper leur retard. La défense tout terrain décidée à une minute trente de la fin était vaine, le rêve de podium olympique de la France à Athènes s'était définitivement...

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