Görbicz face aux Bleues

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Si ce nom ne vous dit rien, sachez que celui-ci va faire trembler les Françaises lors de leur dernier match de poule de l'Euro 2008. Les Bleues devront battre la Hongrie d'Anita Görbicz, l'une des meilleures demi-centres du monde, pour atteindre le tour p

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Le demi-centre est une pièce maîtresse en handball. C'est le maître à jouer d'une équipe et c'est souvent à travers lui que celle-ci peut prendre feu dans son sillage. Et Anita Görbicz est une de ces races de joueuses capables de faire basculer une rencontre. Cette Hongroise de 25 ans est la leader incontestable de la formation magyare qui affrontera la France, dimanche à 18h15 à Ohrid, pour sortir son pays de la phase préliminaire de l'Euro 2008. Face à elle, logées à la quatrième et dernière place du groupe A avec zéro point, les Tricolores devront se surpasser pour remporter leur première rencontre dans cette compétition. En oubliant leurs deux échecs précédents, face au Danemark (23-24) et à la Roumanie (25-30), et en essayant de contenir une Anita Görbicz revancharde.
En position de demi-centre, les exemples ne manquent pas. Si le nom du Croate Ivano Balic peut rappeler quelques gestes mémorables pour les plus fans, les Français Jackson Richardson ou encore Nikola Karabatic sauront raviver des souvenirs heureux pour le handball tricolore. En ce qui concerne notre brune et jolie Hongroise, Anita Görbicz n'a pas eu que de bons moments face à l'équipe de France. Le titre mondial a été perdu face aux Bleues en 2003 et la géniale demi-centre, présente en Croatie à ce moment-là, n'a pas oublié. "Oui, bien sûr que c'est un souvenir douloureux pour nous, lançait Görbicz en marge de l'Euro 2008, nous étions largement devant à quelques minutes de la fin, mais nous avons tout de même perdu. C'était i l y a longtemps. Ce qui me ferait surtout plaisir, c'est de battre les Françaises d'abord pour continuer notre aventure européenne. Le reste a peu d'importance."
Görbicz/Spincer, le match dans le match
Si le visage de la France a bien changé depuis, les ambitions aussi. Arrivées en Macédoine en phase de construction, les protégées d'Olivier Krumbholz, pronfondément remaniées depuis les J.O. de Pékin, avouent vouloir plus apprendre que viser un podium, elles qui restent pourtant sur une troisième place européenne il y a deux ans. Après une leçon de réalisme face au Danemark et une démonstration de force de la Roumanie, que vont-elles apprendre de nouveau face à la Hongrie? Tout réside dans le bon vouloir d'Anita Görbicz, joueuse du club hongrois de Gyor et joueuse de l'année 2005. Après un début timide (5/13 aux tirs) face à la Roumanie (défaite 21-27), la Hongroise s'est réveillée face au Danemark (26-26) en inscrivant 10 buts sur 15 tentatives.
Si sa montée en puissance n'est pas une bonne nouvelle pour les Bleues, la réussite timorée de la gardienne Katalin Palinger, l'autre star de l'équipe magyare, en est une. Sur les deux premiers matches, celle-ci accuse seulement 28% de réussite (10 arrêts sur 36 tirs adverses en moyenne). En face, Amandine Leynaud n'a pas à rougir de ses performances sur la ligne de but de l'équipe de France avec 33% de réussite. En revanche, Angélique Spincer, demi-centre française, est en marche arrière : après une bonne prestation face au Danemark (6/11 aux tirs), la joueuse d'Issy-les-Moulineaux a été muselée par les Roumaines (2/10).
En somme, si les Bleues parviennent à retrouver le niveau de jeu développé face au Danemark, elles ont une chance de battre la Hongrie et de passer au tour principal. Et ce, même si celles d'aller en demi-finales resteront minces, les résultats directs des équipes qualifiées étant gardés en compte pour la suite de la compétition. Seule rescapée de l'équipe de France championne du monde en 2003, Raphaëlle Tervel était positive à l'idée de retrouver la Hongrie en troisième match de poule. Loin de savoir encore que ce match serait déterminant pour la suite de la compétition, la joueuse du club espagnol de Bera Bera assurait que la France avait un ascendant psychologique sur les Hongroises. D'abord grâce au titre de 2003. Ensuite grâce à la victoire lors de leur dernière confrontation il y a un mois à la World Cup (29-23). Mais ni Katalin Palinger, ni d'Anita Görbicz n'étaient présentes.
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