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Montpellier bat Nantes et devient champion d'Europe

Quinze ans après, Montpellier retrouve le toit de l'Europe

Le 27/05/2018 à 19:37Mis à jour Le 27/05/2018 à 22:14

Montpellier a battu Nantes (32-26) pour devenir champion d'Europe lors du Final Four de Cologne. C'est la première fois qu'un club français s'installe sur le toit de l'Europe depuis 2003 et le premier titre… du club héraultais. Dominateurs ce dimanche, les coéquipiers de Michaël Guigou n'ont pas tremblé lors de cette finale.

Quinze ans après, Montpellier l'a fait. Et de quelle manière ! Si cela a longtemps été serré, le MHB a livré un match de grande qualité, et s'est largement imposé face à Nantes en finale de la Ligue des champions (32-26), pour décrocher le deuxième titre continental de son histoire après 2003. Après avoir sorti le champion en titre samedi, les Héraultais ont largement mérité leur sacre face à des Nantais bien trop généreux ce dimanche.

Après la cloche, les joueurs du HBC se sont désolés de leurs nombreuses erreurs en fin de match, qui a permis aux Sudistes de s'envoler, en atteste cette discussion tactique entre le pivot Nicolas Tournat et son coach, Thierry Anti, qui se concluait par le souffle des deux hommes, les yeux dans le vide, en plein milieu d'une Lanxess-Arena où le triomphe de Montpellier commençait.

Un Vincent Gérard infranchissable

Tout n'a pas si mal débuté pour eux en première mi-temps, mais très vite leur défense solide n'a pu être bonifiée de l'autre côté du terrain. La faute à l'un des meilleurs gardiens du monde, Vincent Gérard, qui après une prestation sans grand relief en demi-finale, a été monstrueux aujourd'hui. Avec 41% d'arrêts réussis à la pause (35% au final), il a écœuré les attaquants nantais, pourtant si grands face au PSG la veille.

Montpellier a aussi buté sur Cyril Dumoulin en début de rencontre, mais ne s'est jamais inquiété. Bien servi par ses partenaires, Ludovic Fabregas s'est régalé (6 buts, co-meilleur buteur avec Simonet et Lazarov), alors qu'en face les cadres nantais, dont Kiril Lazarov, meilleur marqueur de l'histoire de la Ligue des champions, et Dominik Klein, déjà triple vainqueur de la compétition, n'ont pas réussi à convertir les temps forts de leur équipe.

Car Nantes est revenu au score à plusieurs reprises dans le deuxième acte, (36e, 51e), mais a perdu trop de ballons (12) pour espérer autre chose. Après ses défaites 2013 et 2016, en Coupe EHF (C2), Thierry Anti n'a cessé de demander à sa défense de se resserrer, mais il n'a pu empêcher son troisième revers en finale de coupe d'Europe, grâce à un excellent Diego Simonet. Auteur du but qualificateur à la dernière minute samedi, il a été intenable et a inscrit des buts importants. Fils de la légende Jackson Richardson, Melvyn, qui s'est révélé aux yeux de l'Europe cette saison, a de nouveau été énorme.

Arrivé à l'été 2017, il est le nouveau visage de ce Montpellier qui a aussi su s'appuyer sur le coaching de Patrice Canayer et les coups de génie de Michael Guigou, qui étaient déjà du sacre de 2003. Ils ont sublimé un week-end qui fut merveilleux pour le hand français, dont les trois clubs terminent sur le podium de cette édition 2017-2018. La nuit sera magnifique pour Montpellier, qui a donné une tournure à son histoire et surtout, oublié la déception qui a fait suite à la défaite contre Saint-Raphaël un peu plus tôt cette semaine, les privant certainement du titre de champion de France. Elle a disparu ce dimanche.

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