Tervel, la dernière rescapée

Tervel, la dernière rescapée
Par Eurosport

Le 17/12/2011 à 13:14Mis à jour Le 17/12/2011 à 13:53

A 32 ans, Raphaëlle Tervel est la seule joueuse présente dans l'équipe de France à avoir déjà remporté un titre mondial en 2003. Dimanche, pour la finale contre la Norvège (20h15), la joueuse la plus expérimentée du groupe tentera de remettre ça.

Raphaëlle Tervel jouera dimanche sa troisième finale mondiale après celles de 2003 et 2009. Déjà présente en Croatie pour la première médaille d'or des Bleues il y a huit ans, elle n'a ensuite manqué qu'un seule épopée, celle du dernier Euro. Véritable guide pour les plus jeunes, la joueuse de 32 ans aura un vrai rôle à jouer pour aiguiller ses coéquipières. Même si plusieurs joueuses ont déjà disputé une finale de championnat du monde, il y a deux ans en Chine face à la Russie (22-25), aucune n'a connu l'ivresse d'un succès suprême. Ce qui reste à ce jour le meilleur souvenir handballistique de la joueuse d'Itxako. Forcément.

Une joueuse essentielle en défense

Dimanche face à la Norvège, Raphaëlle Tervel aimerait bien ajouter une dernière médaille d'or à son palmarès en championnat du monde. Avant un ultime défi en bleu à Londres en juin prochain pour les Jeux Olympiques, histoire de conclure en beauté une carrière riche de multiples succès en équipe nationale comme en club. Plusieurs fois championne de France avec Besançon, titrée en Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe en 2003, championne de Norvège en 2010 avec Larvik, puis d'Espagne en 2011 avec Itxako, Tervel a presque tout gagné. Seule la Ligue des Champions dont elle était finaliste de la dernière édition ne figure pas à son tableau. Mais nul doute qu'un deuxième titre mondial serait de nature à atténuer ce manque.

En l'absence de Mariama Signaté et surtout d'Allison Pineau, victime d'une rupture des ligaments croisés du genou gauche, vendredi face au Danemark, Raphaëlle Tervel sera surtout essentielle au coeur de la défense tricolore. Sa spécialité où elle excelle peu importe le schéma choisi. Un rôle qu'elle a déjà tenu avec succès aux tours précédents. "Mon rôle, c'est aussi beaucoup sur le terrain, en défense, de commander un peu tout ça, de remettre les gens à leur place, d'encourager, de beaucoup communiquer pour avoir une défense très efficace", expliquait avant le huitième de finale contre la Suède cette véritable capitaine dans l'âme. Dimanche, il faudra recommencer une nouvelle fois. Une dernière fois afin d'ajouter une deuxième étoile à son maillot. Et il sera alors temps de tourner la page Mondiaux pour se tourner vers les JO.

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